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Variantes de codage de l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2, qui régule en particulier le système sanguin, dans différentes populations et impact potentiel sur le renforcement ou l’affaiblissement de sa liaison avec la protéine « spike » délétère.

17 juillet 2023

(jpf) Ceci est un condensé de l’essentiel des conclusions de l’article originellement en anglais : ACE2 coding variants in different populations and their potential impact on SARS-CoV-2 binding affinity. Variantes de codage ECA2 dans différentes populations et leur impact potentiel sur l’affinité de liaison au SARS-CoV-2. Paru sur le site de la National Library of Medicine, un site officiel du gouvernement étatsunien.

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7439997/

Remarque liminaire : l’ECA2, l’enzyme de conversion de l’angiotensine 2 (ACE2 en anglais Angiotensin-Converting Enzyme 2), est une enzyme qui est liée à la face externe des membranes plasmiques des cellules du cœur et des artères, du poumon, des reins et du système digestif. Elle joue un rôle majeur dans la régulation du cœur, de la pression sanguine et des reins. Voir un précédent article.

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La sensibilité de différentes populations à l’infection par le SRAS-CoV-2 n’est pas encore comprise.

Les chercheurs ont choisi d’étudier la nature des interactions protéine-protéine, à l’interface SRAS-CoV-2 / ECA2, et comment les variations subtiles de la structure d’ECA2, induites par certaines mutations, peuvent modifier la liaison du SRAS-CoV-2 dans des populations différentes.

Cela a été tenté en analysant (à partir des éléments présents sur différentes bases de données) différents variants faux-sens ECA2 (faux-sens, missense, en anglais, i.e. dont l’acide aminé n’est pas le même que celui de la séquence de référence) qui codent pour ECA2-K26R, ECA2-I468V, ECA2-R219C, ECA2-K341R, ECA2-D206G, ECA2-G211R et la force de leur interaction avec la protéine de pointe (protéine S, la trop fameuse protéine « spike ») du SRAS-COV-2

Il a été rapporté que le SRAS-CoV-2 se lie à l’ECA2 humain via différents résidus ECA2. Nous avons analysé toutes les variantes de codage ACE2 signalées et sélectionné les variantes les plus fréquentes dans les différentes régions ou certaines entités du monde : africains, afro-américains, américains, juifs ashkénazes (sic), asiatiques, asiatiques de l’est, chinois du sud, chinois de Pékin, sud-asiatiques, européens, finlandais, latinos… Les résidus sélectionnés comprennent K26R, D206G, G211R, R219C, K341R et I468V.

Comment les variants ECA2 peuvent-ils influer sur la sensibilité de différentes populations à l’infection par le SRAS-CoV-2 ?

La variante K26R qui diminue la liaison au virus ECA2 (donc effet potentiellement bénéfique) s’est avérée la plus fréquente dans la population juive ashkénaze (1,2%).

Au contraire, la population asiatique avait la fréquence allélique la plus faible pour le variant mononucléotidique codant pour K26R.

De plus, la fréquence de l’I468V qui améliore l’interaction de l’ECA2 avec le SRAS-CoV-2 (donc effet potentiellement maléfique) a été observée chez plus de 1 % de la population d’Asie de l’Est.

Fait intéressant, I468V n’a pas été détecté dans les populations africaines, afro-américaines, américaines, juives ashkénazes et latino-américaines et était très rare dans la population européenne.

Le R219C était le plus fréquent dans la population d’Asie du Sud (0,1 %), mais n’a pas été détecté dans d’autres sous-populations asiatiques et était beaucoup moins fréquent ou absent dans d’autres populations.

Le K341R, qui améliore la liaison virus-récepteur (donc potentiellement maléfique), était le plus fréquent dans les populations africaines et afro-américaines ; moyenne d’environ 0,4 % et d’environ 0,5 %, respectivement.

Enfin, le D206G et le G211R, qui ont montré la plus forte interaction avec l’ECA2 (donc potentiellement maléfiques), étaient les plus abondants dans la population européenne, atteignant respectivement 0,06 % et ~ 0,2 %.

Le G211R était également abondant dans la population sud-asiatique ~ 0,2 %.

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Les résultats donnent des indications concernant les populations qui pourraient être plus sujettes à l’infection par le SRAS-CoV-2 en raison d’une affinité de liaison accrue. Néanmoins, il est nécessaire de disposer de statistiques appropriées sur les infections, les décès et la guérison pour parvenir à une conclusion définitive.

Nos caractéristiques proposent que les variantes ECA2 dans différentes populations pourraient entraîner des variations significatives de l’affinité obligatoire entre SRAS-CoV-2 et ECA2. Pourtant, des tests de liaison expérimentaux sont encore nécessaires pour confirmer notre affirmation. Pour mieux comprendre la sensibilité des individus de différentes populations au SRAS-CoV-2 et leur risque d’infection, des projets de séquençage à grande échelle doivent être réalisés.

L’intégration de la génétique des populations dans les études sur le SRAS-CoV-2 fournira un nouvel aperçu du mystère de la sensibilité, de l’infection, de la pathogénicité et de la mortalité dans différentes régions. Le séquençage de l’ECA2 chez les patients présentant les conditions les plus graves dans chaque population fournira également une conclusion plus fiable.

Enfin, nos découvertes peuvent potentiellement guider les futures tentatives de conception d’inhibiteurs à petites molécules, conçus spécifiquement pour perturber l’interaction entre les variantes de liaison ECA2 les plus fortes et la protéine S du SRAS-CoV-2.

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Je laisse chacun extrapoler sur ces résultats. Sur les « bonnes » et « mauvaises » liaisons entre bonnes et mauvaises protéines. Et sur les armes biologiques ethniquement ciblées ou pas. Ce qui relève de la réalité et non de fantasmes comme on l’a compris avec ce virus artificiel sino-étatsunien du SRAS-CoV-2. Ou comme on l’a appris de ce qui s’est passé pendant des années dans des laboratoires étasuniens implantés en Géorgie par exemple ou en Ukraine ou aux États-Unis même, manipulant et « bonifiant » la dangerosité de virus humains ou animaux.

From → divers

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