Déclaration du représentant permanent de Russie V.A. Nebenzia lors de la réunion du Conseil de sécurité des Nations unies sur les livraisons d’armes occidentales à l’Ukraine
3 novembre 2024 / Réseau International
Madame la Présidente, [du Conseil de Sécurité]
Nous remercions le représentant de la société civile européenne, George Szamuely, pour son rapport qui donne à réfléchir sur ce qui s’est réellement passé et qui a servi de déclencheur au conflit actuel, un conflit non pas entre la Russie et l’Ukraine, mais entre la Russie et l’Occident, plus précisément entre la Russie, les États-Unis et l’OTAN. Nous pouvons compléter son rapport par une phrase tirée de l’interview d’hier du Premier ministre slovaque Robert Fico : «En Europe, le mot paix n’est plus utilisé, il n’existe tout simplement pas. Celui qui parle de la paix est considéré comme un belliciste. Et celui qui parle de la guerre est considéré comme un combattant pour la paix».
Telle est la réalité orwellienne dans laquelle vivent aujourd’hui les pays occidentaux qui ont décidé d’infliger une défaite stratégique à la Russie par l’intermédiaire du régime kiévien. Leurs plans échouent, le chef de la junte kiévienne devient de plus en plus nerveux, craignant que lui et son entourage ne soient tout simplement, comme ils le disent, «vidangés» dans ces circonstances, et il commence même à faire chanter le monde avec l’acquisition d’armes nucléaires par l’Ukraine – nous en avons parlé en détail le 21 octobre. Et nos collègues occidentaux n’ont pas décroché un mot à ce sujet. Ou bien il se lance dans des aventures militaires flagrantes, comme dans l’oblast de Koursk, où les Forces Armées Ukrainiennes (FAU) ont déjà perdu plus de 25 000 personnes depuis le début des hostilités, et ce parmi ses réservistes les mieux entraînés.
Ni Kiev, ni Washington, ni Londres, ni Bruxelles ne peuvent proposer de plans soi-disant «B», «C», etc. efficaces qui pourraient changer la situation catastrophique dans laquelle se trouvent les Forces Armées Ukrainiennes. Il est évident que sans l’entrée directe de l’Occident dans une guerre avec une puissance nucléaire, que le président ukrainien «périmé» souhaite si passionnément, les troupes ukrainiennes continueront à reculer et à subir des pertes catastrophiques.
C’est ce qu’indiquent sans équivoque les informations en provenance du front, où les forces armées russes mènent avec succès et de manière systématique une campagne offensive dans des directions clés. Même les observateurs militaires occidentaux ne peuvent le nier : selon leurs données, nous avons libéré 478 kilomètres carrés de territoire au cours du seul mois d’octobre. À la fin du mois, ce rythme atteignait 30 kilomètres carrés par jour. Rien que ces derniers jours, l’armée russie a libéré des centres de population aussi importants et stratégiques que Gornyak, Sélidovo, Katerinovka, Dobrovolié, Bogoyavlenka, Izmailovka, Alexandropol, Chakhtiorskoye et Vichniovoye. À titre de comparaison, lors de leur «contre-offensive» largement médiatisée en 2023, les Forces Armées Ukrainiennes n’ont réussi à capturer que 250 km2, qui, soit dit en passant, avaient déjà été libérés. En d’autres termes, durant l’année 2023 entière, l’Ukraine s’est emparée de deux fois moins de territoire que nous n’en libérons en un mois.
Les autorités kiéviennes sont obligées d’esquiver pour cacher la vérité à leur population et à leurs sponsors occidentaux. Ainsi, comme on l’a appris hier, les militaires ukrainiens ont reçu l’ordre d’utiliser les mots «victoire», «nous avançons» et «nous éliminons l’ennemi» exclusivement dans les conversations avec les journalistes et, à l’inverse, de ne pas utiliser les mots «retraite» ni «l’ennemi a percé nos défenses». En outre, la propagande du régime kiévien reconnaît rapidement, dans de tels cas, que les villes perdues sont «sans importance stratégique» ou «subventionnées». Ainsi, Kourakhovo, Kourakhovskoye, Toretsk, Pokrovsk et, en fait, l’ensemble du Donbass restant sous le contrôle des Forces Armées Ukrainiennes le deviendront dans un avenir proche.
