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CANAPÉ ET P’TITES PÉPÉES

10 mai 2018

Le site Internet « The Muse » (sic), dans un long entretien accordé à Asia Argento (cf. la rubrique « Jezebel interview » tenue par une certaine Hazel Cills), évoque David Hamilton et aussi Catherine Breillat.

Sur David Hamilton on a encore droit à la rengaine convenue et monotone  des jeunes filles agressées par ce dernier. De Catherine Breillat, on reçoit l’impression un personnage pas très brillant, mais pour une autre raison. On a déjà rappelé que Catherine Breillat se disait pas du tout satisfaite du film Bilitis dont elle fut la co-scénariste, dénonçant à l’occasion le côté uniquement photographique de la réalisation de David Hamilton.

Rappelons en quelques mots qu’Aria dite Asia Argento, âgée actuellement de quarante-deux ans(à peu près l’âge de Flavie Flament; tiens ! que devient-elle, celle-ci ?), est cette fille à son papa (Dario Argento, réalisateur et scénariste italien) qui après (dit-elle!) avoir « fellationné » Harvey Weinstein contre son gré, mais n’avoir pas pipé mot (ce n’était pas tout à fait  La tua lingua sul mio cuore dont la pauvresse fut la scénariste en 1999), puis couché avec lui pendant cinq ans de son plein gré (par pur arrivisme), vient aujourd’hui glavioter sur celui qui lui a permis la réussite.

Du moins ce que le monde pipole nomme « réussite », c’est-à-dire pognon (de « argento » à « oro » il n’y a qu’un pas) et notoriété cinématographique,crachat dans la bonne soupe, en réclamant des comptes à ce producteur, que l’on dit libidineux, sur le déclin et devenu inutile à son « ascension sociale ». Alors que tout a été soldé de tout compte, il y a bien des années de cela.

C’est dire si son histoire, semblable à d’autres qui remontent aux origines mêmes de Hollywood, histoire tellement banale en ce milieu, est pour moi mi-chèvre mi-chou, mi-figue mi-raisin, mi-ange mi démon. Comme déjà dit dans un autre article, reprenant une formulation fameuse : pour réussir en tant que « star » dans ce milieu du cinéma dominant et hollywoodien, il faut être pute ou folle, ou mieux encore les deux à la fois.

En attendant, la questionneuse de cette rubrique de « The Muse » interroge :

En ce qui concerne le ressentiment que vous avez reçu pour avoir raconté votre histoire [celle avec Weinstein], je sais que vous avez récemment « tweeté » sur vos expériences de tournage avec Catherine Breillat, qu’elle était l’une des réalisatrices les plus sadiques avec lesquelles vous ayez jamais travaillé. Pourquoi était-ce important pour vous de partager cette histoire? Lui avez-vous parlé depuis qu’est sorti cette histoire?

In terms of the backlash you received for coming out with your story, I know recently you tweeted about your experiences shooting with Catherine Breillat, that she was one of the most sadistic directors you’ve ever worked with. Why was it important for you to share that story? Have you spoken to her since coming out with that story?

Je ne sais de quel film il est question, où Catherine Breillat aurait dirigé sadiquement Asia Argento (qui a commencé à tourner dès l’âge de onze ans). Cette dernière précise :

[Elle] a fait de ma vie un cauchemar complet et total pendant le tournage, l’une des pires expériences de ma vie.

[She] made my life a complete and utter nightmare during the shoot, one of the worst experiences of my life.

Mais cette réflexion intervient à la suite du fait qu’Asia Argento a fait couler dans les caniveaux pipoles ses affirmations invérifiables sur Weinstein, alors qu’il eût été, en son temps, si simple et si sain de ne pas céder aux chantages sexuels (supposés) du gros producteur hollywoodien, tout en allant voir ailleurs.

Et cette réflexion intervient plus précisément encore après que Catherine Breillat a traité Asia Argento fort justement de mercenaire, pour ne pas dire de catin et de prête-à-tout ; de sans foi ni loi, finalement ; de sans vergogne aucune.

 

From → divers

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