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À PROPOS DE L’UKRAINE

8 décembre 2023

Selon diverses informations, la lutte politique au sommet entre « Démocrates » et « Républicains » étatsuniens est de plus en plus vive, suite à l’arrêt programmé de l’aide financière à l’Ukraine, bloquée par les Républicains qui ont compris, entre autres, qu’une partie de l’argent envoyé en Ukraine est détourné et sert à enrichir certains.

Cela rend de plus en plus hargneux le camp des bellicistes « démocrates » qui marchent main-dans-la-main avec le complexe militaro-industriel, quand les « républicains », au moins en partie, semblent prendre leurs distances et vouloir refocaliser les États-Unis sur une politique plus tournée vers l’intérieur que vers l’extérieur, pour ne pas dire protectionniste.

Ainsi, l’ancien journaliste de Fox-News, Tucker Carlson, a rapporté sur son compte X qu’hier, lors d’une réunion secrète à la Chambre des représentants, le chef du Pentagone Lloyd Austin a menacé les membres du Congrès d’envoyer leurs « oncles, cousins et fils » pour combattre la Russie s’ils ne soutiennent pas une demande d’assistance militaire à l’Ukraine.

Carlson a qualifié ce message de menace ouverte de l’administration Biden aux Américains. Elon Musk a demandé à Carlson de confirmer cette information, ce que ce dernier a fait. Il faut savoir que Carlson est un journaliste qui a « portes ouvertes » dans le milieu de la politique étatsunienne, en particulier républicaine.

D’ailleurs, Carlson s’affiche en compagnie de Trump qui a déclaré récemment qu’il n’excluait pas de s’en faire son vice-président.

De son côté, Dmitri Medvedev, le vice-président du Conseil de Sécurité de la Fédération de Russie vient de déclarer que la menace d’un affrontement direct entre la Russie et l’OTAN n’a jamais été aussi réelle qu’aujourd’hui.

Ce qui semble évident également c’est que les Pays Baltes et plus généralement nordiques, des pays ayant de faibles populations cherchent l’ours russe depuis quelque temps, aiguillé par l’Otan. Estonie, Lettonie, Lituanie et maintenant Finlande. On met des barbelés aux frontières, on ferme les postes-frontières, on fait des Russes des citoyens de seconde zone, on vire ceux qui ne maîtrisent pas la langue du pays. Et on accueille la racaille terroriste ukrainienne quand nécessaire pour la mettre à l’abri des Russes ; et de plus en plus ouvertement l’Otan. Le mouvement semble s’accentuer, quand ce n’est pas dans l’un c’est dans l’autre de ces micro-états.

Ces deniers temps, la Finlande a pratiquement fermé toutes ses frontières avec la Russie. Les autorités estoniennes répriment brutalement tous les sympathisants russes, à la manière de l’Ukraine. Ainsi, ces derniers jours, le journaliste Allan Huntsom a été arrêté en Estonie. Il avait vendu son appartement et s’apprêtait à partir pour la Russie. Comme je l’ai vu écrit : « Les gens fuient l’Occident « libre » ».

Pendant ce temps, Jonathan Feiner, conseiller adjoint à la sécurité nationale de Biden, a ressorti cette même litanie selon laquelle « les États-Unis veulent s’assurer que la Russie négocie aux conditions de Kiev en 2024 ». Cette même antienne, ce même délire.

Alors que cette guerre déjà gagnée par la Russie dès la première heure, mais qui est volontairement lente à se finaliser, s’achèvera par la reddition totale des Kiéviens, et ceci à toutes les conditions de la Russie.

Et par la partition du pays, et le retour de toutes les régions russes ou les plus russes, c’est ce qui se dit de plus en plus en Russie, dans le giron de la fédération. Comme avant la Révolution de 17 et de ses conséquences lorsqu’un pays dénommé Ukraine, c’est-à-dire La Marche, La Limite, Le Limes de l’ancien Empire russe, fait de bric et de broc, a été créé inconsidérément, faussement unifié en une nation artificielle, par les bolcheviques.

