DU NOUVEAU DU CÔTÉ D’ORIKHOVO-VASYLIVKA
Depuis des mois, le front de la guerre en Ukraine demeure statique. Comme à Avdeevka par exemple, à proximité immédiate de Donetsk. Ce qui ne veut pas dire qu’il ne se passe rien (y compris des bombardements bandéristes mortels quotidiens sur les civils).
Et ce n’est pas l’offensive otano-ukrainienne engagée vers l’été, qui y change quelque chose de significatif. Qui plus est, l’armée composite ukrainienne y subit des pertes colossales par rapport à l’armée russe. Avec le gain ou la perte, ici ou là, de ruines de petits villages, voire de simples hameaux. Et l’acharnement suicidaire sur certains secteurs comme à Rabotino, endroit dégagé et en contre-bas, véritable sac à feu depuis des semaines. La ligne de défense russe est infranchissable.
Si bien que les refus de se battre et autres rebellions, les désertions et les redditions se multiplient du côté kiévien.
Par ailleurs, depuis plusieurs semaines, on évoque en particulier, de légères avancées russes tout au Nord, du côté de Lyman ou plus encore du côté de Koupiansk, avec pour premier objectif de franchir la rivière Oskil, en ukrainien, Oskol en russe.
Mais ce qui est peut-être le plus notable, c’est qu’une avancée russe intéressante se dessine actuellement sur l’oblast de Donetsk, en un endroit que l’on n’attendait pas en premier.
Elle se situe à Orikhovo-Vasylivka, soit à 20 kilomètres à vol d’oiseau (ou de drones) au Sud-Est de Kramatorsk qui avec Slaviansk, un peu plus au Nord, constituent le bastion principal des forces ukro-otaniennes, ou plus exactement comme leur base arrière principale pour toute la partie Nord du front. Secteur défensif et offensif qui a été mis en place dès 2014-2015. Xavier Moreau en fait état dans son dernier bulletin hebdomadaire (N° 153, cf. Stratpol sur odysee, rumble…).


Si l’avancée se confirme à partir de Orikhovo, elle fera mentir tous ceux qui pensaient en toute logique (mais la logique et la guerre !) que c’est à partir de Bakhmout/ Artiomovsk, ou de Severodonetsk/Lyssytchansk, que l’avancée vers Slaviansk/Kramatorsk se serait opérée.

Mais le secteur de Bakhmout et alentours semble être un autre sac à feu qu’affectionne les Kiéviens. Les Russes avancent peu dans ce secteur, mais passent leur temps à détruire tant et plus d’hommes et de matériel kiéviens qu’on leur fournit en masse.
Quand au secteur de Severodonetsk/Lyssytchansk, cela fait des mois que certains voyaient une avancée rapide, après la prise de ces deux villes par les Russes, en direction de Seversk, puis de Seversk à Slaviansk/Sloviansk et Kramatorsk.
Mais il se fait que Seversk est un bastion difficilement prenable : complètement « tranchéisé », « emblockhausé », « bunkerisé » qui se situe sur une hauteur entourée de tous côtés par la steppe basse. Or, comme dit un adage militaire de base : qui tient les hauts, tient les bas !
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