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UNE DICHOTOMIE SINISTRE.

21 juillet 2024

Depuis un certain nombre d’années déjà, revient dans les analyses de la société et de la politique en particulier, ou plus exactement dans le décryptage à froid de la propagande courante, l’expression « deux poids, deux mesures ».

Selon qui fait telle ou telle chose, elle sera jugée par les media dominants, et même par le gouvernement, la simple Police ou Justice, comme relevant de l’autorisé et de l’acceptable ou de l’interdit et du condamnable.

Et selon qui tient tel ou tel discours, autrement dit selon l’étiquette de qui s’exprime, ce qui est dit ne prend pas le même sens et est considéré par les tenant de l’idéologie dominante (ou si l’on préfère non pas le bon sens commun, mais ladite « opinion publique » – qui n’est jamais que l’opinion au pignon sur rue) comme l’expression du Beau, du Bien, du Bon et du Vrai, ou du Moche, du Mal, du Mauvais et du Faux. À géométrie variable. Et surtout sans aucune nuance. Ou tout Bon ou tout Mauvais, mais sans nuls intermédiaires et approfondissements possibles.

Dans sa dernière vidéo (du vendredi 19/7 sur stratpol.com ou @STRATPOL:d), Xavier Moreau rappelait un autre élément essentiel : le « double standard », cette attitude profondément aberrante de ceux, et son exemple était pris dans la gazette dégénérée « Le Monde », qui à la fois « crient à la première occasion à la montée du nazisme et du fascisme parce que le RN pourrait peut-être arriver au pouvoir » et qui dans un entretien « trouve tout à fait normal qu’un « ukro-nazi » [c’est le terme le plus couramment employé par les Russes pour désigner un partisan de la maffia dirigeante bandériste ukrainienne] traite toute une partie de la population ukrainienne de sous-hommes » ; « voilà où en est l’empire du mensonge » conclut-il. Et j’ajoute ceci au sein même d’un journal qui autrefois était considéré comme journal de référence. Il aurait d’ailleurs pu ajouter que son déclin (mot faible) éditorial coïncide avec son déclin expressif, voire orthographique. Mais c’est encore un autre sujet.

Dans cette même vidéo, Xavier Moreau nous rappelle que la réélection de La Hyène à la direction de l’Union Européenne a été rendue possible grâce au soutien du « bloc gauchiste européen ; et français bien sûr ». « Exactement ce qu’on avait la dernière fois. C’est l’union permanente entre la gauche bourgeoise et la gauche « punks à chiens ». Les bourgeois et les sans-culottes… [les faux sans-culottes]. Ils ont besoin l’un de l’autre. La gauche bourgeoise fournissant l’argent et la gauche « punks à chiens » [moi je dirais plutôt les enfants de la bourgeoisie de gauche] servant de milices au ministère de l’Intérieur pour discréditer ou même tabasser les authentiques symboles très populaires, comme on l’a vu avec les Gilets Jaunes. Donc aucune surprise… »

Il s’agit, dans ce « double standard », non pas seulement de quelque chose qui tient à la fois de la propagande, comme le bolchevique autrefois, et donc d’une forme plus ou moins prononcée d’inversion du réel, mais aussi d’une dichotomie patente totalement assumée. Et totalement contradictoire.

On peut donc lire dans un récent article du Monde, sans recul aucun, la retranscription d’un discours bandériste de base formulé par un fanatique bandériste quelconque résumé ainsi : « la population pro-russe est faite d’esclaves, ils refusent la liberté parce qu’ils croient que le monde russe est meilleur de l’autre côté ». Ceci n’amenant aucune analyse du monde réel, de la réalité ukrainienne, et encore moins une critique de tels propos de la part du journaleux, petit larbin de service.

