Rigolo
Il a suffi qu’on évoque récemment la « chanteuse » subventionnée Armanet (dont l’art en chansonnettes n’a rien de celui de Manet) pour qu’elle revienne sur le devant de la scène de l’actualité.
Elle vient de se fendre, sur je ne sais quelle radio, d’un commentaire surprenant à propos d’une chanson de Sardou, que personnellement je ne connaissais pas ou que j’avais oubliée (Sardou n’a jamais été ma référence et certaines de ses chansons m’ont toujours fortement déplu par leur côté opportuniste ou gros-beauf, comme pour Johnny, mais ce n’est pas le sujet ici).
Il s’agit d’une chanson de 1982 : « Les Lacs du Connemara » qui, dit-elle, «est une chanson qui me dégoûte… le côté scout, sectaire… la musique est immonde … c’est de droite, rien ne va». Étant entendu : moi je suis de gaôche !
Elle peut dire ce qu’elle veut et penser ce qu’elle veut, je suis pour la liberté d’expression, mais ce qui serait intelligent est qu’elle se renseigne avant sur le contenu des paroles et sur le pourquoi de cette forme musicale. Et qu’elle critique sur du réel et non du fantasmé.
Moi-même, je viens d’aller me renseigner et d’écouter cette chanson.
Le rythme est éminemment militaire, mais il faut savoir que le texte évoque une révolte, celle des Irlandais contre la domination des Anglais, quand ces derniers les condamnaient à la famine.
On y trouve par exemple :
« On y vit encore au temps des Gaëls et de Cromwell
Au rythme des pluies et du soleil
Aux pas des chevaux.
On y croit encore aux monstres des lacs
Qu’on voit nager certains soirs d’été
Et replonger pour l’éternité.
On y voit encore
Des hommes d’ailleurs venus chercher
Le repos de l’âme et pour le cœur, un goût de meilleur.
L’on y croit encore
Que le jour viendra, il est tout près
Où les Irlandais feront la paix autour de la Croix ».
C’est peut-être la croix qui la gêne ?! Mais que l’on aime ou que l’on n’aime pas, c’est un fait, la masse des Irlandais est catho, voire catho assez traditionnelle. À la différence, justement des Anglais. Et ce sont bien la noblesse et la bourgeoisie anglaises et anglicanes qui ont maintenu l’Irlande sous leur joug. C’est l’Histoire ; réelle et non mythique. Avérée.
« C’est de droite » est sans doute la réflexion la plus imbécile dans ce contexte.
Si j’avais du temps à perdre car je pense qu’elle ne peut même pas comprendre, j’aurais envie de dire, à cette Armanet, qui (après vérification) ne vaut pas tripette comme je l’ai dit précédemment, qu’elle semble ignorer certaines choses relativement à « la gauche » et à « la droite ».
Il y a des années maintenant, Sardou était venu chanter dans la ville « de gauche » où l’on avait construit Le France, le paquebot qui a fini démantelé « grâce » à giscard.
Je n’y étais pas, mais la presse d’alors a raconté qu’il avait obtenu un énorme succès, surtout quand il est entré sur scène en chantant : « Ne m’appelez plus jamais France… » Les gens conquis et qui applaudissaient à tout rompre étaient en grande partie des « gens de gauche ». Dirais-je : « des gens de gauche à l’ancienne » ?
Voilà un fait, un fait objectif.
Moi aussi, quand j’étais tout jeune j’ai pu me laisser prendre au jeu des étiquettes. Réelles ou collées. L’étiquette ne vaut rien, ce qui compte c’est ce que disent réellement et surtout ce que font réellement les individus.
Dans le même genre, j’aurais envie de rappeler que le Puy du Fou – le Sommet, la Petite Éminence (podion, podium) du Hêtre (fagos, fagus) – le parc historique du « facho » vendéen bien connu de Villiers, reçoit la visite de toutes sortes de personnes, parfois venant de loin, dont des cars entiers affrétés par les comités d’entreprise.
Mais que connaît-elle cette Armanet – de la « gauche caviar » – du monde du travail … ou de l’histoire des provinces françaises ?
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