SUR LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
Le coeur des filles de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à l’ignominie de l’immonde monde moderne
Le livre « Le Portrait de Dawn Dunlap » commence… par un souvenir personnel de l’auteur, un souvenir qui remonte à 1969 dans la banlieue parisienne et, plus exactement, dans un « verger aux framboises« .
Nous trouvons très émouvantes les photos qui suivent, qui montrent le même endroit en 1923, 1949, 1957, 1960, 1961, 1962 et 1963…
Sur chaque photo, le « verger aux framboises » est indiqué par un ovale rouge.
Baudelaire disait :
« Le vieux Paris n’est plus (la forme d’une ville
Change plus vite, hélas! que le cœur d’un mortel) »…
C’est là, à l’endroit indiqué par un ovale rouge, qu’un verger aux framboises me donna en 1969 un souvenir (par lequel commence mon petit livre paru en 2017).
David Hamilton a noté – en maintes phrases de haute philosophie, je devrais dire en maintes sentences – la fugacité du temps, dont il est fort facile et très douloureux de s’apercevoir chez les jeunes filles.
A la fin, Baudelaire et David Hamilton ont dit la même chose.
Et ces photographies de la banlieue parisienne l’illustrent, elles aussi, démontrant la folie des hommes dans leur souci de construire et d’étendre sans cesse les villes, en détruisant la nature, tout cela par amour du pognon et sans doute aussi par amour de la laideur.
Aujourd’hui, tout cela – strictement tout – est submergé par le béton.
C’est un triste monde que celui qui détruit les villes et les jeunes filles.
C’est le monde occidental moderne et contemporain.
C’est le même monde, c’est le même immonde qui a assassiné David Hamilton, ou qui a poussé David Hamilton au suicide.
La beauté noble de David Hamilton ne pouvait être qu’intolérable à la laideur ignoble d’aujourd’hui.
LES ESTIVELLES, film pour la promotion de la mairie du CAP D’AGDE, 1979 (DAVID HAMILTON)














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