Si l’on repense la réalité de la propagande européo-mondialiste du moins de la plus courante et dominante en France, on pourrait dire, en psycho-sociologisant notre propos, que l’on a affaire à une sorte de sinistrose, ou sinistro-schizophénie ou mieux encore à une schizophrénie sinistre. Sinistre, du latin sinister. Aussi bien en son sens premier de gauche (le côté), que dans son sens second de gauche (maladroit, i.e. « mal adroit », « mal avec la droite » ou « avec ce qui est droit »), malheureux, fâcheux, sinistre…

Voir l’ancien-français « senestre », adjectif et substantif qui a le sens de « gauche » au sens propre et au sens figuré : soit le côté gauche autrement dit le mauvais côté, celui qui porte malheur ; d’où au figuré, ce qui est funeste, fâcheux, défavorable, malheureux. Mot tombé en désuétude qui ne perdure que dans quelques mots composés comme sénestrogyre.

« Sinistre » est un emprunt à l’italien qui daterait au plus tard du XIVe siècle, où sinistro sous la forme d’un adjectif ou d’un substantif, est une reprise, comme l’ancien-français « senestre », des deux acceptions essentielles de son étymologie latine ; c’est-à-dire pour schématiser : 1- de ce qui est du côté gauche et 2- de ce qui relève du malheur : de ce qui est lugubre ou ténébreux, qui fait peur, ou de ce qui est mauvais, méchant, dangereux ou odieux, ou encore catastrophique ou dommageable, voire qui engendre la mort.

Toute une analyse serait à entreprendre sur la mentalité collective, sur la psychologie sociale de ceux qui subissent et surtout imposent aux autres, en toute intolérance des exclus et en toute folie collective, cette schizophrénie sinistre. Que l’on pourrait également dénommer schizophrénie sociale dominante. Et qui ne semble pas uniquement liée, reliée mécaniquement à leur situation économique, si l’on peut dire, au sein de la société. Car on y rencontre tout aussi bien des milieux privilégiée que non privilégiés, voire totalement soumis en tout par les media dominants, y compris une partie de la lie de la société.

Resterait à développer dans une forme d’approche d’ethno-psychiatrie, ou de corporatismo-psychiatrie. Ce que j’essayerai de faire une prochaine fois. Approche dans le même genre que celle tentée, par exemple, par Gilad Atzmon, qui est très éclairante, dans le domaine de l’explicitation du judaïsme ou sans doute plus précisément dans celle du judéo-talmudisme, et encore plus concrètement dans ses excès pour ne pas dire ses délires sionistes.

Rappelons que Gilad Atzmon, né en Israël, est un musicien et écrivain britannique, qui a renoncé en 1994 à sa nationalité israélienne et qui réside en ce moment en Grèce. Musicalement, il a collaboré avec divers chanteurs ou musiciens du monde pop, rock, folk, jazz, celtique, psychédélique… dont les plus connus sont Paul McCartney et le groupe Pink Floyd.

La peur organisée qui les unit

(article paru sur : arretsurinfo.ch du 11 juillet 2024)

Le terme hébreu utilisé pour désigner un Juif orthodoxe est « un Juif anxieux » (ירא שמים , יהודי חרד). Le judaïsme est soutenu par la peur collective. Il s’agit principalement de la peur de la figure du père en colère et rancunier. Cette figure paternelle est parfois un personnage génocidaire. L’histoire biblique de Sodome et Gomorrhe est un bon exemple de son appétit pour les massacres. Dans un autre incident biblique, le même Dieu donne à Samson la force de se tuer avec des milliers de Philistins. Mais la figure héroïque du père judaïque a aussi été un enthousiaste des armes de destruction massive. L’histoire biblique des « Dix Plaies d’Égypte » est une histoire de cruauté divine qui devrait défier l’imagination des spécialistes de la guerre biologique les plus avancés du monde.

Un brillant philosophe israélien, qui se trouve être un proche parent, est convaincu depuis des années que les symptômes problématiques collectifs manifestés par Israël sont en fait typiques des enfants maltraités qui sont tourmentés et torturés par l’agression de leurs parents. Dans le cas d’Israël, selon cette hypothèse, il s’agit de personnes tourmentées par l’image d’un père divin démoniaque. « Les enfants maltraités d’Israël », c’est ainsi que mon parent désigne la tribu et Israël en particulier.

