AFFAIRE JEAN MIMI
En préliminaire rappelons que Brigitte Trogneux semble défendre sa vie privée. Ce qui est amusant lorsque l’on est certes rien politiquement comme elle, mais quand même « la première dame de France » comme l’écrivent les crétins, car rien n’évoque une idée de première dame dans la Constitution ou la loi. Du moins dans ce qu’il en reste et qui n’a pas été dévoyé.
Ce qui ne veut pas dire que dans les faits son kéké de mari ne lui ait, ne lui a pas arrogé (car c’est assuré) des privilèges financiers et autres, sur le dos des contribuables. C’est même elle qui a fait changer une partie du décor de l’Élysée, sans parler d’une cagnotte très confortable à elle réservée, et de tout un bureau avec plusieurs employés à son service particulier. Elle peut toujours bien récolter les « pièces jaunes », ça fait rigoler. Et donc avoir de facto une certaine vie publique. Ou plutôt ça fait rire … jaune, du côté en particulier des Gilets de la même couleur.
Ainsi, elle a déjà porté plainte au moins une fois pour atteinte à sa vie privée lorsque la feuille pipole Closer a « révélé », en août 2019, qu’elle avait été hospitalisée pour une opération de chirurgie esthétique, suite à quoi elle avait obtenu en prime, en janvier 2021, 8.000 euros de dommages et intérêts. On aimerait déjà savoir de quels dommages et préjudices il s’agit ? Mais bon. Des dommages et intérêts esthétiques publics ?
Depuis, suite à l’histoire de ceux qui prétendent que Brigitte Macron ne serait autre que Jean-Michel Trogneux regenré, elle a porté plainte en février 2022 à nouveau pour atteinte à sa vie privée et au droit à l’image, cette fois-là contre Natacha Rey et Amandine Roy pour avoir propagé, sur Internet en particulier, des informations prétendant qu’elle était une femme transgenre. On peut noter que ces deux femmes n’étaient pas les seules à « travailler sur le sujet » puisque cette histoire a fait plusieurs numéros de la revue Faits et Documents, apparemment sans aucune poursuite contre cette revue. Mais je peux me tromper, je n’ai pas suivi tous les épisodes du feuilleton.
Enfin, toujours est-il qu’au début mars 2023, le tribunal judiciaire de Paris a annulé la procédure brigittesque. Si bien que Brigitte a dû requalifier le « crime » en reportant plainte, et cette fois-ci pour « diffamation publique ». Reste à savoir s’il y a eu diffamation, Natacha Rey et Amandine Roy ayant déclaré qu’« il y a probablement eu transition de genre », le tout étayé par un épais dossier de recherches de type journalistique « de bonne foi » comme on dit.
Mais la question demeure : dire de quelqu’un, ou présentement de quelqu’une plutôt, qu’elle pourrait avoir été transgenrée (soit dit en passant, par un milieu médical prêt à tout pour se faire du pognon sur le dos des assurés sociaux, comme on l’a subi dans le domaine tout autre d’inoculation d’un produit toxique sous le covidisme) relève ou non de la diffamation ?
Rappelons que ceci n’a rien à voir avec le fait que ce soit vrai ou faux. La notion de vérité ou de mensonge est finalement accessoire en ce domaine. Car la diffamation inclut aussi bien le mensonge potentiel que la volonté jugée malsaine de dénigrer, et éventuellement de discriminer, sur un fait pourtant avéré.
Si Brigitte veut bien nous dire qu’elle fut au départ un mec, pas de problème. Si Brigitte est bien une femme de naissance ou si Brigitte se refuse à dire qu’elle fut mâle autrefois, dans les deux cas il y a potentiellement délit pour celui qui le dit. C’est à l’appréciation des juges qui cherchent à savoir dans quel esprit cela a été dit publiquement. Pour informer raisonnablement ou pour faire du mal ; et dans ce cas en s’en prenant ou non à l’honneur de Brigitte. Cela dit, l’honneur d’une ou d’un pédophile, est-ce que ça vaut vraiment quelque chose ?
Accélération dans la procédure, suite à la requalification du délit potentiel, récemment, le 19 juin dernier, le tribunal correctionnel a statué sur la nouvelle plainte et a reporté sa décision finale au 12 septembre.
En attendant, j’ai toujours été assez loin des explications farfelues, mais là je me pose quelques questions, du moins aujourd’hui celles-ci. Sur du concret ou du patent qui semble bien établi.