Ce qui veut dire : la Crimée, les oblasti de Donetsk et de Lougansk, de Kherson et de Zaporojié, comme déjà réalisé, du moins politiquement mais pas encore entièrement militairement ; puis les oblasti d’Odessa, Nikolaïev, ce qui finirait d’enclaver l’Ukraine, et Kharkov  (soit l’oblast de la deuxième ville la plus peuplée d’Ukraine) ; sans oublier en limite de la Moldavie, la petite langue de terre de la Transnistrie, dont on n’entend plus beaucoup parler depuis plusieurs mois.

Certains « spécialistes » russes évoquent même la possibilité pour la Russie de récupérer tout ou une grande partie de ce qui trouve ou reste sur la rive gauche (Est) du Dniepr  avec entre autres, les oblasti – du Nord au Sud – de Tchernigov, Soumy, Poltava et Dniepropetrovsk,

Les oblasti de Donetsk et de Lougansk sont d’ailleurs en train de s’organiser, du moins les parties pour le moment libérées, avec des territoires déjà russes du côté de Rostov-sur-Don pour former une vaste région du Donbass réunifié.

Donbass (Донбaсс) est l’acronyme, ou mot-valise formé de « Don » ou des premières lettres de « Donets » (affluent du Don) et des premières lettres de « bassin » (бассейн). Toute une partie de cette région est un bassin minier important (charbon et sel) et un grand centre sidérurgique.

En retournant à la Russie en compagnie éventuellement de l’oblast de Dniepropetrovsk, c’est l’essentiel du complexe minier qui disparaîtrait d’Ukraine. Krivoi Rog qui se trouve dans l’oblast de Dniepropetrovsk, est un important centre sidérurgique possédant des mines de fer. Ajoutons à cela les ports industriels de Nikolaïev et d ‘Odessa, et l’Ukraine risque de n’être plus qu’un pays agricole, mais peut-être même amputé de ses meilleures terres également.

À ce propos il faut savoir que des accords d’achats de terres de superficies considérables semblent avoir été signés entre le gouvernement fantoche et des multinationales. Pour produire des cultures ne respectant aucunement des normes écologiques destinées à inonder le marché européen et plus.

Plus fort encore, des terres ont été vendues pour y enfouir toutes sortes de déchets industriels allogènes. Quand on sait qu’une bonne partie de l’Ukraine est un pays de steppes, plat ou très peu accidenté, traversé par de nombreux cours d’eau, on imagine le résultat, les dégâts à long terme, ne serait-ce que sur les nappes phréatiques.

J’imagine mal les Russes récupérant des territoires déjà vendus au capitalisme international rembourser ce dernier de ses achats intempestifs.

J’ai écrit plus haut que cette guerre était volontairement lente. Ce qui arrange l’Otan et son empire, puisque le but était de mettre à genoux la Russie, ce qui a mis finalement à genoux l’Europe des crétins, les États-Unis ne s’en tirant pas si mal ; ce qui était aussi un but annexe.

Et ce qui arrange la Russie qui méthodiquement, peu spectaculairement, cherche au mieux à atteindre son but : éradiquer le plus complètement possible le bandérisme, ce qu’ils nomment : dénazification. Et ceci avec le moins de pertes humaines, et grâce à un déluge technique, les armes (dont l’électronique) les plus à la pointe, en quantités impressionnantes et avec une domination quasi exclusive des airs. Ce qu’ils ont réussi au moins partiellement dès le début de la guerre en clouant au sol une bonne partie de l’aviation ukrainienne.

C’est ce qui se passe actuellement à Avdeievka, comme ça s’est passé dans d’autres cités grandes ou petites comme Marioupol, Sévérodonetsk ou Artiomovsk.

Avdeievka est devenu un chaudron, un sac à feu . Dans quelques temps, comme à Bakhmout, l’armée ukrainienne devra fuir ou se rendre. Et l’on a appris que du côyé ukrainien, « le général A. Taranavski s’est rendu personnellement à Tchassov Yar pour préparer de nouvelles lignes de défense près de l’agglomération de Slaviansk-Kramatorsk. »

Tchassov Yar est une cité en retrait d’Avdeievka. Et Slaviansk-Kramatorsk est la dernière grande agglomération fortifiée, « entranchée », minée, tenue par les Kiéviens. Ce qui reste à droite et à gauche est plus diffus, de dimensions plus modeste ou moins pérenne comme Koupiansk, Seversk, Maryinka, Rabotino, Krynky…

From → divers

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