Le mépris germanopratin, le mépris parisianiste, le mépris des intellectuels s’appliquait, jadis, à la province.
Aujourd’hui, les élites autoproclamées méprisent semble-t-il la banlieue.
Les gogues doivent être l’apanage de Paris, pas de la banlieue.
En banlieue, il n’y a que des idéologues, des mystagogues sans éducation. Grands Dieux, des musulmans, peut-être ?
Il y a sans doute, pour le « Figaro », des idéologues comme il faut – l’idéologue comme il faut, pour « Le Figaro », c’est Finkielkraut – et il y a des idéologues de « banlieue ».
Vous vous souvenez de la chanson de Gavroche ?
On est laid à Nanterre, C’est la faute à Voltaire, Et bête à Palaiseau, C’est la faute à Rousseau.
Je propose, alors, cette chanson gogayante et gogoyante (du mot latin « gaudium », qui a donné en effet les mots, aujourd’hui vieillis, gogoyer, gogayer, goguayer, et aussi « gogue », joie, raillerie) :
L’esprit en fines crottes, Voyez donc où il trotte ! Paris pense très haut, La faute à Finkielkraut !
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