Cependant, l’Occident continue de fournir au régime kiévien des équipements militaires, notamment de l’artillerie, des drones et des chars, par inertie. Il s’agit également de faire fructifier leurs entreprises de défense et de se débarrasser de vieux équipements militaires. Bien entendu, les mécènes occidentaux de la junte kiévienne n’oublient pas leurs propres poches. Ainsi, le Pentagone a récemment procédé à un audit des 2,1 milliards de dollars envoyés à l’Ukraine entre janvier et décembre 2022. Et il s’est avéré que 1,1 milliard n’avait pas du tout les documents nécessaires pour justifier et vérifier les paiements. Je pense que les journalistes vont encore découvrir l’ampleur de la corruption qui accompagne les livraisons militaires ukrainiennes.
Pourtant, même Washington et ses alliés commencent à comprendre que le problème du régime de Zelensky n’est pas qu’il n’a pas assez d’armes et de munitions. La principale raison de l’«affaissement» des troupes ukrainiennes sur le front est que les gens ont tout simplement cessé de croire l’ex-acteur, qui a perdu toute légitimité en mai dernier. Il s’est présenté aux élections avec des slogans sur la paix avec la Russie, sur l’égalité des droits pour les russophones et sur la défense de la foi orthodoxe, et c’est pour cela que les gens ont voté pour lui.
Cependant, par la suite, en faveur des intérêts géopolitiques occidentaux, il a choisi la voie opposée et a fait de son pays un «pion» contre la Russie, espérant que, grâce aux efforts des États-Unis, il pourrait devenir une «reine». Sur cette voie périlleuse pour son peuple, il a vendu pour rien des terres fertiles et des entreprises stratégiques à des sociétés occidentales. Et ce processus se poursuit. Comme on l’a appris, dans les annexes secrètes du soi-disant «plan de paix de Zelensky», il est dit que l’Ukraine est prête à donner à l’Occident la possibilité d’utiliser les ressources stratégiques de l’Ukraine – l’uranium, le titane, le lithium et le graphite. Apparemment, ces ressources sont classées parce que, selon l’article 13 de la constitution ukrainienne, les ressources du sous-sol n’appartiennent pas à l’État, mais au peuple ukrainien, et leur aliénation en faveur d’entreprises étrangères nécessiterait au moins un référendum.
Permettez-moi de vous rappeler que les États-Unis lorgnent sur ces gisements depuis longtemps. Ainsi, le sénateur Lindsey Graham a proposé de fournir une assistance à Kiev en échange de l’accès aux minerais, dont il estime la valeur à 10-12 milliards de dollars. D’autres parrains du régime kiévien insistent également pour que l’Ukraine soit complètement bradée. Par exemple, la résolution du Conseil de l’UE sur la procédure d’octroi d’un prêt contre des avoirs russes gelés contient une condition de transfert du contrôle du complexe militaro-industriel ukrainien à Bruxelles.
Ainsi, réalisant que l’actuel dirigeant ukrainien agit dans les meilleures traditions félonnes d’un certain nombre d’hetmans 1 ukrainiens, les Ukrainiens commencent à se détourner massivement de Zelensky. En conséquence, les Forces Armées Ukrainiennes connaissent une pénurie catastrophique de personnel et les commissions militaires ukrainiennes ont depuis longtemps oublié la notion même des volontaires.
Pour résoudre le problème, le régime kiévien a recours à des astuces, inventant des méthodes de plus en plus sophistiquées pour capturer de nouvelles recrues. Afin de combler les lacunes du front, les jeunes hommes ne sont plus seulement attrapés dans les rues et les transports publics des bourgades, mais aussi dans les concerts et les restaurants de la capitale – où ils pouvaient auparavant mener une vie tranquille sans craindre de tomber entre les mains des commissions militaires, – puis, après quelques jours d’entraînement extrêmement sommaire, rejoindre la ligne de front. Les rafles d’hommes sont menées de la manière la plus rigide possible et ne sont pas encadrées par la loi : selon les seules données divulguées sur Internet, plus de cent personnes sont mortes en Ukraine par commissaires militaires-policiers dans le cadre de la mobilisation contraignante, alors que personne n’a été détenu ni puni et que tous ces cas ont été coupés d’une couverture [d’une information].
