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QUELQUES REMARQUES À PROPOS DES TROGNEUX ET COMPAGNIE

2 avril 2025

– I –

Un document que l’on trouve (voir ci-dessous) sur societe.com écrit en toutes lettres : « … Coquelicots, épouse de Monsieur André Louis Auzière. Aux termes d’un acte reçu par Me Bayart ».

Cette SAS a été créée le 30 novembre 1990 ; sa gérante depuis le 19 janvier 2005 est Nicole Lesselin (née Dupuy), née en 1945. Son activité est la location de terrains et d’autres biens immobiliers. Son siège social est passé de Lille à Marcq-en-Barœul, le 16 juillet 2012.

S’il est vrai que Brigitte Macron habitait effectivement rue des Coquelicots à Truchtersheim en 1985-1991, la date de ce document semble bien être le 16 mai 2014. Or, Brigitte a divorcé officiellement en 2006 et s’est remariée en 2007. Elle ne devrait pas apparaître en tant qu’épouse d’André Louis Auzière, si c’est bien elle qui est citée dans la partie non visible du document, devant « Coquelicots ». À moins que ce document ne cite un acte antérieur. Ainsi, Alain Beyrand n’a écrit : « Cela doit être le rappel d’un vieil acte… ». Il faudrait avoir l’intégralité de cet acte. Je n’ai pas vu s’il était consultable (même en payant) sur societe.com.

– II –

Sur societe.com toujours, dans les informations concernant la SAS LES SPÉCIALITÉS PICARDES – JEAN PÈRE ET FILS (date de création : 21 août 1972) on voit que le président de la société a été, après Jean Trogneux le patriarche, son fils Jean-Claude Trogneux, le frère de Jean-Michel, du 19 janvier 2005 au 26 juillet 2016 (qui décédera en 2018), puis son petit-fils Jean-Alexandre du 24 novembre 2016 au 11 juillet 2023, et est maintenant son arrière-petit-fils Jean-Baptiste, depuis le 26 février 2019.

Il s’agit d’un groupement (holding?) réunissant la personne morale « Sas – Les Spécialités Picardes », « Jean Père et Fils » qui assure l’administration et la gestion,  ainsi que le commerce à l’enseigne : « Jean Trogneux – La Maison des baptêmes ». Le tout fabriquant du cacao, du chocolat, de la confiserie, de la pâtisserie, et même de la boulangerie. Et les fameux macarons. Ceci en vente en demi-gros et au détail, pour différents commerces dont les trois établissements « Jean Trogneux » en Amiens. Un autre, 14 rue des Vergeaux, le plus ancien apparemment, étant déclaré comme fermé depuis 2017.

Or, il se trouve que dans les informations concernant la SAS sur societe.com, on peut voir ceci parmi les dirigeants :

Alain Beyrand écrit sur Pressibus que le personnage de Jean-Michel Trogneux a plus ou moins disparu de la circulation vers 1984 pour se transformer en « Brigitte n°3 (dite) Trogneux », comme il l’appelle. Or, on le voit nommé ici comme administrateur de l’entreprise Trogneux jusqu’au 6 novembre 2007.

La date interpelle. Notons que 2007 est également l’année où la SAS se substitue à la Société d’Exploitation des Établissements Arrasse qui, jusque là, gérait les affaires des « macaronniers » amiénois. (Le 23/6/93, un document des Établissements Arrasse donne Marc Arrasse comme retraité, Madeleine Berten comme son épouse et (le fils?) Daniel Arrasse comme chocolatier.)

L’Assemblée Générale, où la Société Anonyme est passée Société par Actions Simplifiées – et les « Établissements Arrasse » aux « Spécialités Picardes » – s’est tenue le 25 mai 2007. « Jean-Claude Trogneux préside l’AG, son fils Jean-Alexandre et son frère Jean-Michel sont scrutateurs. » (cf. telegram, « L’affaire Jean-Michel Trogneux – Canal de diffusion sur l’affaire #JeanMichelTrogneux »).

De plus, comme Alain Beyrand l’écrit également : «En septembre 2007, Brigitte n°3 quitte La Providence à Amiens pour devenir professeur de français au très prestigieux lycée Saint-Louis de Gonzague, aussi appelé lycée Franklin. Elle y restera jusqu’en 2014/2015, enseignant à des élèves « de la haute société », notamment aux enfants de Bernard Arnault et de Jacques Attali ».    

Ajoutons enfin que le mariage de Bribri avec Manu a lieu le 20 octobre 2007, soit une quinzaine de jours avant que Jean-Michel Trogneux cesse (officiellement?) d’être administrateur de la SAS. Du moins d’après les documents que j’ai pu voir.

Je ne sais pas exactement ce que veut dire cette apparence confluence d’événements et concordance de dates liées aux Trogneux, et en particulier à Jean-Michel et à Brigitte : 25 mai 2007, septembre 2007, 20 octobre 2007, 6 novembre 2007… Hasard, simple hasard, ou plutôt année charnière ? Encore un élément qui conforte l’idée que la page Jean-Michel est en train de définitivement s’achever en cette année-là ?

« Pour moi, m’a écrit Alain Beyrand, cela signifie que « Brigitte » essaye d’évacuer ce qu’il lui reste de Jean-Michel : avec le divorce, avec le départ d’Amiens, avec la fin du rôle d’administrateur, avec le mariage. Tout est prêt pour une nouvelle aventure… »

– III –

On peut noter que les familles Trogneux et Auzière ont aimé jouer (voire illusionner?) sur les prénoms de leurs membres masculins :

– Avec Jean-Louis Auzière, « qui aime se prénommer André, son second prénom » (Alain Beyrand), et avec André Louis Auzière. Fils ou faux fils, « identité fictive » selon le rédacteur de Pressibus.

