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DU TCHADOR À BREL EN PASSANT PAR L’ABAYA

3 septembre 2023

Après le tchador dont la critique semble passée de mode, puis le voile islamique (qui n’est jamais que le fichu que portaient nos mères ou grands-mères chrétiennes ou mécréantes, autrefois), le burkini (qui à l’inverse du monokini, ou le simple string n’est pas impudique, mais on nage c’est le moment de le dire dans le monde à l’envers), voici maintenant un nouveau et celui-là dangereux pas de franchi, l’abaya (une robe longue et ample du genre de ce que tant et plus de femmes peuvent mettre, du moins dans le style léger, aux beaux jours comme j’en ai vu aujourd’hui encore) dont les laïcards obtus et intolérants et démagogues nous disent que c’est un signe distinctif… comme si le visage, la tronche de chacun, le physique en général n’était pas déjà un signe distinctif, nécessaire et suffisant.

Ça va être quoi après ?

Donc moi, ce que j’aurais bien proposé c’est que tous les élèves grands et petits, ainsi que les profs soient tous à poil pour étudier ou enseigner. Ce qui ferait faire des progrès substantiels à la connaissance anatomique de l’ensemble des Français.

Mais après réflexion, je me dis que la distinction serait faire entre les beaux et les moches, et qu’avec la mode imbécile des tatouages, cela allait encore apporter d’autres sortes de discriminations.

Donc au final, ne serait-il pas plus simple, si simple, pour arrêter ces çonneries, que tous les élèves, écoliers, collégiens, lycéens, étudiants, écoles publiques comme écoles privées, filles et garçons portent un uniforme ? Jupes pour les filles, pantalons pour les gars. Je laisse la question desdits transgenres en suspens.

Mais c’est sans doute trop simple. En de nombreux pays, c’est pourtant le cas. Je ne parle pas des « mauvais » pays comme la Chine et la Russie, mais le Japon par exemple. Et peut-être bien même chez les anglo-saxons, au moins en partie.

Les tenues distinctives (pour se distinguer, pour être reconnu en bien ou en mal) portées volontairement, par goût ou par nécessité (dans divers métiers) ou imposées, ne sont pas d’hier.

D’ailleurs, rappelez-vous, il n’y a pas longtemps, certains grands démocrates nous expliquaient comment mettre au rencart, avec des droits réduits, les mécréants du covidisme, facile à repérer par leur absence de masque. De signe distinctif « obligatoire ».

Je pourrais citer encore la tenue « pyjama (survêtement) capuche » des banlieues, ou la tenue « rebelle politique » des lamentables « anarchistes » dévoyés Black blocs par exemple.

Tiens, au fait, je me demande Brel revenant, s’il aurait le droit de chanter en sa sorte de soutane ou de chasuble des débuts dans les cabarets parigots, quand Brassens l’avait surnommé dit-on « Le révérend père Brel ».

Mais voilà comment un certain Sébastien sans nom de famille en parle sur le site :
https://parlesroutesduprintemps.blogspot.com/2013/07/labbe-brel.html
« Il portait une petite moustache fine et chantait en s’accompagnant à la guitare, vêtu d’un improbable costume de scène gris perle ressemblant à une chasuble de laquelle sortaient ses deux immenses mains qui deviendront progressivement un atout en terme de présence scénique. À ces traits de caractère, l’on peut ajouter le fait que, encore imprégné de l’influence du scoutisme et de son éducation catholique, certains de ses premiers textes sont d’inspiration religieuse, à l’instar de Heureux et Prière païenne, par exemple. De plus, il chante également pour des organisations chrétiennes. Tout ceci contribuera à le faire spontanément surnommer « L’abbé Brel » par Georges. »

Effectivement, j’ai par devers moi un de ses premiers quarante-cinq tours que j’ai écouté du temps où j’avais encore un tourne-disques. J’ai sous les yeux le disque ; les titres en sont : La lumière jaillira, L’homme dans la cité, Demain l’on se marie, Voici.

Allons-y pour La lumière jaillira, mais les trois autres sont plus ou moins de la même trempe, du même acabit ; on a même le droit à l’orgue ici :

Et dans le style Brel typique, avec des trompettes assez pour ne pas dire beaucoup dans le genre pompier et grandiloquent ; et sa manie de toujours finir au climax ascendant, bruyant, éventuellement accéléré … pour … ne pas énoncer grand chose, au final. Mais ce n’est que mon petit point de vue.

L’amour toujours, etc.

Ce qui est amusant quand on a pu savoir un peu ce que fut sa vie amoureuse. Le bon bourge catho très pointilleux sur l’éducation de ses filles qui fréquentaient une bonne école privée ; et qui, quand il daignait passer chez lui, avait des leçons de bon maintien à prodiguer à sa famille, femme comprise ; tandis que lui par ailleurs comptait fleurette à ses maîtresses.

Quand j’écoute Brel, ce qui n’est pas souvent, je me remémore toujours ce qu’il aurait (conditionnel) dit un jour de Ferré : Ferré c’est de la frime. Et je l’applique à Brel.

From → divers

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