Mais il n’y a toujours pas assez de «chair à canon» sur le front, et les appels à abaisser l’âge de la mobilisation à 18-21 ans se font de plus en plus pressants (y compris de la part des manipulateurs occidentaux de Kiev). Dans cette situation, de nombreux hommes se cachent à domicile, se dispensent [sic] ou fuient le pays. L’Internet regorge de clips d’hommes ukrainiens qui s’infiltrent à l’étranger et se félicitent joyeusement d’avoir échappé au «camp de concentration de Zelensky». Un grand nombre d’entre eux choisissent la Russie : en une seule année, de février 2022 à février 2023, 5,3 millions de réfugiés ukrainiens sont arrivés en Russie. Aujourd’hui, ils sont beaucoup plus nombreux. Dans le même temps, Zelensky et sa clique sont furieux de voir que les Ukrainiens partis à l’Ouest, confrontés à des problèmes domestiques, à l’humiliation et à la discrimination sur la base de la langue, se rendent non seulement en Russie, mais aussi en masse dans les régions qui ont été rattachées à notre pays à la suite des référendums de l’automne 2022.
Les Ukrainiens qui ne peuvent pas s’échapper et qui sont néanmoins envoyés de force au front préfèrent se rendre immédiatement ou déserter l’armée. Ainsi, selon le bureau du procureur de l’Ukraine, au cours des huit premiers mois de 2024, près de 30 mille dossiers ont été ouverts pour désertion volontaire, alors qu’en 2022, il n’y avait que 6,5 mille cas similaires. Les experts estiment qu’en réalité le nombre total de déserteurs se situe entre 100 et 170 mille personnes. L’Ukraine entière bouillonne face à ce déchaînement mobilisateur qui se déroule dans le pays. Et seuls les sponsors occidentaux de Kiev tentent d’ignorer cette tendance fatale pour le pays et persuadent le chef du régime kiévien de cravacher de plus en plus pour envoyer les déserteurs potentiels vers le front.
Comme nous l’expliquent les soldats ukrainiens que nous avons capturés, afin d’empêcher les recrues ukrainiennes totalement démotivées de s’échapper immédiatement, des nationalistes et des néonazis motivés sont postés derrière leurs unités pour faire office de troupes de barrage leur tirant dans le dos.
Un autre moyen de maintenir le moral des unités ukrainiennes est de les doter de mercenaires étrangers. Au moins 15 000 mercenaires originaires de plus de 100 pays sont arrivés en Ukraine depuis le début de l’Opération militaire spéciale (OMS). La plupart d’entre eux ont déjà été liquidés, mais les Sociétés Militaires Privées de Pologne et des États-Unis mènent une campagne de recrutement active, cherchant à attirer de la nouvelle «chair à canon» pour combattre sous les étendards du régime de Zelensky. Les SMP américaines Academi, Cubic, Darkhorse Benefit, Dyn Corporation, Forward Observation Group, Hyperion Services et Sons of Liberty International, ainsi que les SMP polonaises ASBS Othago et European Security Academy participent activement à cette besogne.
Ce sont les mercenaires et les nationalistes qui sont à l’origine des crimes et des violations du droit international humanitaire les plus notoires et les plus effroyables, en particulier ceux commis lors de l’invasion de l’oblast Kourskien par les bandits et les maraudeurs de Zelensky. Nous avons rassemblé des preuves irréfutables des crimes les plus graves commis par le régime kiévien contre la population et les infrastructures civiles des villes russes, que nous avons démontrées de manière convaincante lors de la réunion informelle de la formule Arria 2 la semaine dernière. Même les journalistes américains ont dû admettre l’autre jour que les soldats des Forces Armées Ukrainiennes avaient tiré sur des civils en fuite dans l’oblast de Koursk.
