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12 mai 2018

Je recopie ici un commentaire, avec lequel je suis en grande partie d’accord, commentaire d’un inconnu surnommé Lavacheàlaitquirit que j’ai trouvé sous un article de Martin Pimentel intitulé : Sur France Inter, le festival de Cannes sera « Me too » ou ne sera pas ! Le bon cinéma est un cinéma gynéco-équitable. (Causeur, le 9 mai 2018):

Je vous félicite pour le courage dont vous faites preuve en vous farcissant l’écoute de cette radio 100% idéologique pur jus et 100% médiocre. N’étant pas journaliste, je ne suis pas obligé comme vous de m’infliger ce supplice.

Il y a très longtemps que le festival du film idéologique et politique de Cannes n’intéresse plus personne. Ni aucun festival d’ailleurs. Les meilleurs cinémas du monde étaient le cinéma américain et le cinéma italien, le cinéma français occupant une place à part en raison de son originalité (sans oublier les cinémas japonais, anglais et russe). Qui ne se souvient du charmant et émouvant « Un homme et une femme »? Qui ne se souvient de « Mort à Venise » ou du « Guépard »? Qui ne se souvient de « Casablanca » ou de « Reflets dans un œil d’or »? (Liz Taylor et Marlon Brando). *

Les cinémas italiens et français se sont sabordés en sombrant dans le politiquement correct à la sauce psycho-bobo. Le cinéma américain a sombré dans les interminables séquences poursuite en bagnole – cul – bagnoles qui explosent – cul – bagnoles qui tombent d’une falaise – cul, le tout ponctué de passages d’endoctrinement à la psychologie PC.** Un ennui mortel.

Une des raisons que je vois à ce déclin est la disparition de l’inspiration, dans une époque fort peu inspirante. Ceci, la fuite de l’inspiration, est valable pour tous les domaines, chanson, littérature, art, architecture, musique. Les pauvres « artistes » et autres cinéastes en sont réduits, pour gagner leur bifteck, à se mettre sous perfusion de l’État subventionniste, et donc il leur faut impérativement rester dans les clous de l’idéologie officielle.

On n’a même pas l’impression qu’ils profitent de leurs fêtes et de leurs orgies. C’est un business minable.

Presque toujours, les films populaires, qui faisaient pleurer dans les chaumières, avaient un côté conte de fées. Mais c’est fini ! J’ai vu l’autre jour un éminent psycho-sociologue expliquer doctement que « les contes de fées, c’est fini. Blanche neige et Cendrillon, c’étaient des bécasses. Les filles d’aujourd’hui, elles veulent du concret : un hôtel avec vue sur la mer, piscine et jacuzzi ».*** Fin de citation. J’ajouterais : et bonne pensée pour assaisonner le tout. Pour moi, c’est plutôt ce genre de type qui méprise profondément les femmes.

***

Adolphe Willette(1857 – 1926)

Notes de moi :

* Marlon Brando, personnage, inconnu de mon correcteur d’orthographe.

** Psychologie PC : sans doute « psychologie corporelle », ou « psychologie corporelle intégrative » (PCI) ou encore « thérapie psycho-corporelle » ; une branche de la psychologie née en Californie dans les années soixante.

** Jacuzzi : ici, mon correcteur d’orthographe connaît ! mais, moi pas. Certains dictionnaires me disent qu’un jacuzzi est une marque de bain massant, comme on dit frigidaire pour réfrigérateur ou mobylette pour cyclomoteur ; ou une sorte de spa (autre mystère pour moi), de la ville du même nom, soit un bain bouillonnant. Je suis largué par le « progrès », môssieu Pipelet ! C’est sidérant…

From → divers

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