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MA RÉPONSE À MACRON

17 janvier 2019

Mon prince,

J’ai bien voulu condescendre à te lire, je dirais plus exactement à très vaguement te parcourir. Paysage désert affligeant. Petitesse. Néant. Aucune vision historique en tout ça. Conformisme, mouvement de rétropédalage, monde démentiel de régressions. Petites propositions pour amuser Populo, mais Populo n’est plus d’humeur, ou satisfaire les naïfs, sans rien toucher à l’Essentiel, comme de bien entendu.

Ta galerie d’aficionados, je viens d’en percevoir des éléments, certains « écharpe bleu-blanc-rouge » en bandoulière. M’ont l’air pas mal décatis ou avortons, déjà demi-morts ; atterrant ! Bredouilleurs, filandreux, minables. Confrérie sortie des frigos pour du réchauffé. Loin des rues et du monde réel. En des studios sans vie, entourés par tes polices. Tu as un côté étrangement ceauscescuien.

Médiocre esprit, méprisant tes compatriotes, les prenant de haut, alors que tu n’es que l’humble toutou de la finance internationale, et du mondialisme esclavagiste, je sais trop que tu n’es qu’un vague chef de service élyséen d’un pays France très mis à mal.

Ouais, tu n’es pas grand chose et je n’ai aucunement envie de te respecter, comme je n’avais aucun respect déjà pour tes prédécesseurs Hollande, le benêt ennemi des sans-dent et Sarközy le karcher faux ami de Kadhafi. Le respect ça se mérite et ça se travaille ; et l’âge n’y est pour rien. Ni la fonction.

*

Je dirais encore qu’il est plutôt dommage qu’avant de prendre les rênes du pouvoir « suprême » (mais qui n’autorise certainement pas tout), chaque récipiendaire présidentiel (récipient d’air, pour toi en l’occurrence) ne soit soumis d’office à un examen psychiatrique sérieux, serré.

Je pense, comme d’autres, que déjà là, tu aurais été recalé. On peut tout crainte du pervers narcissique que tu es, manipulateur, tordu, comédien, paon creux grotesque jusque dans l’hystérie, ou dans l’abaissement des valeurs morales, artistiques, tout ce qu’on veut. Tu ne sais nullement tenir le rang qui devrait être le tien. J’ai des dizaines d’exemple à te donner si tu veux.

Sorte d’Oedipe Roi raté, qui ne sait même pas ce que c’est que d’avoir des enfants, ou plutôt petite bête fragile finalement sans deux sous d’empathie, kéké de maman Jocaste, infatué de ton vide sidéral, tu passes outre allégrement tes prérogatives ; je te signale que l’UPR a déjà réuni 13 manquements manifestes à ton rôle et à tes devoirs qui dans toute vraie démocratie devrait t’amener en Haute-Cour. Certes tu n’es pas le premier ces dernières années. Mais ça, justement, il faut que ça cesse. Tout ça a déjà trop duré. Abandon du patrimoine industriel national, recours à des opérations militaires sans même en aviser le Parlement, non respect du résultat d’un référendum en Alsace, etc.

Tu foules tes devoirs et nos droits.

*

Mon prince, mon prinçounnet, mon minus : l’heure est à la LREM, La Révolution En Marche, et mon à ta ripoublique qui m’a l’air bien embourbée. Ils sont où tes marcheurs ? Ils ne semblent pas tenir la rue depuis le début ! Je n’entends pas de Vivats pour toi ! Nulle part. En tout lieu et milieu sifflé, pour ne pas dire insulté, voire même menacé sans aucun ménagement ; tu fuis, tu te terres, tu va muter lombric. Chez moi, on dit : béguin (beuguin, beuyin…) Je te vois tout à fait beuguin, long beuguin. Et tu vas bien finir par croiser la Taupe, non pas Jocaste encore, mais tu sais, cette Vieille taupe qui creuse l’Histoire. Méfie-toi : un rien, encore un mot de travers, et ton sort (fatal) pourrait en être scellé.