Madame la Présidente,
Bien entendu, nous n’entendrons aucune de ces vérités de la part de nos collègues occidentaux aujourd’hui. Nous n’entendrons pas non plus leurs commentaires sur les nombreux cas de violation par le régime Zelensky de la Convention Sur les armes inhumaines (CCW) [Certain Conventional Weapons]. Je veux parler du minage délibéré par les formations ukrainiennes des bords de route, des ponts et des zones proches des maisons d’habitation, des établissements médicaux et éducatifs, de l’utilisation de mines antipersonnel Lepestok (Pétale) et de pièges contre les civils, et du minage des corps des militaires et des civils décédés. Récemment, par exemple, une vidéo est apparue sur Internet dans laquelle on voit un soldat des Forces Armées Ukrainiennes bourrer d’explosifs un jouet d’enfant, en précisant qu’il doit être envoyé dans l’oblast kourskien. 3
Il est bien sûr beaucoup plus facile pour l’Occident de présenter son récit éculé que d’évaluer les faits relatifs à l’utilisation systématique par les FAU de produits chimiques toxiques inscrits aux tableaux 2 (Bi-Zet) et 3 (chloropicrine) de la Convention sur les armes chimiques (CAC), ainsi que de produits chimiques, les agents chimiques de lutte antiémeute (CROC), non seulement contre les forces armées russes, mais aussi contre la population civile. Soit ces faits sont passés sous silence, soit, conformément à la tradition établie en Occident, on tente d’en faire porter la responsabilité à la Russie. Ainsi, lors de la réunion du 21 octobre, le représentant de la Slovénie a tenté d’imputer à la Russie la pollution de la rivière Seim par des produits chimiques toxiques. Dans le même temps, il a oublié que nous avions averti dans cette salle dès le 13 septembre du déversement de substances toxiques dans les rivières Seim et Desna par l’une des entreprises du complexe militaro-industriel ukrainien dans l’oblast de Soumy.
Madame la Présidente,
En conclusion, je voudrais recommander à nos collègues occidentaux de rassembler leur courage et de reconnaître enfin que la voie choisie par l’Occident pour combattre la Russie par les Ukrainiens a échoué. Les espoirs d’une défaite stratégique de notre pays et les prévisions d’un effondrement imminent de notre économie sont irréalistes, même si la représentante permanente britannique tente de nous prouver le contraire, comme elle l’a fait hier dans cette salle. Après tout, les faits sont têtus et ils montrent que les crises économiques et énergétiques provoquées par les politiques économiques à courte vue de Washington, Londres et Bruxelles ont durement touché les pays occidentaux et leurs citoyens, tandis que la Russie a réussi à résister à plusieurs milliers de sanctions.
Notre économie est en pleine croissance. L’année dernière, son taux de croissance était d’environ 3,5% ; cette année, il atteindrait environ 4, à savoir 3,9%. Dans le même temps, l’économie de la zone euro est au bord de la récession. Nous avons tous entendu que la plus grande entreprise allemande, Volkswagen, a annoncé son intention de fermer au moins trois de ses usines en Allemagne, ce qui entraînera le licenciement de dizaines de milliers d’employés et une réduction de 18% des salaires. Quant au célèbre groupe Siemens, il a déclaré que les investissements en Allemagne n’avaient plus de sens et que l’entreprise n’avait plus l’intention d’investir que dans l’expansion de ses capacités à l’étranger.
La semaine dernière, le sommet réussi des BRICS à Kazan, auquel les dirigeants de 36 pays et les chefs de six organisations internationales ont participé, a montré à quel point les tentatives d’isolement de notre pays sont vaines. Ce sont eux qui conduisent aujourd’hui le processus de recherche d’une solution pacifique juste, durable et à long terme à la crise ukrainienne, basée sur le respect de la Charte des Nations unies dans son intégralité (et pas seulement sur le respect de l’intégrité territoriale), l’élimination de ses causes profondes et le développement de schémas de sécurité durables et équitables qui prennent en compte de manière égale les intérêts de tous les acteurs du monde. Il s’agit là d’une approche réellement sérieuse, et non d’une tentative d’imposer à la Russie des ultimatums déconnectés de la réalité.
Je vous préviens d’ores et déjà qu’il n’y aura pas de répétition du scénario des accords de Minsk, pas de gel du front pour que le régime Zelensky puisse «lécher ses blessures». Il n’y aura pas non plus d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN sous aucune forme. Tous les objectifs de notre OMS [Opération Militaire Spéciale], y compris la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine, restent en vigueur et ne changent pas. Ce qui change, et rapidement, c’est la taille du territoire restant sous le contrôle du régime kiévien. Je conseille à tous ceux qui sont en faveur de leurs complices ukrainiens de ne pas l’oublier. Et ne pensez pas à la clique de Zelensky, mais au peuple ukrainien, dont les intérêts à long terme résident dans la paix et le bon voisinage avec la Russie. Jusqu’à présent, nos collègues occidentaux n’y arrivent pas.
