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LAISSE BIEN DIRE !

7 octobre 2023

Je ne parle jamais d’Alain Soral (son nom complet est : Bonnet de Soral, Soral étant une commune limitrophe de la France du canton de Genève) qui n’est pas vraiment ma tasse de thé. L’homme surtout, plus que ses idées. Mais là je vais faire une exception pour évoquer ce petit fait de société.

Petit fait de société lui aussi très illustrateur de notre époque.

Pour se défendre d’accusations mensongères, ou jugées mensongères, de la part d’une journaliste suisse, Cathy Macherel, journaliste à la Tribune de Genève, Alain Soral l’avait, il y a deux ans de ça, dans une vidéo sur Internet, qualifiée de « grosse lesbienne ».

Il vient de prendre deux mois de prison ferme, plus amende, plus dépens, aux motifs que cette expression, que ces deux mots sont constitutifs de « discrimination » et « d’incitation à la haine ».

Il faut donc en conclure que « grosse » et « lesbienne » sont deux gros mots, et plus encore que mots grossiers se seraient des mots prohibés du langage courant. Pire que des insultes ou des injures. Du genre « sale Juif » ou « sale Arabe ».

Que n’eut-il remplacé « grosse » par « graisseuse » ou « sirupeuse » et «lesbienne » par « gouine », tout en ajoutant « suissesse » !

Là, il prenait six mois ferme. Ou plus encore.

Donc, en Suisse, qui fut autrefois, « dans le temps », un pays de tolérance (mais c’était déjà limite à l’époque de Jean-Jacques, comme on le sait), dire de quelqu’une qu’elle est grosse et lesbienne est discriminatoire ! Et une incitation à la haine … je suppose donc des grosses et des lesbiennes, ou seulement des lesbiennes à embonpoint, ou des femmes en surpoids lesbiennes.

Et si la lesbienne avait été élégante et mince ? Ou maigre ? Ou belle ? Ou bleue ou verte ? Ou charmante ? Était-ce encore discriminatoire ? Ou si la grosse avait été hétérosexuelle ?

« Grosse hétérosexuelle ! », je ne dis même pas « grosse hétéro ! » voilà sans doute quelque chose qui n’a pas encore été dit (« proféré », dira peut-être la justice répressive), du moins souvent, à l’encontre de quelqu’une ou de quelqu’un.

Est-ce que « grosse hétéro » serait pire à l’encontre d’un homme qu’à l’encontre d’une femme ? D’un trans ou d’une transgenre ? Et « plus » pire ou moins pire que « grosse vache » par exemple ?

Ou que « grosse margouille », une expression pas très gentille lancée dans les cours de récré de ma jeunesse. Il faut dire que par chez moi, une margouille est le nom donné à la méduse, généralement la grosse. Ce qui fait de « grosse margouille » une expression redondante, une tautologie.

Et en quoi tout ceci est-ce une incitation à la haine ? Dire une simple vérité serait-il un délit ?

Cette journaleuse est-elle ou non grosse et lesbienne ? Si elle ne l’assume pas, c’est son problème pas celui de Soral. Étant entendu que « grosse » et « lesbienne » ne sont pas des insultes, ou plus grave des injures ou plus grave encore des outrages.

C’est la reconnaissance d’un fait objectif. J’ai vu une photographie de la journaleuse : elle est effectivement grosse. Et elle ne cache pas sa pratique de rites sapphiques (personnellement, je préfère mettre deux « p » à ce mot car il y en a deux en grec à Σαπφω (et sapphikos), et deux en latin à Sappho et sapphicus).

En première instance, Soral a été condamné pour « diffamation » à une amende, ce qui était tout aussi grotesque. La diffamation est le fait de tenir des propos portant atteinte à l’honneur d’une personne.

