Note à propos de l’article précédent.
La langue russe ne se prononce pas toujours comme elle est écrite.
Россия (Rossiya), Russie, par exemple se prononce ràssiya, donc bien avec un « s » géminé, mais par contre avec un « à » à la place du « o ».
Dans le chant des Bateliers on a : зй ухнем (zy ouc’hnem) qui veut dire quelque chose comme : « eh allons-y » ou « han allons-y » et qui se prononce : èy ouc’hiyèm.
Le х que j’ai écrit c’h, comme en breton, est l’équivalent du « j » de l’espagnol (la jota) et du « ch » allemand de « Bach ».
On peut voir qu’il n’est plus question de « zy » (ou ziy) mais de « èy », ni de « ouc’hnem » mais de « ouc’hiyèm », le « n » ne se prononce pas et le « e » comme bien souvent est un « yè », et même ici un « iyè » en deux syllabes.
Le russe palatalise à tour de bras ses voyelles, et ses consonnes à l’occasion.
Dans ce même chant on rencontre : волга, волга, мать-река (volga, volga, mat’-reka), qui veut dire : « Volga, Volga, mère-rivière » en français, et qui se prononce : volga, volga, mayt-rika.
Le « t' » que j’ai retranscrit « yt » est un « t » prononcé en arrière, au niveau du palais. Quant au « e » de « reka », il est prononcé « i ».
Dernier exemple : тяни канат (tyani kanat) qui veut dire : « tire la corde », est prononcé : tini kanat. Je viens de dire que la langue russe palatalise, mais là c’est le phénomène inverse avec un « ya » qui est réduit à un simple « i ».
Cela dit, le russe semble avoir quand même une forte prédilection pour le yod.
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