GEORGE SIMION LARGEMENT EN TÊTE DU PREMIER TOUR DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE ROUMAINE
extrait d’un article paru sur telegra.ph
George Simion, chef de l’Alliance pour l’Union des Roumains (AUR), est arrivé en tête du premier tour avec 40,5 % des suffrages. Il affrontera, le 18 mai, Nicușor Dan, technocrate sans enracinement, « indépendant » de façade mais homme-lige de la sphère euro-atlantiste.
Ce qui se joue, ce n’est pas une présidence. C’est une libération.
Novembre 2024 : le scrutin confisqué
Le point de bascule remonte à novembre 2024. Le premier tour de la présidentielle avait surpris par sa forte participation. Le peuple se réveillait. Au cœur de cette dynamique, un homme : Călin Georgescu, haut fonctionnaire international devenu penseur souverainiste.
Croyant fervent, enraciné dans la tradition nationale, Georgescu portait une vision claire : sortir des alliances asphyxiantes, récupérer les leviers économiques, réconcilier la Roumanie avec son sol, sa foi, son destin. Il incarnait une rupture assumée, articulée, cohérente.
Mais le système a eu peur. Très vite, la Cour constitutionnelle annulait le scrutin présidentiel, sous prétexte d’« ingérences étrangères ». Le geste fut chirurgical : seuls les résultats présidentiels furent invalidés, les élections législatives et locales maintenues. Un sabotage ciblé. Un coup d’arrêt contre le seul candidat capable d’échapper au contrôle.
L’éviction de Georgescu : un acte de guerre politique
L’interdiction faite à Călin Georgescu de se représenter lors du nouveau scrutin organisé en mai 2025 n’a rien d’un simple incident procédural. C’est une opération d’exclusion menée par le haut, dans la plus pure tradition des régimes libéraux autoritaires : faire mine d’organiser le débat, puis exclure ceux qui ne rentrent pas dans le cadre.
Georgescu dérangeait parce qu’il proposait une autre voie. Il parlait de souveraineté monétaire, de neutralité militaire, de réforme agraire, de réarmement moral. Il voulait une Roumanie libre, chrétienne, enracinée, tournée vers les BRICS et non vers la servilité otanienne.
Son éviction fut un aveu de faiblesse du régime. Quand la démocratie produit une menace, le système l’abroge.
George Simion : de la résistance à la reconquête
Face à cette manœuvre, George Simion a refusé le cynisme. Il aurait pu capitaliser seul, balayer l’héritage de Georgescu, rassembler autour de son seul nom. Il a choisi la fidélité.
En saluant Georgescu comme « le sage de la nation », il a fait bien plus qu’un hommage : il a enraciné sa campagne dans une vision. Il a promis de le réintégrer dès son élection, dans un rôle d’inspiration et de reconstruction stratégique. [en tant que premier ministre]
Simion n’incarne pas seulement un rejet. Il incarne un commencement. Un président d’action, porteur d’un mandat populaire clair. Mais un président qui sait s’entourer, qui comprend la nécessité d’un socle doctrinal. Et c’est là que Georgescu reprend toute sa place.
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Résumé fait il y a quelques heures par France 24.
Où il convient de remplacer :
« extrême-droite » par : « souverainiste » ;
« annulation de l’élection … en raison de suspicions d’ingérences russes » par : « annulation de l’élection par volonté anti-démocratique et totalitaire de conserver le pouvoir dans une ligne européiste et otanesque à tout prix » ;
« un système qu’incarnent, selon les électeurs d’extrême-droite, les candidats pro-européens », par : « un système dictatorial et maffieux qu’incarnent, objectivement, ouvertement, et pour toute personne sensée, les candidats pro-européens ».
Toute personne de bon sens comme apparemment Simion qui, entre autres choses, est contre la déforestation dans son pays, contre la guerre commerciale déloyale, pour la paix en Ukraine, et qui était contre l’obligation vaccinale durant l’épisode covidiste.
On notera au final ce petit bijou de propagandisme usé jusqu’à la corde : « … avec une possible alliance des candidats pro-européens pour faire barrage à George Simion ».
Mais voilà, on n’est peut-être pas en France où depuis 45 ans on subit ledit « front républicain » contre la « vermine fachisse ». Le fameux barrage des castors hallucinés, masqués et « vaxinés ».
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