Or, en quoi dire d’une personne qu’elle est grosse et lesbienne porte atteinte à son honneur ? La grosseur est un fait patent (quoi qu’une notion en partie subjective) ; et le lesbianisme n’est plus de nos jours une maladie honteuse, puisque régulièrement, il y a des gens dans les rues qui défilent au nom des LGBTXYZ pour le revendiquer. Le revendiquer publiquement, pour ne pas dire très çonnement, je n’ai jamais compris au nom de quoi.

Si, finalement, au nom des déviations les plus folles du bon-sens des « transgenres » qui entendent se jouer de la nature, au profit d’une mode « culturelle », pour ne pas dire d’une perversion technologiste délirante et inhumaine.

Je me demande d’ailleurs, autre exemple manifeste de la décadence en tout, comment l’Ordre des Médecins ne sanctionne pas les chirurgiens déviants et assoiffés de pognon qui se livrent à des mutilations. Mais je me demande d’ailleurs, si ça n’est pas remboursé par la Sécu comme pour des corrections de malformations sexuelles (ce qui est dans ce dernier cas seulement normal). Dévoiement de tout. Satisfactions accordées aux pathologies mentales.

Et il y a belle lurette maintenant que « la fierté homosexuelle » ne se cache plus dans les alcôves. Mais se revendique au grand jour, d’une manière militante, très bruyamment, par pure provocation, sur la place publique, en tout sexisme et exhibitionnisme qui, s’ils étaient le fait des hétérosexuels, seraient décriés, voire interdits pour atteinte aux bonnes mœurs. Autre preuve de décadence sociale.

Et pour le cas qui nous occupe, et d’une, la plaignante n’a pas dit que Soral avait affirmé une contre-vérité. Et de deux, elle n’a pas contesté son appartenance à ce milieu militant. Je veux parler du milieu militant de la femmosexualité, ou si vous préférez de l’homosexualité féminine.

Car les associations idoines ont su se féliciter de cette décision de justice, pour politiser toute cette affaire.

En particulier, mais pas que, l’Organisation suisse des lesbiennes (il paraît que ça fait : LOS ; je suppose que son intitulé originel est allemand). Que ne dirait-on pas s’il existait une Organisation suisse des hétérosexuels ! Réacs, salauds, fachos, nazis !

D’ailleurs, personnellement je n’ai encore jamais vu de manifestations de gens affirmant leur hétérosexualité (mais ça va peut-être finir par venir). Et défilant à demi dénudés ou en « strings » comme ça se rencontre pas si rarement que ça chez les invertis (j’ai le droit d’employer ce mot ?) et polyvalents. Je me demande même si ça serait autorisé en ces temps d’inversion (justement) sidérale et sidérante des valeurs.

Je ne sais pas si la Suisse connaît, comme la France, l’exception de vérité, mais c’est ce qu’aurait dû plaider Soral. L’exception de vérité, c’est-à-dire que : je n’ai pas diffamé, ni discriminé, ni incité à la haine, mais j’ai simplement dit une vérité, un fait patent : la plaignante est grosse et lesbienne de notoriété publique. Pour le lesbianisme, et plus précisément le lesbianisme militant, elle ne s’en cache pas, vu tous ses soutiens en ce milieu.

Cela aurait eu au moins l’avantage de reporter le débat à son vrai niveau. Celui de la perversion de la pensée saine et non malade par tout un tas de ligues de déconstruction de la société ayant pignon sur rue et bonnes places dans les milieux de pouvoir.

En toute symbiose. Pour définir les idées autorisées ou interdites, puisque tel est le but de la censure sur Internet par exemple. Car pas besoin de censure sur les media subventionnés, puisque tout ce qui  « départ » y est invisibilisé ou décrié sans retenue et en toute inintelligence par des médiocres et/ou des corrompus.

Et pire encore, comme on le voit ici, qui en viennent même à s’attaquer au langage courant. Ou entendent définir, derrière les mots, l’intention non exprimée ou supposée de celui qui parle. Qui parle ? A-t-il une bonne ou une mauvaise étiquette selon les pouvoirs en place, politiques, médiatiques, judiciaires ?

