Leçon de grammaire en nouveau français
Tous les mots en « eur/e » et « oeur/e » ont potentiellement deux sexes. Un sexe masculin en « eur » (ër) et un sexe féminin en « eure » (ërë). Avec un « e » final que l’on est tenu de prononcer, autrement ça servirait à quoi , à part « faire joli » ?
Notons cette curieuse inversion des sexes (bien française*) qui ôte aux mâles ce qu’il ajoute aux femelles.
Exemples :
un auteur (ũnôtër), une auteure (ünôtërë) ; à ne pas confondre avec : une hauteure (ünëôtërë) ;
un professeur, une professeure ; un docteur, une docteure ;
un fleur, une fleure ; un peur, une peure ; le sueur, la sueure ; à ne pas confondre avec « le suair » et « la suaire » (prochaine réforme) ;
le soeur, la soeure … de même aurons-nous bientôt : le frèr, la frère… le déclin, la décline… le giraf et la girafe, le fourmi et la fourmie, etc. comme on a : un illettré et une illettrée, un connard et une connarde, un con et une conne (autre exception car, en toute logique sexiste, on devrait dire : un bit (avec un « t » muet) et une conne), un crétin et une crétine, un abruti et une abrutie, un taré et une tarée ; et très bientôt aussi : un imbécil et une imbécile, un socialist et une socialiste, un pitr et une pitre, etc.
Exception : le masculin de « une bonne heure » (ünëbonërë) n’est pas « un bon heurt » (ũbõër) mais « un bonheur » (ũbonër).