Apparemment, tu ne connais même pas la Constitution. Comment pourrais-tu la défendre. Et donc en toute logique d’incompétence, tu la bafoues régulièrement. Sans faire exprès, peut-être, ou alors tes conseillers sont des brêles eux aussi… Non, je n’y crois pas : vous n’êtes qu’une assemblé de salauds.

En voici quelques extraits essentiels, de cette Constitution française :

1 – Son principe [celui de la République] est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. (fin de l’article deux)

2 – La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par ses représentants et par la voie du référendum. (début de l’article trois)

3 – Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice [il s’agit de l’exercice de la souveraineté nationale]. (idem)

4 – Les partis et groupements politiques […] doivent respecter les principes de la souveraineté nationale et de la démocratie. (article 4)

Pratiquement tout ce que je dis à suivre est en rapport avec ses idées essentielles qui semblent avoir disparues du fonctionnement de notre République. Sans développer outre mesure, on voit bien que beaucoup de choses ont été dévoyées, ou mises au rencart. Aussi, quelques remarques parmi bien d’autres possibles :

– La République n’est plus du tout un gouvernement pour le Peuple (s’il ne l’a jamais été). Il suffit de voir l’état de délabrement (zones de non-droit, passe-droit, rentes de situation, ententes illicites à caractères maffieux sur tant et plus d’affaires entre finance, politique, justice, media, gouvernement…) et de paupérisation en tous domaines de notre société (revenus, éducation, culture, santé…), des plus pauvres jusqu’aux couches moyennes ; et pour achever le tout : la faconde obscène des nantis, dont tu es le digne (ou indigne) représentant.

– Il est de moins en moins un gouvernement par le Peuple. Les politiciens (et syndicats compris) escroquent de tous bords leurs électeurs, entretiennent leurs juteuses prébendes subventionnées en leur inexorable déclin collectif, l’abstention est devenue massive, ajoutons y encore les votes blancs et nuls. L’absence d’adhésion.

Les plus beaux exemples que le gouvernement ne soit plus celui du peuple et pour le peuple a été ton élection par défaut, suite à un matraquage médiatique totalitaire (avec un finalement bienheureux taux record d’abstentions, votes nuls ou blancs) et en 2008 l’acceptation par la part essentielle de ladite classe politique (section du peuple) de remettre en cause le référendum (du peuple en son entier) de 2005.

Cette forfaiture relève exactement de ce que dénonce et interdit la Constitution : aucune section du peuple (ici en l’occurrence les partis politiques bien aidés par l’essentiel des media publics et privés) ni aucun individu (le président, en l’occasion, il s’agissait de Sarközy) ne peuvent s’attribuer l’exercice de la souveraineté nationale et… passer outre le résultat d’un référendum sans appel. Ou faire l’impasse (ici, ce sont les media, autre « section du peuple »), sur les autres candidats, ou une partie des autres candidats, comme lors de ton élection ; en les snobant, les ignorant ou les caricaturant.

Oserais-je ajouter que notre devise nationale est totalement dévoyée, hors du coup, ridiculisée tous les jours. Qui peut encore évoquer la Liberté, si ce n’est en son jargon particulier la haute-finance mondialiste (section du peuple, pour ne pas dire ennemi interne). Qui peut encore évoquer l’Égalité quand les « deux-poids, deux mesures » (en tous domaines) sont chaque jour manifestes, quand les différences sociales n’ont jamais été aussi marquées, si ce n’est sous l’Ancien-Régime ; quand l’esclavage salarié est renforcé, la sous-culture généralisée, les êtres humains uniformisés et abêtis de sous-télévision propagandiste, publicitaire ou obscène, la masse totalement méprisée.

Quand à la Fraternité, je voudrais la réserver à ce monde encore un peu solidaire et qui agit loin des media, sans bruit, sans écho, ou présentement aux Gilets Jaunes. Macron, tu ne seras jamais mon frère.

Autrement dit. La souveraineté appartient au peuple, rien qu’à lui, et chaque citoyen en détient une part. En premier lieu comme en dernier recours, plus encore dans les sujets les plus importants ou les plus graves, c’est toujours le peuple qui doit être souverain. Ou pour le dire avec les mots de Jean-Jacques Rousseau (cf. Le Contrat Social, 1762) « le souverain n’est formé que des particuliers qui le composent », c’est la « totalité concrète des individus ».

