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Affaire du pseudo-empoisonnement d’un opposant : lettre ouverte d’Olivier Mathieu à Monsieur le Président de la Fédération de Russie, Vladimir Vladimirovitch Poutine

15 septembre 2020

Publié le 14 septembre 2020 par defensededavidhamilton

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Courriel respectueusement adressé par mes soins, ce jour, à l’Ambassade de la Fédération de Russie en France:

ambrusfrance@mid.ru

et (service de presse de l’ambassade russe)
presse@ambrussie.fr

Paris, le 14 septembre 2020

Monsieur le Président Vladimir Vladimirovitch Poutine,

J’ai appris dans la presse que Macron se permettait de vous demander des « clarifications » (sic) au sujet d’un empoisonnement dont aurait été victime quelqu’un, récemment, dans votre pays.

Je me permets, Monsieur le Président Vladimir Vladimirovitch Poutine, de vous suggérer de demander à Macron des éclaircissements au sujet de la mort, le 25 novembre 2016, à Paris, d’un citoyen britannique, Léonard David Hamilton, l’un des plus grands photographes du vingtième siècle, qui était né le 15 avril 1933 à Londres.

Léonard David Hamilton, en effet, a été retrouvé mort, officiellement par « suicide », au 41 boulevard du Montparnasse, dans le quatorzième arrondissement de Paris.

Le premier problème est que, un mois avant sa mort, Léonard David Hamilton avait déclaré sur Internet craindre pour sa vie. Je connais aussi des personnes, qui sont disposées à en témoigner devant des tribunaux, qui, le jour de sa mort, ont parlé avec lui par téléphone de ses projets d’avenir. Voilà donc, d’emblée, un suicide fort douteux.

Le deuxième problème est que, bien que la présomption d’innocence soit officiellement inscrite dans le droit français, Leonard David Hamilton a été la cible et la victime d’une campagne de presse de grande ampleur puisque la presque totalité de la presse a énoncé contre lui en 2016 des accusations de « viol », pour des faits présumés remontant à 1987, de telle sorte que ces accusations étaient portées, hors délais légaux, contre un homme de 83 ans qui n’avait jamais été condamné à quoi que ce soit, de son vivant, par la justice de quelque pays que ce soit. De la sorte, David Hamilton qui était pauvre et n’avait pas d’avocats a aussi été insulté en des termes ignobles, sur des plateaux de télévision, par des « animateurs » de la télévision française. Ce fut un lynchage médiatique dans les règles de l’art, tandis que des milliers d’internautes le couvraient de menaces de mort, d’insultes et de diffamations sur Internet, sans susciter aucune réaction de « modération », à l’époque, de la part des autorités françaises pourtant toujours si promptes à prendre la défense d’autres personnes.

Le troisième problème est que, bien que David Hamilton ait été un photographe mondialement connu, et que sa mort ait eu lieu dans le centre de la capitale française, les récits médiatiques de sa mort ont été confus, erronés et contradictoires, tant au sujet de l’heure de sa mort que de l’identité de la ou des personnes qui l’auraient retrouvé agonisant. Par ailleurs, les services de police, ici la 3e DPJ, chargés de l’enquête, n’ont jamais convoqué une conférence de presse officielle pour donner les résultats de l’autopsie exécutée, suppose-t-on, sur le cadavre de David Hamilton. J’ai écrit à ce sujet deux livres, dont l’un a été préfacé par le fameux écrivain suisse Roland Jaccard.

Le quatrième problème est que l’acte de décès de Leonard David Hamilton a été rédigé hors délais légaux, qu’il comporte des fautes typographiques grossières (y compris dans le nom « Hamilton »!) et que ce document officiel d’une administration française indique que « le jour du décès a été impossible à déterniner ». En d’autres termes, cet acte de décès est entaché, selon la loi française, de plusieurs irrégularités. Je n’ai pourtant pas connaissance que cet acte de décès si curieux ait été corrigé. Il devrait pourtant l’être puisque, selon la loi française, un officier d’état civil doit répondre de ses erreurs dans l’établissement de tels actes. J’ajoute que les funérailles de David Hamilton, dont personne n’a parlé dans la presse, ont eu lieu à une date que je connais et en un lieu que je connais, en catimini, au milieu du mois de décembre 2016, près de trois semaines après sa mort.

Le cinquième problème est que, très peu d’heures après la mort de David Hamilton, un membre très proche de la famille de la principale accusatrice de David Hamilton twittait un « tweet » qui disait : « Justice est faite« . Il m’a toujours échappé le sens d’une telle phrase, et de nombreux autres propos de ce genre, émanant des ennemis de David Hamilton, qui étaient des propos enfreignant certaines lois françaises.

Je possède et j’ai réuni, Monsieur le Président Poutine, des dizaines d’autres arguments au sujet du harcèlement ignoble dont a été victime David Hamilton, jusqu’à son domicile, à la fin de sa vie, y compris de la part de journalistes dont je connais l’identité.

Au sujet de tout cela, la grande presse française n’a pas voulu dire un mot, et les autorités non plus n’ont pas donné la moindre clarification.

Ecrivant une lettre ouverte à Macron pour lui demander des clarifications à ce sujet, je n’ai pas à ce jour été jugé digne de la moindre réponse de sa part.

C’est pourquoi je me permets de vous écrire, Monsieur le Président Vladimir Vladimirovitch Poutine, en vous suggérant de dire quelques mots à Macron au sujet de la mort tellement étrange de Leonard David Hamilton.

Je vous prie de bien vouloir agréer, Monsieur le Président Vladimir Vladimirovitch Poutine, l’expression de mon très profond respect.

Olivier Mathieu, écrivain et journaliste.

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