PENSÉE DU JOUR : SENS UNIQUE OU SENS INTERDIT …
Ce matin, en me levant, je me suis dit : « Ma vie n’a pas de sens » ; ce qui, convenons-le, n’est pas la meilleure manière d’entamer le jour nouveau. La sortie de la phase couchée est le pire moment de la journée pour moi depuis toujours ou presque. Et ce qui est quand même un peu tragique, ou plutôt tragi-comique arrivé à mon âge.
Puis, après quelques secondes de semi-réflexion : « … Non, c’est le sens qui n’a pas de vie … mon sens qui n’a pas de vie ». Et j’ajoute maintenant : « … qui n’a pas de vie en moi, ni dans la société ».
Car il est finalement dur (vain?) de passer sa vie confronté à la masse, à la nasse. En étant toujours minoritaire, inattendu, non-conforme, en marge volontairement ou dans les marges même malgré soi ; jamais dans les clous de quelque majorité (démocratique ?) que ce soit. Mais (grand malheur finalement!) parfaitement lucide sur la société des petits êtres humains dont je fais partie malgré tout, en parfait désabusé.
Cela dit avec la volonté d’y croire juste encore un peu. Fond de naïveté ou d’illusion doucettement utopique. Bien qu’il n’y ait aucun Paradis sur Terre, même pour ceux qui prétendent ou nous imposent le contraire. Même, et encore plus, si c’est l’Enfer ou quelque chose d’au moins un peu approchant.
Et c’est là que l’on se rend compte que la pensée ironique, provocatrice ou noire, elle-même, peut atteindre ses limites devant le vide sidéral. Ce vide sidéral « sociétal », comme dirait l’autre. Quand bien même, et plus encore, il serait cette mélasse bercée par les pensées insidieuses dudit progrès technique, technologique ; du moule commun des bernés ; au sein de bouilloires mentales heureuses en leurs jeux gamins d’atrophie de la Pensée et de petits plaisirs solitaires qui batifolent bornés…
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