COMPARONS L’AFFAIRE DEPARDIEU ET L’AFFAIRE DAVID HAMILTON. ARTICLE D’OLIVIER MATHIEU
La famille Depardieu a publié un article dans les colonnes du “Journal du Dimanche”, le 17 décembre 2023.
Cela me donne envie d’un petit parallèle entre l’Affaire Depardieu et l’Affaire David Hamilton.
NON, IL N’Y A RIEN D’INEDIT DANS L’AFFAIRE DEPARDIEU,
La défense de Depardieu par sa famille est signée Julie, Roxane, Jean, Delphine, Elisabeth Depardieu. Ils affirment : « Notre père/grand-père/oncle est livré à une cabale inédite”. Une cabale étant une intrigue secrète ourdie contre quelqu’un, pour l’atteindre dans sa réputation, il me semble à moi que la campagne de presse actuelle n’est pas une cabale, parce qu’elle n’a en effet rien de secret. Surtout, en quoi serait-elle inédite? Il s’agit ici de la répétition de ce que l’on a déjà vu des dizaines de fois.
Lors des accusations portées contre David Hamilton, la presse n’est-elle pas allée chercher, là aussi, des bouts de phrases, sans en indiquer les références ou le contexte?
CONCLUSION: La cabale – si cabale il y a – contre Depardieu n’est certainement pas inédite.
PERSONNE N’A DEFENDU DAVID HAMILTON.
La famille Depardieu dénonce « la mise en scène » effectuée et des « plans de coupe dont on sait qu’ils sont nécessairement suspects puisqu’on peut les monter comme on veut », ce qui est exact. En ce qui concerne David Hamilton, sa famille (ses sœurs anglaises, ou son ex-épouse) n’ont publié aucune mise au point.
A la cérémonie de crémation de David Hamilton (cérémonie de crémation dont deux personnes qui y étaient m’ont tout raconté longuement et dans les détails, photos à l’appui), son ex-épouse n’était pas présente. Son ex-muse des années 1970 non plus.
CONCLUSION: au-delà des méthodes, en effet contestables, de tout montage de propos tenus dans la sphère privée, la différence entre les deux “affaires” (l’Affaire Depardieu et l’Affaire Hamilton) est que jamais David Hamilton n’a prononcé, ou n’a été accusé d’avoir prononcé des propos du genre de ceux de Depardieu en Corée du Nord.
Depardieu a accordé un grand nombre d’interviews (et, cette fois, nous sommes dans la sphère publique) plus que contestables. Depardieu (qui dans de telles interviews s’est par exemple vanté de “viols” qui auraient été perpétrés dans sa jeunesse, et qui est accusé par une vingtaine de femmes qui n’ont pas craint de révéler leur identité) trouve encore quelques défenseurs.
David Hamilton en revanche (lui qui a toujours réfuté avec énergie les accusations portées contre lui, hors délais légaux, par une femme, ainsi que deux autres qui avaient été déboutées antérieurement par la justice) n’en a jamais trouvé. Ou presque. Personne (à l’exception de mon ami Roland Jaccard, écrivain suisse suicidé en 2021 et incinéré au crematorium du cimetière du Père Lachaise) n’a protesté contre les méthodes dont a été victime David Hamilton.
UN ARGUMENT HORS SUJET.
Selon ses proches, au sujet de Depardieu: « Dans le privé, avec ses enfants, c’est quelqu’un d’extrêmement pudique, délicat et même pudibond ! », chose dont je ne veux pas douter (et, ajouté-je, qui n’intéresse personne et en tout cas pas moi) mais qui est complètement hors sujet. Les gens qui attaquent des banques, par exemple, sont probablement très honnêtes chez eux. Depardieu a droit à la présomption d’innocence, comme tout citoyen.
Présomption d’innocence dont a été privé David Hamilton, qui n’avait pas – par ailleurs – les moyens financiers (donc la possibilité de payer des avocats) de Depardieu.
CONCLUSION: La description de Depardieu dans le privé ne sert à rien. Ce sera à la justice de se prononcer au sujet de chacune des accusations publiques. Aujourd’hui, encore une femme, une journaliste espagnole a accusé Depardieu. Cette journaliste, Ruth Baza, avait interviewé Depardieu en 1995. Les références de l’interview – réalisée à Paris le 12 octobre 1995 – sont celles-ci : « No trabajo para ser una estrella de Hollywood » [Interview de Gérard Depardieu par Ruth Baza dans le journal “Cinemanía”, ISSN 1135-5840, Nº. 2, novembre 1995, pages 38-41]
On consultera:
RECHERCHE DES CAUSES DE LA MORT D’EMMANUELLE DEBEVER.
…ET LES RECHERCHES SUR LES CAUSES DE LA MORT DE DAVID HAMILTON?
Comment est morte Emmanuelle Debever? Où? Quand? Une plainte contre Depardieu a-t-elle réellement été classée sans suite? Quand? Tout ne semble pas encore très clair, mais on croit savoir par la presse qu’une enquête en recherche des causes de la mort de l’actrice a été ouverte et confiée au 3e district de police judiciaire, qui est chargé de comprendre les circonstances ayant pu conduire à ce décès.
On aurait tellement aimé que la presse, ou les autorités policières et judiciaires, cherchent à établir les circonstances du décès de David Hamilton… et que leurs conclusions soient rendues publiques.
Il est amusant de songer que ce n’est pas la presse mais moi qui ai été le seul à avoir publié sur mon blog «En défense de David Hamilton» puis dans mon livre “C’est David Hamilton qu’on assassine” le numéro exact (n° 780) du procès-verbal d’intervention établi par les fonctionnaires du 3e DPJ, le 25 novembre 2016 à 1 heure 45 précisément, juste après le “suicide” présumé de David Hamilton.
CONCLUSION: les recherches sur la mort d’Emmanuelle Debever – recherches évidemment importantes – sont signalées par la presse, qui indique que c’est le 3e DPJ qui s’en occupe. En ce qui concerne David Hamilton, pas un mot dans les journaux…
Comme on le voit, il y a davantage de différences que de points en commun entre l’Affaire Depardieu et l’Affaire David Hamilton.
Article de Roland Jaccard : https://www.causeur.fr/david-hamilton-flavie-flament-philosophie-149372

David Hamilton illustrant “Pouvoir de femme”.
A signaler pour finir qu’Anne Rivers Siddons, née Sybil Anne Rivers le 9 janvier 1936 à Atlanta (Géorgie, Etats-Unis) et morte tout récemment, le 11 septembre 2019 à Charleston en Caroline du Sud, a publié plusieurs romans. En 1966, elle avait épousé Heyward Siddons. Ses romans traitent de la vie dans le Sud des États-Unis, vue par une personne proche des thèses du mouvement afro-américain des droits civiques. Son ouvrage “Pouvoir de femme”, paru en 1989 (387 pages, France Loisirs), traduit par Liliane Creté et Jean Wagner, présente en couverture une photo de David Hamilton (sur la quatrième de couverture, dans le coin inférieur gauche, est en effet présente la mention “copyright David Hamilton”).
Olivier Mathieu
Pour tout savoir sur l’Affaire David Hamilton, les livres “Le Portrait de Dawn Dunlap”, “C’est David Hamilton qu’on assassine” (préface de Roland Jaccard), “David Hamilton suicidé mais par qui?” sont disponibles sous forme de PDF en écrivant à l’adresse yvestanguy99@gmail.com
Il est répondu à tous les courriels à condition qu’ils ne soient pas anonymes, hors sujet ou émanant de personnes ayant du temps à perdre.
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