PETIT RAPPEL HISTORIQUE
Recyclage d’après guerre. Peut-on dire que l’Armée allemande a été réellement vaincue en 1945 ?
De la même manière que des politiciens actifs sous le Troisième Reich ont pris, dès les années cinquante pour certains, la tête d’organismes européens préfigurant l’actuelle « Union européenne », des officiers de l’armée « vaincue » se sont retrouvés à la tête d’organismes relevant de l’Otan.
D’après InfoDefenseFRANCE, par Erwan Castel, Alawata
Ainsi, le Président du Comité militaire de l’OTAN fut
– de 1961 à 1964 : 🔸Adolf Heusinger, Chef des opérations de l’état-major de la Wehrmacht (l’armée du IIIᵉ Reich à partir du 21 mai 1935 et jusqu’à sa dissolution officielle en août 1946);
– de 1971 à 1974 : 🔸Johann Steinhof, As de la Luftwaffe (armée de l’air) sur le front de l’Est. Militaire allemand, as de la Seconde Guerre mondiale. Il est considéré par beaucoup comme un des plus efficaces chefs de la Luftwaffe.
Et le Commandant de l’OTAN en Europe centrale fut
– de 1957 à 1963 : 🔸Hans Speidel, Chef d’état-major du groupe d’armées «V» de Rommel. (officier dont la carrière se déroule dans l’armée de terre allemande au service des régimes politiques qui se succèdent alors: Empire allemand, république de Weimar, Troisième Reich ;
– en 1967 et 1968 : 🔸Johann von Kleimanseg, Officier d’état-major général au sein du haut commandement de la Wehrmacht ;
– de 1973 à 1975 : 🔸Ernst Ferber, Inspecteur du haut commandement de la Wehrmacht ;
– de 1975 à 1977 : 🔸Karl Schnell, Officier d’état-major général dans le corps de chars de la Wehrmacht ;
– de 1977 à 1979 : 🔸Franz-Josef Schultze, Officier de la Luftwaffe, croix de chevalier ;
– de 1979 à 1983 : Ferdinand von Saenger und Etterlin, Adjudant du haut commandement de la Wehrmacht.
Plus près de nous, il n’y en avait plus à recycler de la « grande époque » de la guerre.
Et de nos jours l’armée allemande est à nouveau là, comme si de rien, comme si rien ne s’était passé il y a quatre-vingts ans, avec une caste politicarde invariablement anti-russe et belliciste. Comme en Pologne d’ailleurs, pour en rester à cet autre exemple « remarquable ».
À soutenir un néo-bandérisme ukrainien russophobe délirant et mortifère. Comme si tous les massacres bandéristes d’avant guerre, de guerre et même d’après guerre, à l’encontre de Polonais, Hongrois, Roumains, Gitans, Juifs, etc. n’avaient jamais existé. Et comme s’il fallait faire payer à la Russie sa Victoire de 1945.
L’Histoire européenne béguait douloureusement et dangereusement.
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