Je vous remercie de votre attention.
source : Russiaun
traduction par Valerik Orlov ((jpf) j’ai corrigé quelques menus détails liés au français)
NOTES (de moi) :
1- Hetman : Ce mot serait né d’un emprunt par les Polonais d’un mot d’origine allemande, très probablement le haut-allemand Hauptmann, ou le bas-allemand hōd-man, soit l’homme à la tête, le chef, le principal, le directeur… Ce nom désigna pendant plusieurs siècles des commandants en chef d’armées ; les chefs militaires suprêmes polonais et lituanien de la République des Deux-Nations et celui des Cosaques.
2- Formule Arria :
de https://main.un.org/securitycouncil/fr/
Les réunions en formule Arria sont des rencontres confidentielles et très informelles qui permettent aux membres du Conseil d’avoir, à huis clos et selon une procédure offrant toute la souplesse voulue, de francs échanges de vues avec des personnes dont le ou les membres du Conseil qui les ont invitées et qui sont chargés d’organiser et d’animer la réunion considèrent que le Conseil aurait intérêt à les entendre ou à qui ils souhaitent faire passer un message. Elles donnent aux membres du Conseil de sécurité concernés la possibilité d’avoir des échanges directs avec des représentants de gouvernements et d’organisations internationales – souvent à la demande de ces derniers – ainsi qu’avec des parties non étatiques, sur des questions qui les préoccupent et qui relèvent de la responsabilité du Conseil de sécurité.
Ces réunions portent le nom d’un ancien Représentant permanent du Venezuela auprès de l’ONU, Diego Arria, qui a siégé au Conseil en 1992 et 1993 et inauguré cette pratique en 1992. Lorsqu’il a convoqué la première réunion en formule Arria, l’Ambassadeur Arria était Président du Conseil de sécurité. Cependant, il ressort de la pratique récente du Conseil que ses membres préfèrent que ce ne soit pas le Président, mais un autre membre du Conseil, qui convoque ce genre de réunion. La présidence de la réunion est assurée par le membre qui a lancé la convocation.
Les réunions en « formule Arria » se distinguent des consultations plénières du Conseil par les caractéristiques suivantes:
Réunions informelles, elles ne constituent pas une activité officielle du Conseil et elles sont convoquées à l’initiative d’un ou plusieurs membres du Conseil. Les membres du Conseil décident, chacun pour soi, s’ils participeront ou non à une réunion en formule Arria, et il est arrivé que certains membres décident de ne pas y participer.
Les réunions en formule Arria se tiennent dans une salle de conférence et non dans la salle des consultations du Conseil de sécurité.
L’organisateur de la réunion adresse par écrit une invitation aux 14 autres membres par voie de télécopie adressée par sa mission permanente plutôt que par voie d’avis émanant du Secrétariat. L’invitation donne le lieu, la date et l’heure de la réunion en formule Arria, ainsi que le nom de la personnalité invitée.
Les réunions en « formule Arria » ne sont pas annoncées dans le Journal des Nations Unies.
Sauf invitation expresse, les fonctionnaires du Secrétariat ne sont pas admis, à l’exception des interprètes et d’un fonctionnaire du Service des conférences.
Source: Document de travail officieux du 25 octobre 2002 établi par le Secrétariat de l’ONU.
3- Cela ressemble aux pratiques récurrentes des États-Unies et de son premier allié le Royaume-Uni depuis au moins la Seconde Guerre Mondiale. Citons juste le recours au napalm, en premier lieu sur les civils, et le recours aux défoliants au Vietnam ; ou l’usage de munitions confectionnées avec de l’uranium appauvrie en Irak ; et, au plus près de nous, les pratiques barbares des dégénérés sionistes, branche extrême du mondialisme occidental ; dont celle de bombarder sciemment les hôpitaux et les écoles, ou encore d’organiser la famine, sans parler du reste, action concertée au final d’éliminer jeunes comme vieux, femmes comme hommes, dans une folie totale talmudo-raciste.
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