Dire une simple vérité serait-elle un délit ? Ai-je écrit plus haut. Il semble que oui, et ceci de plus en plus, alors que le bon sens et la raison se perdent et que la folie, le délire totalitaire et mensonger du monde inversé dans la pathologie de l’irréel atteint des sommets ; avant sa chute finale que nous espérons rapide. Un peu comme dans les dernières années précédents la chute de l’URSS.

Un qui se trouve dans le même cas c’est Dieudonné Mbala Mbala dans un procès contre lui pour injure raciste. Il vient d’être relaxé en appel, mais il reste la cassation.

Voilà quelqu’un qui se serait adressé, sur YouTube je suppose, à une certaine Rachel Khan, une femme de couleur comme on dit. Quand on parle de femme ou d’homme de couleur, il s’agit toujours de quelqu’une ou de quelqu’un de basané ; le bronzage pouvant courir du brun léger jusqu’au noir le plus profond, et de préférence, car il y en a ailleurs aussi, du domaine africain ; mais jamais des Jaunes ou des Rouges, autre mystère des expressions ; le blanc étant une non-couleur, virginale à tout prendre.

Il avait donc interpellé cette femme dans une vidéo-réponse, et il lui avait dit : «  tu resteras une pauvre négresse à la fin de l’histoire ». Petite précision, lui-même se « traite » assez souvent de nègre. Comme chacun sait, il est métis : breton par sa mère mâtiné camerounais par son père. Ou l’inverse camerounais mâtiné breton, au goût de chacun.

Elle-même, cette Rachel Khan, est une métisse noir/blanc d’ascendance juive.

Sur le mot « nègre » je renvoie ici à mon article du 25 décembre 2022 titré « Riquiqui et Roudoudou ».

Notons en passant que le conseil de Mbala Mbala est un certain Karim Laouafi et le conseil de Khan un certain Malka. Je dis ça, je n’ai rien dit.

Quant à l’avocat (ou l’avocate, je ne sais) de la LICRA (que vient-elle faire ici « dans une histoire entre nègres » (sic) ? ah ! j’oubliais la confession de la femme), il a déclaré que les propos tenus sont « une injure à caractère racial extrêmement outrageante ». « De quoi se faire retourner dans leurs tombes Aimé Césaire et Léopold Sédar Senghor… » commente E&R. Les deux « théoriciens » de la négritude ! Et de la fierté noire ; tiens, encore une ! « Négritude » mot inventé par le poète Césaire dans les années trente, puis repris par Senghor, de l’Académie française.

Mais cela va bien avec le reste quand de nos jours, pour prendre cet autre exemple, prononcer en public le mot tabou « Juif » – dans une forme d’interdit de caste, comme il est interdit de prononcer le nom de l’innommable (je parle ici d’YHWH) – est considéré comme une injure « antisémite ».

Dire la vérité ou montrer la vérité est devenu, en plus d’un domaine, un délit. En voici un autre exemple.

Une personne dont j’ignore le nom vient d’être condamnée à 6 mois de prison avec sursis et 105 heures de Travaux d’Intérêt Général pour avoir diffusé, montré ! une vidéo des émeutes d’il y a quelques mois, sur TikTok. Comme quelques autres d’ailleurs, sur TikTok ou ailleurs.

On peut m’expliquer le délit ?!

TikTok est une application qui a été mise en place par des Chinois, pour un usage externe ; on comprend mieux ! Il faut cacher nos émeutes aux méchants Chinois, les poteaux des méchants Russes. Ou du moins ne pas en faire de la publicité. Ne pas les offrir aux Chinois et aux autres. Mais c’est de plus en plus dur avec Internet.

«  On notera, écrit F. Philippot, que ce ne sont pas les émeutiers qui sont visés mais les réseaux sociaux, évidemment ! Prendre prétexte de tout, des épidémies, des émeutes, de la guerre,… pour accroître la censure, le contrôle, car Internet les gêne profondément ! »

From → divers

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