Aller au contenu principal

LES DINGOS DÉGÉNÉRÉS S’AGITENT ET LA GUERRE RISQUE ÉGALEMENT DE DÉGÉNÉRER

30 août 2023

En résumé.

La Russie a subi il y a quelques heures « une attaque massive de drones » otano-kiéviens.

Tandis que la Flotte russe de la mer Noire a repoussé une attaque de drones près de la baie centrale de Sébastopol, en Crimée, d’autres drones visaient tout un ensemble de sites dont on peut dire qu’ils ne sont pas tous du domaine militaire.

Ils étaient dirigés vers des régions situées à proximité de la frontière russe ou beaucoup plus loin jusqu’aux alentours de Moscou.

D’après l’agence de presse russe Tass, des drones ont attaqué l’aéroport de Pskov, ville russe qui jouxte la frontière de l’Estonie, attaque qui n’a pas fait de victimes, un aérodrome militaire où quatre avions Il-76, au moins, ont été endommagés. À la suite de quoi l’espace aérien dans la région de Pskov a été fermé aux vols.

(voir la carte ci-dessous)

Voici ce qu’en disait ce matin Erwan Castel :

« Cette nuit, les forces ukro-atlantistes ont mené une nouvelle provocation d’envergure en attaquant avec plus de 20 drones l’aéroport militaire de Pskov.

Il est plus que probable que cette attaque ait été menée depuis un territoire balte comme la Lettonie [erreur : Estonie, ce qui a été confirmé un peu plus tard] qui n’est qu’à 50 de km de l’aéroport visé.

Car lancer 21 drones d’attaque demande une équipe, des moyens de guidage et de transport etc; ce qui ne pourrait pas passer inaperçu en Russie.

La question principale est de prouver l’implication des services de l’OTAN dans la mise en œuvre de cette opération à savoir ici Pologne et Lettonie. [erreur : Estonie]

Les forces de Kiev sont chez elles dans les bases militaires frontalières par lesquelles transitent la plupart des aides militaires et formations occidentales.

Une fois dans l’espace Schengen un commando ukro-atlantiste peut aller où bon lui semble et travailler sous le parapluie juridique de l’OTAN…

…si les services occidentaux regardent ailleurs. »

Les autres drones se sont retrouvés approximativement dans la zone cerclée de vert, voir carte ci-dessous :

Soit en plus détaillé :

Un drone a été détruit par des moyens de défense aérienne au-dessus du territoire du district de Rouza, dans la région de Moscou (ville située à 90 km, à vol d’oiseau, à l’ouest de Moscou).

La défense aérienne russe a détruit deux drones ukrainiens dans la région de Riazan (ville située à 110 km de Moscou).

Kiev et consorts ont tenté d’attaquer des installations russes avec trois drones dans la nuit de mardi à mercredi. Les drones ont été détruits par la défense aérienne dans la région de Briansk (ville située à 70 km de la frontière ukrainienne).

La défense aérienne a détecté et détruit en vol deux drones dans la région d’Oriol (100 km de la frontière ukrainienne).

Enfin, un drone a été détruit au-dessus de la région de Kalouga.

La réaction ne s’est pas fait attendre puisque, d’après ukraine watch, la matinée a été très chaude à Kiev, où l’on dit qu’il n’y a pas eu d’attaques d’une telle ampleur depuis le printemps de cette année. Plusieurs groupes de drones russes sont entrés à Kiev par différentes directions. Bientôt suivis de missiles lancés depuis l’avion stratégique Tu-95 sur diverses cibles militaires.

Mais l’information sans doute la plus importante est que les milieux officiels russes ont déclaré que ces attaques conjointes de drones auraient été réalisées depuis le territoire balte de l’Estonie. Pays de moins d’un million 400.000 habitants !

Pendant ce temps (d’après ukr_leaks_fr), Anna Malyar, la vice-ministre de la Défense a appelé les Ukrainiens à ne pas avoir peur de la mort et à aller mourir même pour un commissaire militaire corrompu.

« Se demander « Pourquoi vais-je mourir alors qu’un corrompu est assis dans le bureau d’enregistrement et d’enrôlement militaire ? » c’est poser une mauvaise question : l’amour pour la Patrie – comme l’amour pour les parents ou les enfants, il est inconditionnel », a-t-elle déclaré.

Concluons avec cette remarque de Dmitri Medvedev :  » Les criminels ukrainiens ont annoncé qu’ils avaient coordonné des frappes contre tout ce qui est russe, « comme en Crimée ».

« Si cela est vrai (et il n’y a aucune raison d’en douter aujourd’hui), commente Donbass Insider, il s’agit d’une preuve directe et juridiquement pertinente de la complicité de l’Occident dans la guerre contre la Russie aux côtés de l’État de Stepan Bandera. Un casus belli raffiné et, pour la Russie, l’occasion d’agir dans le cadre du jus ad bellum contre tous les habitants des pays de l’OTAN.
Triste, hélas. Les prédictions de l’Apocalypse se rapprochent. »

Le jus ad bellum, le droit à la guerre, c’est-à-dire le droit légitime d’entrer en guerre contre une entité quelconque, en l’occurrence droit pour la Russie de considérer l’Estonie, membre de l’Otan, en guerre contre la Russie. Puisque agressée depuis son territoire.

Jusqu’à maintenant l’Otan, de nombreux pays de l’Otan ou alliés (Japon, Corée du Sud …) ou l’Union Européenne soutenaient en envoyant de l’argent, des armes, en encourageant des pays à intégrer des soldats (militaires professionnels ou mercenaires) au sein de l’armée kiévienne, en aidant dans la guerre électronique, en guidant par les satellites, en espionnant par les avions en limite des eaux territoriales de la Mer Noire, etc.

Mais là, un pas dangereux est franchi. Si aucun pays faisant partie de l’Otan ne se désolidarise de ce qui vient de se passer, tous les pays de l’OTAN peuvent être considérés comme en guerre contre la Russie quasi officiellement. La France y compris.

Autrement dit, plus moyen de cacher le fait que c’est l’Otan qui est en guerre contre la Russie, avec toutes les conséquences possibles, comme de se faire bombarder ici ou là.

From → divers

Commentaires fermés