– Avec Jean Trogneux né en 1909, fils lui-même de Jean né en 1881, qui a eu pour fils Jean-Claude né en 1933 et Jean-Michel né en 1945. Jean-Claude qui a eu pour fils Jean-Alexandre né en 1961, et Jean-Alexandre qui a eu pour fils Jean-Baptiste né en 1993. Jean-Baptiste même prénom que celui du premier de la lignée, né en 1852… D’où l’entité commerciale : « Jean Père et Fils ». Saga dans la tradition. Ceci ne se retrouvant apparemment pas dans les prénoms féminins.

– IV –

Alain Beyrand dans De Jean-Michel à Brigitte Trogneux, mensonges à l’Élysée – Les Post-Scriptum 2023 à 2025 au dossier Pressibus 2022 (sur pressibus.free.fr.), dans son n°114, du 30 mars 2025, titré : « Héritage, blanchiment et mystères », rappelle l’existence de la SCI (Société Civile Immobilière) BREMSELATI du Touquet.

Comme je l’ai déjà écrit, on peut se demander pourquoi la répartition des mandats dans BREMSELATI n’est pas égale. 2 mandats seulement pour Brigitte, 4 pour Emmanuel, 1 seul pour Sébastien, 4 pour Laurence et 7 pour Tiphaine – plus exactement 4 pour elle + 3 pour son cabinet d’avocats (cf. mon article du 12 courant : « BREMSELATI ou Jean-Brichel Trogn(eux – macr)on n’entend pas vendre son bien de famille du Touquet, bien au contraire »).

Dans ce même n° 114 de ses Post-Scriptum 2023 à 2025 au dossier Pressibus 2022, Alain Beyrand évoque cette histoire récente de descente de police dans le 8e arrondissement de Paris, au cabinet Challenges Avocats, dont le Directeur Général est Tiphaine Auzière, et où le premier visé était probablement l’avocat fiscaliste Frédéric Moréas, président de Challenges Avocats. Il nous renvoie à une vidéo de Mike Borowski de GPTV, Géopolitique Profonde TV : « Tiphaine Auzière, scandale de corruption ! – La fille de Brigitte Macron dans une affaire de blanchiment pour les Russes ?! ». C’est ici : https://www.youtube.com/watch?v=DNYEaZWw6mU

J’ai écouté cette vidéo de 45 minutes. À mon goût, elle aurait gagné à être beaucoup plus courte, moins répétitive et plus travaillée pour dire l’essentiel. Dans le genre synthétique. Il apparaît donc que ce cabinet, comme bien d’autres sans doute, magouille des arrangements fiscaux pour des riches contribuables, qui ont toujours eu un régime de faveur(s?) quand ils ne sont pas directement bichonnés par le ministre des Finances ou ses proches collaborateurs du moment. En effet, pour les gros « clients », je veux dire contribuables, il y a des sortes d’arrangements, des compromis, des négociations. Et surtout, au passage, de chaleureuses commissions pour les avocats ou autres intermédiaires qui, de fait, participent donc à la corruption générale – je veux parler de celle des instances gouvernementales éventuellement complices. Voici comment Mike Borowski résume les faits :

« L’affaire Souleïman Kerimov n’est pas une simple évasion fiscale, c’est un engrenage complexe où se croisent oligarques russes, cabinets d’avocats parisiens et silence pesant de l’Élysée. Au centre de cette mécanique trouble : Tiphaine Auzière, avocate et fille de Brigitte Macron.[Avocate normalement en droit du Travail et de la Sécurité sociale, autrement dit dans le domaine de la défense des salariés et des syndicats ; syndicats d’ailleurstous plus ou moins jaunes, car largement subventionnés de nos jours par l’UE pour contenir la colère … des salariés.] Depuis 2016, elle co-dirige le cabinet Challenges Avocats, désormais au cœur d’un système sophistiqué de sociétés écrans destinées à dissimuler des dizaines de millions d’euros. En 2019, un montage permet à Kerimov d’échapper à l’impôt sur 92 millions d’euros, tout en investissant 38 millions dans des propriétés de luxe sur la Côte d’Azur. Et pendant que les perquisitions s’enchaînent, le mutisme de l’administration et de l’Élysée interroge. Faut-il parler de complicité passive ou de participation active ? Les éléments s’accumulent, la chronologie est implacable. Les circuits financiers convergent, les villas s’achètent, et le cabinet Auzière-Moréas orchestre. Une architecture d’opacité se met en place, sur fond de commissions non déclarées et d’honoraires suspects. Qui savait quoi, et surtout, qui a couvert qui ? Ce scandale financier pourrait bien être le début d’un séisme politique aux ramifications insoupçonnées. Car quand les réseaux s’enchevêtrent entre pouvoir, famille présidentielle et argent sale, c’est toute la République qui vacille. »

Ce Keromov aurait déjà connu un léger redressement fiscal, concernant uniquement une somme de seulement 10 millions d’euros, qui ne semble pas satisfaire les autorités, on ne sait pourquoi. D’où la perquisition récente au cabinet Moréas-Auzière dont j’ai dit par ailleurs (dans l’article pré-cité) qu’il était engagé en particulier, dans un important projet de géothermie et d’exploitation de mines de lithium en France, au sein d’une toute récente entreprise : le Groupe Arverne devenu Arverne Group en septembre 2023, dont Moréas est le président depuis 2020 et Auzière l’un des administrateurs.

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