QUATRAINS DU JOUR
I
Écoutons faucon révolu :
J’ai été un pitre d’antan,
En hystérie, exhibition.
Aujourd’hui, plus un ne m’entend, *
Ce qui réduit mon ambition.
*Ne m’entend, i.e. ne me comprend. Cf. l’espagnol « entender » : comprendre, et « dar a entender », laisser entendre. Du latin intendere, étendre, tendre vers, tourner, diriger, tendre, soutenir, prétendre. Puis le latin chrétien a ajouté les sens de : faire attention à, comprendre ; vouloir, décider ; écouter, entendre.
Variante : Ne m’attend.
II
Glisse, réglisse *
Pain de seigle et pain d’épices
Aux goûts d’aigle et de délices.
Mets anciens et moments rares
De l’enfance, appel aux lares.
* « Réglisse », du temps où j’en mangeais, ce qui ne m’arrive maintenant que très rarement, je l’appelais « du réglisse », puis un jour on m’a dit : on ne dit pas « du réglisse », mais « de la réglisse ». Et je me suis donc mis à dire ou écrire « de la réglisse », du moins quand cela pouvait arriver, ce n’est pas tous les jours, et non sans faire un effort, pour ne pas « me tromper ».
Et ne voilà-t-il pas, aujourd’hui même, que, par un acquis de conscience, ou je ne sais quoi, j’ai été voir dans le Trésor de la Langue Française ce qu’il en était exactement. J’y ai donc lu que la plante est féminine, mais que sa racine ou ses extraits sont féminins ou masculins… au choix ! Tout ceci pour ça ; et en arriver là.
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