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LE KEFFIEH DU MALHEUR.

27 Mai 2024

Petit retour sur un Jean-Edern quelque peu oublié.

Je donne ici quelques extraits, quelques phrases d’un éditorial iconoclaste de Jean-Edern Hallier datant du 30 janvier 1991 paru dans L’Idiot international, qui était consacré aux fomenteurs de la guerre contre l’Irak.

D’une réalité au combien manifeste. Mais, comme on dit, il n’est jamais bon d’avoir raison trop tôt.

Ce qui lui valut cinq mois plus tard, d’être condamné par la fameuse 17e chambre correctionnelle de Paris (la chambre spécialisée dans la mise en sourdine de ladite liberté d’expression) à une amende de 50.000 francs (environ 6.500 euros) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciales ». Sic !

Et surtout à un total de 80.000 F de dommages et intérêts pour enrichir SOS-Racisme, la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) et la Ligue française pour la défense des droits de l’homme et du citoyen (LDH). Enfin, toute la maffia courante, habituelle, de l’« anti-racisme » institutionnel du moment. Et de la défense de certains hommes au détriment des sous-hommes (sic).

On peut en vouloir aux députés des années soixante-dix, qui ont autorisé cette loi, ennemie de fait de la liberté d’expression, autorisant les « bonnes associations » à pouvoir ester en justice. Et plus encore à obtenir « justice » à leur profit (financier) par une « Justice » aux ordres. Peu important le contenu même des écrits incriminés. Source de toutes les dérives politicardes dominantes.

*

En voici, mis en un ordre qui n’est que le mien, quelques morceaux, quelques phrases choisies :

Rien de plus laid, peut-être, que l’antisémitisme du sionisme…

On est parti casser de l’arabe parce qu’une femme ou un enfant arabe, ce n’est rien. On va en faire de la sauce tomate, comme le déclarait récemment un marine américain à la télévision. Oui, du ketchup de sang de populations civiles !

Acculé entre la kippa et le keffieh, entre le mépris et le malheur, je choisis le keffieh et le malheur.

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L’opinion publique est conditionnée par une presse qui connaît parfaitement les mensonges qu’elle profère, aux sources taries et empoisonnées.

La propagandastaffel [l’escadron de la propagande] sioniste est au pouvoir — sûre d’elle-même et dominatrice, pour reprendre les termes du général De Gaulle. Combien de temps aurons-nous à soutenir cette myopathie de la vérité, Israël — qui réussit l’exploit de passer pour la victime de ce qu’elle a fomenté dans les coulisses ?

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L’histoire de France est tombée entre les mains des soldeurs et des fripiers haineux du sionisme.

Les petits-blancs de Bab-el-Oued, qui faisaient jadis suer le burnous, ont perdu le pouvoir de l’autre côté de la Méditerranée, mais ils l’ont pris à Paris.

Ils ont réussi à devenir ministres, conseillers à l’Élysée, beaufs de président et journalistes d’État, mais ces parvenus se sont constitués d’abord en police des esprits, et ne peuvent guérir de leur inexpiable humiliation de n’être que ce qu’ils sont.

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Désormais, ils ne reconnaissent plus la France comme patrie, mais Israël et l’Amérique. Ils se comportent à Paris en territoire conquis.

Regardez-les, ils ne songent qu’à nous entraîner dans les ratonnades les plus lugubres de la guerre d’Algérie… La main dans la main avec le Front National, ce sont les zombis du lumpen-fascisme. [On dirait aujourd’hui : main dans la main pratiquement avec toute la classe politique, zemmour et le pen en tête pour leur sionisme hystérique]

Arrogants, haineux, installés bien au chaud parmi les courtiers en morve et en choléra du lobby américain, leur vulgarité haineuse n’est jamais allée aussi loin dans l’histoire de l’abjection humaine.

*

Ils contrôlent tous les médias. Il devient proprement intolérable à la longue de ne plus avoir le droit de dire qu’un chat est un chat.

C’est la France du toc et de la frime médiatique… Ô idolâtres ! Ils sentaient tous déjà le cadavre et traitaient entre eux les arabes de singes.

Quand la société du spectacle se dramatise, la nation fait donner ses clowns [phrase au combien juste!], … et tous les autres valets de presse se découvrent tels qu’ils sont, une gestapo de médiocres et de racistes.

La guerre est haïssable, mais plus haïssables sont encore ceux qui poussent à la guerre sans la faire [et plus encore à la barbarie « pure et simple »], les bellicistes du derrière.

From → divers

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