FAIT PLUTÔT RARE
Hier, par un hasard total – c’est dire, je cherchais des poèmes de Jean Chapelain, le premier dépositaire du fauteuil numéro sept de l’Académie française – j’ai croisé, en je ne sais quelle manipulation informatique, un vrai poète contemporain. C’est si rare.
Quand j’écris « contemporain », je veux dire un poète vivant, de notre temps. Un contemporain de forme et de fond adéquats. De forme et de fond poétiques – bien évidemment. Vivant, autrement dit sensible, nostalgique et critique.
Il se nomme Thierry Cabot et est l’auteur d’un recueil intitulé : La Blessure des mots. Voici de lui ce quatrain à valeur d’aphorisme, un aspect parmi d’autres du talent et des idées de l’auteur :
Figure-toi partout la glauque bien-pensance
Et nulle part l’éveil de l’être heideggérien,
Les journaleux jappant jusqu’à l’obéissance,
Les élus vérolés dans leur infini rien.
On ne saurait mieux dire…
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