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LES ENFANTS PEUVENT MENTIR OU SE TROMPER, EUX AUSSI : UN CAS D’ÉCOLE

19 novembre 2017

En cette époque totalement désaxée où la démocratie (bourgeoisie), enfin ce qu’il en reste, est bafouée tous les jours, il n’est pas étonnant que les préjugés sexistes anti-mâles de pseudo féministes à la sauce Femen ou autres envahissent jusqu’à la nausée les sphères médiatiques des larbins de la désinformation, de la propagande et des partis pris.

Le schéma est simple : les mâles sont tous des pervers et violeurs en puissance. Et les enfants eux-mêmes sont mis au parfum de ce fantasme de réalité.

Le jour même où Flament (Flavie) sévissait sur France5, la cour d’appel de Dijon cassait la mise en examen d’un professeur des écoles (comme on dit aujourd’hui) dans une affaire d’attouchements.

Après un an de soupçons, et de vindicte populacière de la part des ignorants des faitsmais heureusement aussi grâce à un fort soutien familial et local, Éric Péclet, instituteur de 43 ans, suspendu de l’Éducation nationale, a obtenu la levée de sa mise en examen devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon (Côte d’Or). En novembre 2016, ce père de famille avait été mis en examen pour le « viol » (sic) d’une de ses élèves âgée de quatre ans au sein de son école, dans le bourg de Genlis.

L’enseignant vient donc d’être placé sous le statut de « témoin assisté« , stade intermédiaire entre le statut de simple « témoin » et celui de « mis en examen » (inculpé, disait-on auparavant). À la différence du simple témoin, le témoin assisté bénéficie du droit d’être assisté par un avocat et a donc accès au dossier de la procédure ; il peut demander à être confronté avec la ou les personnes qui le mettent en cause et peut agir en nullité contre des actes qu’il estimerait irréguliers.

Mais ça n’en fait pas encore un « mis en examen » innocenté et blanchi. Baignant totalement dans les lieux communs de l’idéologie dominante et des causes judiciaires « à la mode » (avec quelques retards sur d’autres pays en notre contrée qui fut autrefois l’exemple à suivre, le fleuron de l’Humanité si l’on peut dire) la balance de la Justice dont les fléaux semblent pipés, a bien du mal à accorder quelque crédit à un « salaud d’enseignant homme », pédéraste potentiel (ou pédophile comme on dit aujourd’hui, bien qu’il n’y a rien de « philique » en cela, comme je ne cesse de le répéter).

Il faut quand même savoir que cet homme subit cette accusation, de plus en plus jugée comme inique par les gens sensés, sur la seule parole d’une gamine de maternelle de quatre ans qui l’a accusé d’avoir « gratté son zizi » disons, contre les faits eux-mêmes.

En effet, et par chance si l’on peut dire, le jour de ce prétendu acte « scolaire », ce maître n’était exceptionnellement pas seul à assurer la classe. Or sa collègue ne masque pas sa perplexité : elle a toujours certifié aux gendarmes que ce dernier ne s’est retrouvé seul avec les enfants que pendant cinq minutes, et encore, entre la salle de classe et la cour de récréation. « Je ne vois pas de créneau propice à ce genre d’acte », confie également la directrice de l’école.

Mis en examen pour « viol et atteinte sexuelle sur mineur de 15 ans par personne ayant autorité », il a même connu la détention dite provisoire.

Heureusement pour lui encore, il s’avère, qu’à la fin mars de cette année, quelques jours après sa remise en liberté sous contrôle judiciaire, que l’expert qui a examiné la culotte de la fillette (puisqu’il a fallu fouiller jusque-là) a mis au jour une tache de sperme sur le devant du sous-vêtement, dont l’ADN correspond à un proche de l’enfant. Ainsi qu’une trace de sang au même endroit. Le saignement étant contemporain au viol. Ce dernier « justifie la présence de son liquide séminal par une contamination après un mélange de vêtements. Une hypothèse de « transfert secondaire » pourtant très improbable », concluent les gazettes.

Voilà quelqu’un — un homme et un enseignant, doublement suspect de nos jours, une forme de « délit de sale gueule »— qui allait payer, payer sans doute cher, pour l’acte ignoble d’un autre, un autre qui est visiblement un très proche de la fillette mais qui lui — comme c’est étrange — n’a pas de nom ainsi qu’on peut le constater dans les comptes-rendus des gazettes.

Ce sont Les Risques du Métier comme titrait déjà en 1967 le film d’André Cayatte où s’illustra Jacques Brel, en une époque alors bien loin de toute obsession accusatrice ou diffamatrice médiatiques.* Certains supportent comme ici, d’autres en meurent : suicides dans l’opprobre et le désarroi total…

Si Eric Péclet s’était suicidé, Flavie Flament en aurait conclu que c’était un « aveu » !?

Jean-Pierre Fleury.

* Scénario réalisé d’après un roman de Simone et Jean Cornec, de la fameuse Fédération Cornec de parents d’élèves (aujourd’hui la F.C.P.E.). Jean Cornec est également l’auteur de : Au préjudice du doutelivre qui date de 1986.

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