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OÙ EN SONT ARRIVÉS, TOTALEMENT RENDUS, LES PRINCIPES FONDAMENTALS (SIC) DE LA DIPLOMATIE FRANCHOUILLARDE ?

22 janvier 2024

D’après E&R, arrangé et complété à ma sauce.

Lavrov et le cynisme de la « diplomatie » française.

Lors de sa conférence de presse annuelle qui s’est tenue jeudi 18 janvier, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a sérieusement étrillé « l’Occident collectif », et en particulier le Macronistan.

Ministre des Affaires étrangères depuis 2004, soit pratiquement 20 ans, Lavrov est l’expression même de la diplomatie russe post-soviétique. Difficile de le leurrer. Les Anglais s’en souviennent : en août 2008, alors que l’armée russe intervient pour soutenir l’Ossétie du Sud face à la Géorgie, David Miliband, ministre des Affaires étrangères britannique, s’adressant à son homologue russe avec le ton moralisateur qui sied si mal à la perfide Albion, s’était vu rétorquer un « Who are you to fucking lecture me ? » (Qui es-tu pour me faire la leçon ?). Bref, l’enfumage n’est pas son truc.

Cela n’a manifestement pas empêché le régime macronien de tenter une version très osée du « en même temps ». Lavrov rapporte que l’ambassadeur russe a été convoqué à ce que l’on comprend être le Quai d’Orsay pour se voir proposer le marché suivant : on continue à vous faire la guerre en Ukraine et en échange, vous n’étendez pas trop votre influence dans nos ex-colonies.

Voir la seconde vidéo

Un cynisme qui parvient presque à surprendre Lavrov. Dans le genre cynisme et médiocrité on pourrait parler de ce qui est arrivé ces temps derniers à Kharkov, le soir du 16 janvier 2024, où un bâtiment désaffecté, mais réaffecté à l’armée ou plus exactement aux mercenaires de passage, a été visé par des drones et missiles russes. Les Russes sont très bien informés par eux-mêmes, les cartes militaires du temps de l’URSS, les satellites, les écoutes constantes de l’ennemi (quand il ne cherchent pas à les brouiller) ; ainsi que les russophones des lieux qui attendent la libération de Kharkov. Ou selon divers sources indépendantes, une soixantaine de mercenaires ont été éliminés, plus des blessés, dont un bon nombre si ce n’est tous étaient apparemment des Français ou des francophones.

Bien évidemment, le Quai d’Orsay et les médias aux ordres ont démenti. Mais ceci s’ajoute au fait que le gouvernement français, bien aidé par des oppositions d’opérette, arme tout à fait officiellement en canons, chars légers et missiles à longue portée (400 km) le camp ukraino ou ukro-bandériste, tandis que la nullité macronienne ne cesse de répéter qu’il faut vaincre la Russie. Malheureusement pour lui, si la Russie le voulait elle pourrait réduire notre armée à néant en quelques jours seulement et pourrait défiler triomphalement sur les Champs-Élysée et occuper Paris comme elle le fit à la fin de l’aventure napoléonienne.

Les questions que les plus curieux se posent sont :

Y avait-il par exemple, des officiers français qui encadraient ces mercenaires ?

Faut-il voir dans ce bombardement très ciblé un avertissement envoyé à macron et à sa menace non voilée, pendant son allocution du 16 janvier, où il déclare presque la guerre à la Russie ?

C’est Xavier Moreau, bien au fait de ce qui se passe dans l’armée française puisque c’est un ancien capitaine chez les parachutistes, cité par Sputnik Afrique, en français (la seule version de Sputnik autorisée en France et plus généralement en Europe par la dictature « européenne » et franchouillarde), qui rappelle que des officiers et spécialistes de l’armée française sont déjà à pied d’œuvre sur le sol ukrainien. D’ailleurs, qui ne se souvient pas de cette affaire, finalement rapidement étouffée, d’officiers français repérés et arrêtés je crois, à Marioupol dès 2022.

Le pire serait donc que parmi ces mercenaires se trouveraient non seulement des abrutis recherchant l’aventure bien payée, des dignes héritiers du bandérisme ukrainien mêlé de néo-nazisme, mais aussi des militaires de carrière français.

« Vous prenez un congé sans solde, nous dit Xavier Moreau, avec la garantie de revenir après votre mission au grade supérieur. D’après ce que je sais, c’est la proposition qu’on a faite à certains militaires français. »

À ce propos, voici la réponse, c’est-à-dire la non réponse de l’ambassadeur de France en Russie, à la question suivante posée par un journaliste de RT : « Que font les mercenaires français en Ukraine ? »

Voir la première vidéo

Déjà beaucoup regrettent que « le vieux briscard de la politique internationale » comme le nomment certains, je veux dire Sergeï Lavrov, n’a pas encore eu la chance d’échanger avec le nouveau venu au Quai d’Orsay, le sémillant et distingué Stéphane Séjourné. On imagine la scène quand on sait que Lavrov parle quatre langues étrangères, et que Séjourné aurait des problèmes avec sa propre langue maternelle. À l’image tragique de notre pays qui s’amenuise et se délite.

« Voir ce qu’on besoin les Ukrainiens… » «  les principes fondamentals (sic) du droit international … » «  ce n’est pas moi qui décidera personnellement… »

Comme conclut l’article de E&R, cet « Occident collectif » otanesque va mal, très mal. Plus il est faible, plus il est arrogant. Et l’arrogance est toujours punie. Et ceci au moment où le Zélinskyland est en train de craquer militairement.

From → divers

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