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SI LOIN DES YÉYÉS, GUY BONTEMPELLI

5 septembre 2024

Atemporelles et mélancoliques, pour ne pas dire nostalgiques, ces chansons-ci sont d’une personne qui les a écrites avant trente ans. Il était né en 1940.

Il avait tout compris tout jeune. Et au cœur même des Trente Glorieuses. Vingt ans, ou à peine passé, n’est déjà pas ou plus le plus bel âge de la vie, ce que j’ai compris tout jeune également. Et tristement ou en toutes allusions ironiques ou sarcastiques et noires. Mais il paraît qu’il ne faut pas le dire…

Comment dire (1965)


J’oublie ton nom (1966)

Ma jeunesse fout l’camp (1967)

Ma jeunesse fout l’camp tout au long d’un poème
Et d’une rime à l’autre, elle va, bras ballants,
Ma jeunesse fout l’camp à la morte fontaine
Et les coupeurs d’osier moissonnent mes vingt ans.

Nous n’irons plus au bois, la chanson du poète,
Le refrain de deux sous, les vers de mirliton
Qu’on chantait en rêvant aux filles de la fête,
J’en oublie jusqu’au nom (x2)

Nous n’irons plus au bois, ma tendre violette,
La pluie tombe aujourd’hui qui efface nos pas.
Les enfants ont pourtant des chansons plein la tête,
Mais je ne les sais pas (x2)

Ma jeunesse fout l’camp sur un air de guitare,
Elle sort de moi-même, en silence, à pas lents,
Ma jeunesse fout l’camp ; elle a rompu l’amarre,
Elle a dans ses cheveux, les fleurs de mes vingt ans.

Nous n’irons plus au bois, voici venir l’automne,
J’attendrai le printemps en effeuillant l’ennui ;
Il ne reviendra plus et si mon cœur frissonne,
C’est que descend la nuit (x2)

Nous n’irons plus au bois, nous n’irons plus ensemble,
Ma jeunesse fout l’camp au rythme de tes pas,
Si tu savais pourtant, comme elle te ressemble,
Mais tu ne le sais pas (x2)

From → divers

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