D’UNE CERTAINE LOGIQUE INTANGIBLE SOCIALOTE
J’ai cru comprendre que ce qui reste du dit « Parti socialiste » serait maintenant directement cornaqué par Glucksmann Raphaël, fils d’André le « fameux » philosophe de plateau télé. C’est-à-dire par un euro-mondialiste de la pire espèce.
Un suprémaciste impérialiste inféodé aux « démocrates » étatsuniens. Ami du bandérisme terroriste ukrainien (qui lors de la Seconde guerre mondiale a éliminé tout un tas de populations, dont des Juifs ; Glucksmann est Juif parait-il). Et « en même temps » (comme dirait cramon) ami hystérique du sionisme terroriste israélien grand dispensateur depuis un siècle au moins en Palestine de la barbarie exterminassioniste (sic).
Mais je dis que finalement, il reste assez en adéquation avec les options politiques du « socialisme à la française ». Il y a de quoi écrire un livre (une très gros livre) sur le sujet. Par exemple, sur ses côtés anti-peuple, belliciste, colonialiste et impérialiste récurrents. Je m’en tiendrai aujourd’hui juste à un petit exemple.
En commençant par citer un passage (bien connu, ou plus exactement : pas assez connu) du tome 2, « Discussion du 15 septembre 1965 », de l’ouvrage d’Alain Peyrefitte : C’était de Gaulle :
Au nom de Mitterrand, le Général éclate franchement de rire :
— Le Rastignac de la Nièvre ? Léon Noël, qui était mon délégué pour le RPF [Rassemblement du Peuple Français] dans ce département, m’a raconté que Mitterrand, lors de sa première campagne, en 46, se mettait au premier rang de la cathédrale de Nevers, à genoux sur un prie-Dieu, la tête dans les mains. L’évêque disait à Léon Noël, en joignant ses doigts avec extase : «Comme il est bien, ce Mitterrand, c’est tout à fait ce qu’il nous faut.» (Rire.)
A.P. — Vous l’avez rencontré vous-même ?
GdG. — Il est venu me voir à Alger dans l’hiver 43-44. Il a mis du temps à me parvenir. Il avait travaillé pour Vichy avec tant de zèle que ça lui avait valu la francisque. Il était entré dans ce corps d’élite. Voyant que ça allait tourner mal, il a voulu se dédouaner en entrant dans un réseau.
Il est arrivé à Londres. Il est allé trouver d’abord les Anglais et les Américains, qui n’ont pas été très chauds pour l’accueillir, puisqu’ils voyaient qu’il mangeait à tous les râteliers. À la fin des fins, Passy [André Dewavrin, dit le colonel Passy, chef des services secrets de la France Libre gaulliste] l’a vu, l’a cuisiné, l’a expédié sur Alger, me l’a fait recevoir avec une fiche le présentant comme un personnage douteux.
Mitterrand m’a demandé de lui confier la direction d’un réseau Charette, qui marchait très bien sans lui. Je n’avais pas envie de risquer de mettre un agent double dans un mouvement de résistance. Je lui ai donc proposé de se battre, soit dans le corps expéditionnaire en Italie, soit comme parachutiste dans le corps qui serait le premier à prendre pied en France.
Il a refusé les deux propositions. Je l’ai congédié : «Nous n’avons plus rien à nous dire.» Eh bien si, nous avions encore à nous dire ! Il s’était arrangé pour prendre la tête d’un «mouvement national des prisonniers» et pour se faire nommer secrétaire général du ministère des Anciens combattants et Prisonniers.
AP. — Il dit qu’il a été ministre dans le gouvernement de la Libération.
GdG. — C’est faux ! Un mensonge de plus ! C’est un imposteur ! Il a été nommé secrétaire général à titre intérimaire. Le ministre [des Prisonniers, des Déportés et des Réfugiés], c’était Henri Frénay. Mitterrand a essayé de le faire sauter en lançant son mouvement contre lui. Vous imaginez! Le plus haut gradé du ministère prenant la tête d’une rébellion contre son propre ministre !
Il a organisé des manifestations, qui se massaient devant le ministère en hurlant : « Frénay au poteau! » (Rire. Le Général avale sa salive avec un petit sifflement.) Je l’ai convoqué au ministère de la Guerre. Il est arrivé avec deux acolytes. Il m’a prétendu que les prisonniers avaient bien raison d’être en colère.
Je lui ai dit : « De deux choses l’une. Ou bien, vous ne pouvez rien pour empêcher ces désordres bien que votre mouvement les ait provoqués, et vous me remettez votre démission. Ou bien, vous êtes le chef et vous me signez l’engagement de faire cesser tout ça aujourd’hui même. Sinon, je vous fais mettre en état d’arrestation à la sortie de ce bureau. » Il a demandé à se concerter avec ses deux acolytes dans l’encoignure de la fenêtre. Je lui ai donné trois minutes pour se décider. Je lui ai dicté la formule. Il a obtempéré.
AP. — Si vous avez gardé ce document dans vos archives, vous devriez le publier !
GdG. — J’y avais pensé dans le temps, mais ce n’était pas possible de le publier, il y avait deux fautes d’orthographe. (Gros rire. Il met quelques secondes avant de se reprendre.)
Eh bien, Mitterrand, il aurait des voix. Il aura les voix socialistes s’il n’y a pas de candidat socialiste. Il aura les voix communistes. Il aura quelques voix radicales, mais c’est pas grand-chose. Ce sera comme le cartel des non en 62.
*
Mitterrand c’est le même qui, en tant que ministre de l’Intérieur dans les années cinquante, en parfait accord avec lesdits socialistes de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière, il est interdit de rire sur cet intitulé qui date je crois de la scission entre « socialistes » et « communistes » juste après la fin de la Première guerre mondiale) se déclarait intraitable à l’encontre des terroristes (sic) du FLN, en farouche défenseur de l’« Algérie française ».
C’est le même qui juste après guerre, lors d’élections se présentait comme républicain sur une liste dénonçant les (sic) « socialo-communistes » ! J’ai eu ce document, un tract, sous les yeux en des Archives départementales à une époque ancienne où je les fréquentais beaucoup.
Ou encore celui qui n’était pas opposé à une intervention militaire avec les royaumuniens, en alliés du sionisme, lors de l’affaire en 1956 du Canal de Suez (sa nationalisation par Nasser, le dirigeant de l’Égypte).
C’est le même qui, avant guerre, manifesta en soutien des cagoulards. La Cagoule surnom donné à l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale (OSARN), organisation de type terroriste, qui a eu à son actif plusieurs attentats, assassinats, sabotages entre 1935 et 1939. Organisation genre OAS après guerre, située, si je puis dire, à la droite de l’extrême-droite.
Ou encore le même qui très probablement organisa un faux attentat contre lui-même, dit « attentat de l’Observatoire », en 1959, après l’arrivée au pouvoir de de Gaulle qui allait le remiser dans les oubliettes jusqu’en 1969 qui a vu la démission de de Gaulle de la présidence de la République, et l’accession finale du Mythe Errant au poste de Premier secrétaire du Parti … lequel donc ? … Socialiste !
CQFD.
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