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RIEN N’Y FAIT, RIEN N’Y FERA…

7 juillet 2018

 

On vient de me faire connaître une maison de confection, domaine qui m‘est totalement étranger, pourtant cette maison de confection présente un énorme avantage et je dirais même un vrai courage en notre temps aseptisé, amorphe, (de moins en moins) « gentiment » totalitaire : rappeler que David Hamilton, être atemporel s’il en fut et s’il en est plus encore (excellemment défini dans cette phrase que je recopie d’un récent article du blog En Défense de David Hamilton : « Depuis ma plus tendre enfance j’ai toujours refusé de me conformer. Je me suis insurgé de façon subtile mais ferme contre la banalité du monde dans lequel j’étais né. Je n’ai jamais accepté la vie telle qu’on me la présentait et j’ai toujours cherché des horizons meilleurs… »), n’est ni infréquentable y compris post mortem, ni un quelconque ringard de l’Art entre guillemets, comme notre époque en trimballe à la pelle ; en particulier du côté des subventionnés dits progressistes et dits d’avant-garde. Lui a su mêler tradition, conservation (autrement dit : histoire de l’Art), technique moderne bien sentie et bien pesée et sentiment d’éternité.

Cette maison de confection, de marque, qui se nomme TCN a été créée à Barcelone en 1986, par la modéliste Totón Comella ; commencée « en mode bain et lingerie » elle fait aujourd’hui également dans le prêt-à-porter et accessoires. « Tissus de luxe », « modèles originaux », « choix de couleurs très significatif, de longue tenue », »confort », « excellente qualité », « fabriqué en Espagne », voilà ses maîtres-mots.

Voici donc comment elle présente David Hamilton en cette année 2018 :

En plus d’être un artiste polyvalent et de travailler pour des publications prestigieuses telles que Elle et Queen Magazine, il était particulièrement recherché par les galeristes pour son travail photographique de renom. Discipline dans laquelle il se tenait à l’écart en photographiant des jeunes femmes dans des contextes romantiques et érotiques à la fois nostalgiques et intemporels. Hamilton a travaillé pour réconcilier la nudité avec la pureté, la sensualité avec l’innocence et la grâce avec la spontanéité.

On ne peut mieux dire. Et elle précise :

Notre collection « été 2018 » est inspirée par le travail de Hamilton. La collection s’inspire de la sensualité innocente des femmes photographiées par Hamilton et du sentiment romantique de nostalgie qui est son héritage. La collection allie des couleurs et des fibres naturelles: le tissu Oxford et le cuir vont avec le lin, la soie et les tissus industriels, de la même manière que Hamilton mélange le scandale avec le pur. Cette collection TCN évoque un été à Saint-Tropez à l’âge de l’innocence.

Mais peut-on vraiment parler de scandale ? Est-ce vraiment scandaleux ? Du moins comme les media riquiquis l’entendent… S’il y a scandale, il est celui du talent, du beau ; de celui qui élève.

https://www.youtube.com/watch?v=A0Ny19-FJOg&feature=youtu.be

Tout est là, y compris une nouvelle Mona… loin, si loin de « l’égalitarisme«  par le bas, le laid et le vulgaire d’un féminisme officiel hystérique, décadent, affligeant…

… tout à l’opposé de la distinction.

From → divers

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