LES VIEUX COPAINS
Rare vidéo du Ferré des dernières années où il est en compagnie de la méditerranéenne mère de ses enfants. La dernière fois (la sixième) que je l’ai vu « pour de vrai », en 1991/92 par là, sa manière de marcher que l’on remarque ici n’avait vraiment frappé. Vingt ans plutôt je le vois encore tout trépignant en chantant, boule de nerfs, à deux / trois mètres de moi. Ce n’était pas le même… et si, pourtant.
https://www.youtube.com/watch?v=uTiN_Bq7Bl4&list=RDuTiN_Bq7Bl4&start_radio=1
« Les vieux copains que l’on voit s’a-n aller … » comme le dit Ferré cet homme du Midi, et comme aurait pu le dire Brassens, cet autre homme du Midi, ou Trénet… Les Vieux Copains, cette chanson a connu plusieurs versions par plusieurs personnes, car en fait le texte est plus long de plusieurs strophes, de plusieurs couplets, sur le papier. Et découpé différemment selon les uns et les autres. 1
Celui qui suit est celui qui est chanté sur la vidéo.
Les vieux copains
Tout ridés fatigués
Qui vous tendent la main
Après bien des années
Les vieux copains
Que l’on voit s’en aller
En s’ tenant par la main
Pour ne pas culbuter
Les vieux copains
Qu’ont les yeux comm’ les cieux
Quand les cieux sont tout gris
Et qui voient pour le mieux
Les vieux copains
Tout salis par le temps
Qui n’est plus qu’à la pluie
Quand il pleut dans les yeux
Les vieux copains
Tout ridés fatigués
Qui vous tendent la main
Après bien des années
Les vieux copains
Que l’on voit s’en aller
En s’ tenant par la main
Pour ne pas culbuter
***
J’suis un d’ceux-là mon Dieu!
Donnez-moi des jardins
Pour cueillir la jeunesse
Pour couper les années
Pour en faire des tresses
Pas ma jeunesse à moi
Elle n’était pas heureuse
Mais celle que voilà
Dans les bras d’une gueuse
Avec ses seins trahis
Sous la robe trompeuse
Avec le reste aussi
Et croyez-moi, Petite
J’étais souvent gentil
Avec mon cœur devant
Et mes rêves dedans
***
Les vieux copains
Qu’on avait cru des fois
Prendre l’or de leur voix
Pour t’offrir un bijou
Les vieux copains
Qui te prenaient le temps
Pour se faire un printemps
Et t’en donner un bout
Les vieux copains
Qu’ont le passé passé
Dans leurs pas trop pressés
A marcher sur l’Amour
Les vieux copains
Qui dis’nt « Comment vas-tu ? »
Et qui ne savent plus
Ni leur nom ni le tien
Les vieux copains
Qu’on avait cru des fois
Prendre l’or de leur voix
Pour t’offrir un bijou
Les vieux copains
Qui te prenaient le temps
Pour se faire un printemps
Et t’en donner un bout
***
J’suis un d’ceux-là mon Dieu!
Rendez-moi la Folie
Celle que je cachais
Dans le fond de mon lit
Lorsque la nuit venait
Et que je dénonçais
Dans l’horreur du silence
Les raisons de la chance
A faire que la vie
Se raconte ou se vit
Ça dépend du talent
Qui se donne ou se vend
Quand on a décidé
De vivre ou de chanter
L’Amour et l’Amitié
Qui ne font que passer
***
Les vieux copains
Que je n’ reconnais plus
Qui passent dans la rue
En traînant des chagrins
Les vieux copains
Tout courbés par le temps
Quand le temps est au Nord
Quand le Nord est d’accord
Les vieux copains
Qu’ont des rides souillées
Par des larmes séchées
A travers les années
Les vieux copains
Qui mang’nt à la Sécu
Et qui ne savent plus
Où est l’quartier Latin
Les vieux copains
Que je n’ reconnais plus
Qui passent dans la rue
En traînant des chagrins
Les vieux copains
Tout courbés par le temps
Quand le temps est au Nord
Quand le Nord est d’accord
***
J’suis pas d’ceux-là mon Dieu!
Je vous rends la passion
Que vous m’avez prêtée
Un jour de déraison
Pour croire à vos conn’ries
Pour croire à vos enfants
Alors que cette vie
N’est fait’ que d’un instant
J’naîtrai demain matin
Quand tous mes vieux copains
S’électréliseront
Et réinventeront
Dans le pas du silence
Des raisons de la chance
A faire que la vie
Se raconte ou se vit
***
Alors, ces vieux copains
Se mettront à chanter :
Ô Camarades,
Electrélisons-nous!
Et si quelques étoiles
Veulent nous voir
On pourra toujours leur prêter
Quelques volts en supplément 2
Et alors… et alors…
Ell’s nous verront debout
Avec nos mains dans leurs coutures
Camarad’s… Camarad’s
Ell’s nous verront debout
Avec leurs mains dans leurs coutures
Camarad’, viens, camarad’, viens.
Commentaires fermés