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LA MORT DU PÈRE … QUEL MANQUE D’ÉLÉGANCE !

9 janvier 2020

L’auto-actualité médiatique – celle que les media se créent entre eux pour se glorifier et présentement se « purifier », mais plus bassement pour entretenir au mieux leur fond de commerce de produits bas de gamme toujours plus contestés et en déclin ; tout en confortant l’idéologie dominante, le politiquement correct du moment, ou le moralement convenable ou convenant du jour – me fait immanquablement penser à ce que disait Céline sur la fRance au sortir de la Seconde Guerre dans sa fameuse lettre (fameuse du moins pour les céliniens) à Milton Hindus du 11 juin 1947 :

Mais la France est folle en ce moment, vous le savez ; ivre de haines politiques ; ces crises sont habituelles dans son histoire. La France a d’ailleurs toujours très maltraité les écrivains (les Grecs de même !). Il a presque fallu qu’ils échappent tous au bourreau — un moment ou l’autre — la France et les Français ne méritent pas leurs écrivains dont ils tirent grande gloire ou gloriole! L’histoire littéraire française est une histoire de persécutions perpétuelles ; les prétextes sont innombrables.

Réalité si bien dénoncée dans tout son courrier de l’époque par notre Bardamu, mais aussi par des personnages comme Albert Paraz (sa trilogie Le Gala des vaches, Valsez saucisses et Le Menuet des haricots est, de nos jours encore, un régal d’impertinence et de lucidité, un manuel d’anti-conformisme salutaire) et comme Roger Puthoste plus connu sous les pseudonymes – parmi d’autres – d’André Thérive et de Romain Motier, ce dernier étant celui de sa trilogie, à lui : Traité de la délation, Traité de l’intolérance, et Essai sur les trahisons (ouvrages eux aussi parfaitement actuels, trop actuels).

La meute unifiée des media affamés de sang, s’est donc lancée à corps perdu à la poursuite de Matzneff (après l’avoir encensé pour la plupart autrefois), dans un esprit de croisade sidérant, et de chasse aux mécréants, sans nuance, uniquement à charge, dans un gargouillis nauséeux de retournements de vestes, et de total oubli de son propre passé. Serait-ce ce que l’on appelle des mémoires traumatisées ? La marque attendue de traumatismes mémoriels ? D’esprits martyrisés ?

L’hallali semblait proche quand le méchant et mauvais père, haï, de l’accusatrice a eu l’outrecuidance de défunter. Manquerait plus qu’il se soit suicidé, ou qu’il soit mort d’émotion, d’une crise cardiaque, à la lecture de l’œuvre de sa fille. Ou « plus pire » : mort non pas de honte ou de déshonneur, mais juste exprès pour enquiquiner sa fille. C’est qu’il y en a des tordus sur Terre…

« Drame », « terrible nouvelle », ou mots similaires titrent les gazettes. En effet : quel est ce mal-élevé (voir ce qu’en dit sa fille) qui a le mauvais goût, la mesquinerie, alors que l’agenda du scandale était déjà tout ordonné au mieux dans les officines de la décadence, de disparaître ? Comme un lâche ; tiens ! un peu comme David Hamilton.

Enfin, pour moi j’appelle ça une jolie claque à ce grouillot (tant mâle que femelle) de catins vieillissantes et sans pratique, devenues pieuses et grenouilles de bénitier sur le tard. Effet collatéral d’un « progressisme » assez minable, en déroute ; et donc prêt à tout.

From → divers

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