*

En l’état présent des choses, voici un minimum à non pas quémander mais à imposer par un rapport massif de force.

– Ta démission. La démission du gouvernement. La dissolution de l’Assemblée Nationale et du Sénat. La nomination selon la loi d’un président et d’un gouvernement réduit de transition uniquement chargé des affaires courantes.

– L’organisation d’assemblées populaires (ou « citoyennes », si le mot « populaires » te fait peur et sans trop le gueux) établissant non pas des cahiers de doléances (ou de niaiseries, comme en tes petites réunions privées, sans aucun intérêt ni impact sur l’essentiel, réunissant tous les personnages falots de ton fan-club), mais bien des cahiers d’exigences démocratiques.

– La tenue d’une Assemblée Constituante sur la base de ses exigences. Ce qui veut dire réforme en profondeur de la Constitution ou écriture d’une nouvelle Constitution. Où devraient nécessairement se retrouver, en éléments forts, les poins suivants :

– La proportionnelle intégrale. Cela fait assez longtemps que ça dure de toujours remettre ceci aux calendes grecques uniquement pour satisfaire les politicards. À propos c’est le politicien lui-même qu’il conviendrait de réformer : un mandat et un seul, aucun cumul autorisé, possibilité de rempiler une fois, pas plus, puis on passe la main à un autre citoyen ; j’ai un casier judiciaire, je suis inéligible à vie, point final.

– L’instauration du principe du référendum d’initiative populaire (ou citoyenne). Bien évidemment sur tous les sujets possibles y compris les plus déterminants (par le peuple et pour le peuple). Par exemple, sur notre présence au sein de l’Union européenne, de l’euro, de l’Otan, notre politique migratoire, le remboursement de la « dette », les guerres, le patrimoine industriel national, la politique territoriale, les services publics, le nucléaire, les impôts indirects, le financement de la Sécurité sociale, etc.

– Une remise au clair de la séparation des pouvoirs exécutif, législatif, judiciaire ; ajoutons y le pouvoir référendaire) ; avec en particulier la refonte des polices et de la Justice.

– La Constitution dit en son article 4 : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. » Ce qui de nos jours n’est plus vérifié. Par l’emprise, quasi totale tant au niveau public (totalement dévoyé) qu’au niveau privé, d’une caste uniforme de propagandistes de l’idéologie mondialiste aux finances intriquées (« section du peuple », quand ses dirigeants et financiers ne sont pas tout simplement de simple origine étrangère). C’est donc tout ledit « quatrième pouvoir », dont on voit trop les dérives depuis des années, qu’il convient de remodeler démocratiquement. Auquel il convient d’adjoindre la mouvance interlope des instituts de sondage, ou encore l’AFP.

– En fait, la gangrène est généralisée. Le vol de la République par une minorité est devenu éclatant, en tous domaines, tout est à reconstruire. Par exemple, celui de l’Art totalement phagocyté par la maffia « conceptuelle », c’est-à-dire la moins artiste qui soit, qui jouit de quasiment tous les monopoles institutionnels et de toutes subventions depuis des décennies, pour le plus grand malheur de l’Art réel et le plus grand profit d’un mécénat pervers.

Pour l’instant voilà ce qui me semble être le plus urgent. Mais j’oubliais :

Ta mise en examen me semble inévitable, du moins s’il reste encore un système judiciaire cohérent. Toi seul pour tes manquements répétés et minables à tes devoirs (voir plus haut). Toi et les tiens pour le recours (gratuit, parfois sadique, on en a des preuves visuelles) par l’intermédiaire de forces de police, qui contiennent manifestement des éléments désaxés qui n’y ont pas leur place, à des armes volontairement mutilantes (et même une qui s’est révélée mortelle) sur des manifestants pacifiques ou des témoins sans aucune défense ; et plus généralement par l’usage d’une violence totalement disproportionnée propre aux pires régimes dont tu es le premier à critiquer les méthodes.

La souveraineté nationale… Aucune section du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice.

Le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.

Jean-Pierre Fleury.

Docteur en sociologie, écrivain, poète…

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