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Note à propos de l’article précédent.

28 septembre 2023

La langue russe ne se prononce pas toujours comme elle est écrite.

Россия (Rossiya), Russie, par exemple se prononce ràssiya, donc bien avec un « s » géminé, mais par contre avec un « à » à la place du « o ».

Dans le chant des Bateliers on a : зй ухнем (zy ouc’hnem) qui veut dire quelque chose comme : « eh allons-y » ou « han allons-y » et qui se prononce : èy ouc’hiyèm.

Le х que j’ai écrit c’h, comme en breton, est l’équivalent du « j » de l’espagnol (la jota) et du « ch » allemand de « Bach ».

On peut voir qu’il n’est plus question de « zy » (ou ziy) mais de « èy », ni de « ouc’hnem » mais de « ouc’hiyèm », le « n » ne se prononce pas et le « e » comme bien souvent est un « yè », et même ici un « iyè » en deux syllabes.

Le russe palatalise à tour de bras ses voyelles, et ses consonnes à l’occasion.

Dans ce même chant on rencontre : волга, волга, мать-река (volga, volga, mat’-reka), qui veut dire : « Volga, Volga, mère-rivière » en français, et qui se prononce : volga, volga, mayt-rika.

Le « t' » que j’ai retranscrit « yt » est un « t » prononcé en arrière, au niveau du palais. Quant au « e » de « reka », il est prononcé « i ».

Dernier exemple : тяни канат (tyani kanat) qui veut dire : « tire la corde », est prononcé : tini kanat. Je viens de dire que la langue russe palatalise, mais là c’est le phénomène inverse avec un « ya » qui est réduit à un simple « i ».

Cela dit, le russe semble avoir quand même une forte prédilection pour le yod.

From → divers

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