1- Comment expliquer l’absence très remarquée, le 19 juin dernier au tribunal correctionnel, de Jean-Michel Trogneux et Brigitte Macron, à l’audience du procès en diffamation, qu’ils ont intenté tous deux, dit-on, contre les journalistes d’investigation Natacha Rey et Amandine Roy ?
En se présentant tous deux, n’était-ce pas là le meilleur moyen de faire taire les rumeurs, si rumeurs elles sont ? Qu’en est-il en particulier de ce Jean-Michel obstinément invisible. Ou de ce dit Jean-Michel que l’on a vu une fois du côté de l’Élysée, du moins présenté comme tel, mais apparemment totalement perdu et pas même reconnu par Brigitte sur une vidéo visible sur Internet.
2- Pourquoi la tronche de Brigitte Trogneux a indéniablement une ressemblance avec la tronche de Jean-Michel Trogneux telle qu’on peut la voir sur une photo du temps où il avait quelque chose comme une dizaine d’années ou un peu plus ? Et pas vraiment la tronche de Brigitte Trogneux vers le même âge, comme on peut le voir également sur une autre photo ? Sans parler d’autres aspects de son physique ou de ses attitudes.
3- Et comment se fait-il que Brigitte Trogneux a déclaré avoir été présente aux États-Unis l’été 1969, lors des pseudo premiers pas étasuniens sur la Lune ? Alors qu’il semble établi qu’il y avait bien un Trogneux aux États-Unis à cette époque. Non pas Brigitte, qui avait alors 16 ans, et se trouvait dans une école religieuse en France. Mais Jean-Michel.
4- Comment encore ne pas trouver « amusant » que Françoise Noguès-Macron, autrement dit la mère du mari de Brigitte, était médecin-conseil à la Sécu, référente nationale de l’Assurance Maladie au niveau du suivi médical des transsexuels ou transgenres qui se faisaient opérer ? * C’est une certaine Alexandra, un transgenre qui nous l’apprend (cela se trouve sur Internet où il/elle parle à visage découvert). * le père quant à lui était médecin et professeur de neurologie…
5- Et comment ne pas être étonné que cette Alexandra, comme par hasard voisine de Laurence Auzières, l’une des filles (du moins officiellement) de Brigitte, ait été contactée par cette dernière pour s’associer à la plainte des deux Trogneux ? C’est ce que cette Alexandra révèle également ; mais ce qu’elle a refusé de faire.
La question étant : en quoi elle aurait pu être concernée en cette affaire ? Ce qui donne immanquablement l’impression que ce qui est reproché à Natacha Rey et Amandine Roy relèverait de quelque délit de « transphobie ». Je répète : la transphobie ce n’est pas de dire que quelqu’un ou quelqu’une est transgenre mais le dire (même si c’est avéré) dans un but de dénigrement, de « mauvais esprit », pour « faire du mal »… pour contester le droit au trangenrisme.
Dans ce cas présent, les juges auront à évaluer si cette information sur le transgenrisme supposé de Brigitte relève d’autre chose que d’une simple information « de bonne foi », exercée « sans animosité personnelle » et établie « avec une suffisante prudence » (pour rappeler des termes de jurisprudences antérieures concernant les diffamations).
Ce qui n’enlève en rien au fait que cette possible usurpation d’identité ne peut impliquer qu’une histoire familiale Auzières-Trogneux plutôt rocambolesque, pour ne pas dire tordue. Mais ce n’est pas le sujet ici. Et ce qui n’enlève rien au fait également que le petit Manu, de quatorze ans par là, a bien été victime d’une ou d’un pédophile. Avec complicité de ses propres parents qui l’ont envoyé à Paris pour finir ses études mais ne se sont pas avisés de porter quelque plainte que ce soit. On ne fait pas de vagues dans la bourgeoisie, surtout provinciale (et loin de la mer) où tout le monde se connait (à défaut de s’apprécier), avant tout dans les milieux cathos comme ce fut ici le cas.
En attendant, comme dirait l’autre, Charles III – lui, très au fait des protocoles – lors de sa visite en France, ne s’y est pas trompé puisqu’il n’a pas baisé la main mais a serré la pince de Brigitte. Et nous sommes là au cœur de tout ce mystère du EN MÊME TEMPS. Du « en même temps » jésuitique plus précisément, ajouterai-je …
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