J’avais quinze ans lorsque cette chanson eut un grand succès, rares dit-on étaient les gens qui à l’époque y voyaient malice ; pour ce qui me concerne, elle me gênait sur deux points : dans ma famille on disait « aniss » en prononçant le « s » final, mais pas dans la chanson ; et cette référence aux « pennies » anglais me gênait (déjà) au sein d’une chanson française.
Quand à « France Gall », cela me faisait toujours penser à l’affiche d’un match de rugby.
J’sais pas c’qu’arrive à la Marie ? (Moi non plus) D’puis qu’elle est montée à Paris, « Emmanuelle », ell’ veut qu’on l’appelle, Et c’est un’ question de sexe-appel J’peux mêm’ plus lui parler d’amour Ell’ me dit qu’ça vaut pas Gainsbourg Et v’la t’y pas qu’ell’ me taquine En m’susurrant « J’vas t’fair’ Birkin »
(refrain) Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit, (Qu’ell’ dit) Viens m’aimer avec tes sabots (Hun, hun) Viens m’aimer avec ton râteau (Hun, hun) Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit, (Qu’ell’ dit)
Et si tu ne me fais pas de bla-gues (Pas de bla-gues) Ce sera mieux qu’à Copenha-gue (Qu’à Copenha-gue)
Ell’ ne paye plus son abonn’ment A la revue « La vie aux champs » (Moi non plus) Maintenant, les trucs qu’ell’ bouquine C’est rien que du sex’ magazine, Sous des prétextes diététiques Ell’ fait d’ la cuisine exotique Et ell’ me d’mand’, après manger, Si rien en moi n’aurait changé.
au refrain
Avec ça, y a pas plus têtue J’ai beau lui dir’ qu’ c’est sans issue Ell’ s’colle à moi en « baby doll » En m’disant « ton béret m’affole » Mais ça va êt’ sa fête à c’t’heure Hier j’ai été chez l’docteur Et j’vais prendre un médicament Qui va la laisser sur les dents
(refrain)
Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit, (Qu’ell’ dit) Viens m’aimer avec tes sabots (et ton vélo) Viens m’aimer avec ton râteau (et ta moto) Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit, (Qu’ell’ dit)
Et si tu ne me fais pas de bla-gues (Pas de bla-gues) Ce sera mieux qu’à Copenha-gue (Qu’à Copenha-gue)
(en bis) Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit, la cochonne, (Qu’ell’ dit) Viens m’aimer avec tes sabots (et ton bateau) tu parles Viens m’aimer avec ton râteau (et tes drapeaux) et tes radeaux ? Sois érotiqu’, sois érotique, Qu’ell’ dit,
(je te donnerai tous les bateaux, tous les rabots, tous les crapauds)*
(Qu’ell’ dit)… [inaudible]… cabotage…
Chanson de Gerard Bergman et Luis Rego. Parodie de « Je t’aime, moi non plus » de Gainsbourg.
* adaptation des paroles de la chanson de Polnareff « Tous les bateaux, tous les oiseaux » (qui avant d’en écrire les paroles a très probablement lu Je t’attendrai ainsi de René-Guy Cadou).
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