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LA COUR DÉCOMPTE, MAIS FINALEMENT POUR QUE DALLE

10 août 2023

La Cour des Comptes qui dénonce, mais n’a absolument aucun pouvoir d’ester en Justice, donc qui ne sert à rien finalement, a révélé dans un rapport de juin dernier — que le Canard (bien enchaîné, généralement de nos jours, mais c’est encore un autre sujet) a déniché il y a peu — que des chantailleurs absolument non débutants ou apparemment pas dans le besoin ont reçu la plus grosse part d’aides financières étatiques dénommées « aide à la création artistique ».

Déjà les mots « création » et « artistique » semblent être des extrapolations car, en fait, il faudrait déjà qu’ils créent de l’art ; et étant également entendu que l’art, l’Art, n’est pas réduit comme cela semble être le cas essentiellement ici, à l’industrie de la chansonnette.

Tout en rappelant que « artiste » et « subventions » sont deux termes qui à mon humble avis, sont parfaitement antinomiques. Dont l’union est aussi incongrue que de lier, par exemple « Van Gogh » à « artiste d’État ». Lui qui n’a jamais vendu que deux tableaux de toute sa courte vie. Et bien qu’il eut un frère marchand de tableaux.

On a donc appris que la majeure partie des subventions, dont le but est paraît-il de « favoriser la diversité musicale, les nouveaux talents et les projets innovants » arrivent directement dans la poche de gens « bien connus du grand public », selon la formule consacrée.

Ainsi, en 2021, les cinq montants des « aides » les plus élevées ont été attribués à : Florent Pagny (271.000 euros), Les Enfoirés (sic) (189.863 euros), Juliette Armanet (154.000 euros), Bernard Lavilliers (120.000 euros) et Benjamin Biolay (119 000 euros).

On a également appris que Johnny (donc ses ayants-droits), pourtant décédé en 2017, a reçu 333.890 euros d’ « aides à la création » entre 2019 et 2022 !

À la limite, on pourrait se dire qu’une aide aux Enfoirés (sic) pourrait se comprendre puisqu’elle réunit tout un tas de retraités de la chansonnette, dont certains sont peut-être désargentés.

De même pour Armanet, une jeune dont je viens de découvrir l’existence, et qui est, si j’ai bien compris, elle aussi, une « fille de… », en l’occurrence du compositeur Jean-Pierre Armanet, qui lui-même ne me dis pas grand chose.

Je me suis renseigné sur cette dernière, cela m’a pris deux ou trois minutes, en piochant sur un de ses disques longue durée qui se trouve sur YouTube.

Je ne sais pas si c’est parce que je suis un vieux schnock, mais sa voix infinitésimalement faible et emmêlée dans la musique m’a interdit de rien y comprendre. Tout ce que je peux en dire est que cela semble un peu mieux que du rap. C’est sans doute dans les écoles privées qu’elle a fréquentées qu’on lui a inculqué la retenue, le chuchotis et les messes basses.

J’ai également constaté que cette Juliette pouvait s’exhiber sur scène, fortement déshabillée, comme le fait la rockeuse « fille d’Higelin ». C’est apparemment une mode qui me parait infiniment étrange en ce monde où un certain féminisme agressif sévit pourtant comme on le sait et le voit.

Une de ses références chansonnières serait Barbara. J’ai du mal à imaginer que cette dernière, qui était plutôt squelettique, et retenue, ait pu s’exhiber en chantant.

Biolay. Celui-là je connaissais juste son nom, je viens de me renseigner. On me dit qu’il serait chanteur et acteur et qu’il a déjà été récompensé par six victoires de la musique et un césar du meilleur second rôle. Je ne sais pas ce que sont les victoires de la musique (mais j’imagine !) et je sais juste que les césar(s) concernent l’entregent, pour ne pas dire la maffia du sous-cinéma franchouillard déliquescent.

Quant à Pagny et Lavilliers, ce sont des chanteurs qui me laissent totalement indifférents, du moins au niveau de leur « art ».

Leurs maisons d’édition de disques nous expliquent sans rire que c’est normal que leurs poulains soient subventionnés, puisqu’ils réalisent des projets qui coûtent cher. En clair, plus une maison de disques encaisse, plus elle a le droit de recevoir des subventions pour ses projets, donc pour des projets de plus en plus faramineux.

Biolay c’est le « socialo » qui a soutenu Royal en 2007, Hollande en 2012. Qui a été de sa petite chanson « anti-fachisse » en 2014, qui a fait partie des signataires, en novembre 2016, d’une tribune publiée dans Le Journal du Dimanche pour dénoncer ceux qui s’en prenaient à Hollande, rappelant « tout ce qui a été accompli » pour « la sanctuarisation [sic] du budget de la culture [resic]». Bin voyons ! Pas folle la guêpe… comme on peut le constater en 2023.

En septembre 2018, il signe en une de l’Immonde « l’appel de 200 personnalités pour sauver la planète », à propos du prétendu réchauffement climatique intitulé : « Le plus grand défi de l’histoire de l’humanité ». Amen. Et pour parachever le tout, il a voté Ladingo de Paname en 2022, et très probablement, mais c’est moi qui ajoute, pour macron au second tour.

Donc, personnage méprisable, lui aussi.

Je ne vais pas trop insister sur Pagny, je ne vais pas trop tirer sur un malade, sur quelqu’un de très mal en point, dit-on. Mais qui, quand même, a pratiqué le détournement de mineur autrefois (Vanessa Paradis), qui a déjà été condamné pour fraude fiscale, s’est installé au Portugal pour payer moins d’impôts en France, qui a été pleurer en 2018 auprès de macron à propos de ses impôts. Et est un fidèle des Enfoirés (sic), dont je doute qu’elle soit uniquement, et de nos jours, une simple entreprise d’aide aux Restos du Cœur coluchiens.

Et je me suis gardé pour la fin Lavilliers (en un seul mot). Ce pauvre type qui se prétend ou se prétendait « anar » autrefois, chantait même parfois des chansons de Ferré. Et qui nous a expliqué, lors de la folie covidiste, que les « antivax » étaient des « connards » (sic).

Le prix à payer pour ses « subventions » ? Et là, il n’est plus question d’ « À bas l’État ! »

From → divers

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