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DÉPECER LA « BÊTE IMMONDE » ?

6 décembre 2022

En complément à une récente information concernant l’Ouest de l’Ukraine.

Voilà ce que j’écrivais le 3 décembre :

Piotr Tolstoï, un Russe qui ne fait pas dans la nuance (par ailleurs francophile, francophone et anglophone, les uns n’empêchent pas les autres), fils du peintre Oleg Tolstoï, descendant lui-même de Léon Tolstoï, et vice-président de la Douma, un « proche de Poutine », est venu dire aux yeux et aux oreilles ébahis des agents de la propagande de BFM-TV que se posait la question de savoir où se situera à venir la frontière ukrainienne avec la Russie.

Il la verrait bien du côté de la Galicie et de la Volhynie ; là-bas, tout là-bas à l’Ouest ; et ne serait même pas opposé à ce que ces territoires retournent dans l’escarcelle de la Pologne.

Voici maintenant ce que je lis sur Donbass Insider

depuis InfoDefenseFRANCE (telegram) :

Ukraine⚡Pologne. Le directeur du service de renseignement extérieur [russe, le SVR] Sergey Naryshkin sur les préparatifs de la Pologne pour s’emparer de l’Ukraine occidentale:

🔸Les informations parvenant au SVR russe indiquent que Varsovie accélère les préparatifs de l’annexion des terres ukrainiennes occidentales – les territoires des régions ukrainiennes de Lviv, Ivano-Frankivsk et la majeure partie de Ternopil.

🔸Les dirigeants polonais visent à agir de manière proactive et persistante par crainte que leurs principaux partenaires de l’OTAN ne tentent de négocier avec Moscou au cours des prochains mois d’hiver, en faisant fi non seulement des intérêts des Ukrainiens mais aussi de ceux des Polonais.

🔸Pendant ce temps, Varsovie est persuadée qu’elle mérite une généreuse compensation pour l’aide militaire fournie à Kiev, l’hébergement de nombreux migrants ukrainiens et, enfin, la récente frappe de missiles sur le territoire polonais, que Varsovie a silencieusement « avalée » à l’instigation des États-Unis et des principaux pays européens.

🔸Dans un geste préventif, le président polonais Duda a demandé aux services compétents de préparer dans un court délai une justification officielle des revendications polonaises sur l’Ukraine occidentale.

🔸Le point de départ de la recherche archivistique en cours est le massacre de Volyn de 1943. Selon les experts polonais, cet épisode tragique « prouve irréfutablement » l’implication de l’armée insurgée ukrainienne dans le génocide du peuple polonais. Varsovie est convaincue que les informations disponibles dans les archives d’État sont suffisantes pour présenter une demande de restitution solide à Kiev.

🔸L’administration polonaise entend donner à cette démarche l’apparence d’une « initiative d’en bas ». À cette fin, il est prévu d’inclure les descendants des victimes des nationalistes ukrainiens vivant en Pologne parmi les requérants. En outre, les rédacteurs en chef des principaux médias polonais ont été chargés de commencer à sensibiliser le public du pays à « la nécessité de collecter les terres polonaises ».

🔸Afin d’assurer la légitimité des acquisitions territoriales prévues, les dirigeants polonais ont décidé d’utiliser l’expérience russe réussie du retour des territoires ancestraux en organisant des référendums sur ces derniers.

🔸En guise de « ballon d’essai », les services secrets polonais ont « divulgué » aux médias ukrainiens des informations sur la préparation présumée d’un plébiscite sur l’adhésion à la Pologne dans la région de Lviv, en Ukraine. Les réactions des acteurs régionaux de premier plan et des citoyens ordinaires devraient être suivies et analysées de près.

🔸Nous voudrions mettre en garde à l’avance les Polonais contre les fausses analogies hâtives et appeler à une étude plus attentive de leur histoire. Rappelons qu’il est rempli d’exemples amers d’affrontements entre nationalistes polonais et ukrainiens. Devrions-nous marcher à nouveau sur le même râteau?

InfoDefenseFRANCE – InfoDefense est une équipe de volontaires du monde entier. Plus de 20 chaînes Telegram dans différentes langues.

Ouest de l’Ukraine.

En noir : la zone approximative des oblasti de Lviv, Ivano-Frankivsk et Ternopil. Le cœur du bandérisme ukrainien. Auquel on peut ajouter plus au Nord et plus à l’Est : Loutsk, Rivné et Khmelnytskyï ; ou même encore Jytomyr et Vinnytsia. Les régions de Loutsk, Rivné et Ouest de Jytomyr forment l’ancienne Volhynie.

Pendant plusieurs siècles la Galicie ukrainienne, autrement appelée la Galicie orientale (Volhynie comprise, au moins en partie), fut sous domination polonaise, avec de fortes minorités polonophones, dans les campagnes, mais aussi dans les villes. À Lvov, c’était même apparemment la langue la plus parlée, en compagnie de l’ukrainien mais aussi du yiddish.

Par contre, sur la question d’un référendum, j’ai un énorme doute, car de nos jours le polonais est très minoritaire en cette région. Résultat de la Guerre, mais résultat également d’une politique stalinienne indifférente au malheur des uns et des autres en cette contrée.

Aux déplacements de population juste après Guerre et aux exterminations de villages entiers pendant la Guerre, dont celle également des Juifs. (sans parler de tous les autres, cf. divers articles précédents de ce blog) Mais on n’entend pas dire que le régime sioniste de colonisateurs de la Palestine réclame un retour en ces lieux. Ils pourraient difficilement le dire puisque, justement, les Juifs qui y sont morts n’étaient pas ou très peu sionistes, mais attachés à l’Europe ou trop pauvres pour la quitter.

NB En allant vers Cracovie depuis la frontière ukrainienne, se trouve au Sud de la Pologne, contre la frontière slovaque, la Galicie polonaise, ou Galicie occidentale.

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En orange : la zone approximative de l’oblast d’Oujhorod, la Transcarpatie à minorités hongroise et ruthène. Les ruthènes parlent un dialecte slave. On a déjà entendu, ces temps derniers, des Hongrois évoquer cette région et s’inquiéter de sa minorité magyare. De même, et c’est un simple exemple parmi d’autres, y a-t-il une minorité hongroise du côté slovaque de la frontière entre la Slovaquie et l’Ukraine. Et la Slovaquie et la Hongrie.

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En bleu : la zone approximative de l’oblast de Tchernivtsi, où se trouve une minorité roumanophone dans une zone qui a été détachée de la Roumanie au moment de la Guerre. Là aussi, les roumains lorgnent sur ces terres anciennement roumaines.

Tandis que plus à l’Est encore, vers le Nord /Nord-Est de la Moldavie, les Moldaves se soucient d’autres minorités roumanophones.

From → divers

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