J’irais même plus loin. Je me pose souvent une question fondamentale : qu’est-ce qui est venu en premier, les Juifs ou peut-être le judaïsme ? Je crois en fait que les Juifs étaient antérieurs à leur religion. Ils ont inventé un « Dieu » à leur image et en ont fait d’eux-mêmes des enfants élus. Cette décision d’emprunter une telle voie, d’inventer un Père démoniaque, a servi de nombreux intérêts tribaux. La peur est un facteur d’unité. Et les rabbins ont pratiquement compris que la terreur unit le peuple en un troupeau de moutons. Ils l’ont compris deux millénaires et demi avant les alarmistes néocons, les climato-exterministes et l’OMS.

Les Juifs ont été unis par différents types de peurs. Ils craignent les antisémites, les Amalécites, les goyim en général, les Arabes en particulier et le projet nucléaire iranien notamment. Ils ont peur de tout ce qui n’est pas eux et, parfois, ils ont aussi peur les uns des autres. Pour qu’une religion juive devienne un précepte valable, elle doit établir une menace existentielle formelle. Si cette peur n’existe pas, il faudra l’évoquer, voire l’inventer.

La religion de l’Holocauste a son Hitler, les interventionnistes moraux ont le hidjab [le voile], les bolcheviks juifs n’aimaient pas le tsar et sa famille. Les progressistes détestent les hommes blancs, les antisionistes détestent les sionistes et vice versa. Contrairement à certaines religions universelles qui recherchent l’harmonie et la réconciliation, le judaïsme et la politique d’identification laïque juive sont toujours guidés par la négation qui se matérialise par une peur structurée.

Cette dépendance à la peur de presque tout est facile à expliquer. D’abord, vous craignez votre figure paternelle, puis vous avez également peur de vous-même, car vous avez été créé à l’image de votre père. Vous pouvez même avoir peur de vous-même en tant qu’adorateur d’un tel Père démoniaque. Et si vous avez peur de vous-même, vous avez naturellement peur de tout ce qui vous entoure par projection. Vous devez croire que tous les autres doivent être au moins aussi cruels et démoniaques que vous.

Dans mes premiers travaux, je soutiens que Jésus a été le premier à comprendre ce cercle vicieux. En conséquence, il a fait du Père un royaume de bonté. Il a ensuite essayé d’enseigner à ses contemporains à tendre l’autre joue. Comme nous le savons tous, cela ne s’est pas très bien terminé.

Cependant, la prise de conscience du rôle central de la peur est fondamental pour comprendre la doctrine politique et militaire israélienne. Depuis sa création, Israël est obsédé par son « pouvoir de dissuasion ». Israël veut que toute la région craigne son existence.

Ze’ev Jabotinsky, figure emblématique de la droite sioniste de la première heure, appelait cela la doctrine du mur de fer et, selon le grand historien israélien Avi Shlaim, Ben Gourion a adopté la philosophie du mur de fer de Jabotinsky, bien que les deux hommes aient été d’âpres rivaux. Ce qui précède explique pourquoi Israël a investi dans les bombes nucléaires et les armes de destruction massive dès le début des années 1950. Ils voulaient que tout le monde ait peur d’eux comme ils ont peur d’eux-mêmes.

Les Israéliens jurent trop souvent de ramener les Arabes et les musulmans à l’âge de pierre. Les membres du cabinet israélien actuel en parlent ouvertement. D’autres, moins loquaces, mettent en œuvre des tactiques et des stratégies qui se traduisent par le génocide dont nous sommes témoins à Gaza. Le siège, la destruction et la barbarie qui ont été pratiqués à Gaza au fil des ans prouvent que les Israéliens ne plaisantent pas. Ils ne sont pas différents du Dieu de Sodome et Gomorrhe. En fait, à leurs yeux, ils sont ce Dieu. Ils sont à la fois les bourreaux et l’autorité morale toute-puissante.

Tragiquement pour Israël, leur campagne de peur s’est essoufflée. Les peuples autochtones de la terre et les voisins immédiats d’Israël n’ont plus peur. Telle est la véritable signification du 7 Octobre. C’est la détermination à s’émanciper de la doctrine de l’Ancien Testament. C’est la véritable signification de la résistance que nous observons dans la région.

From → divers

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