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NOTULETTES

5 janvier 2015

J’ai entendu hier sur un medium quelconque (peu importe lequel et médiocre) un médium femelle dégoiser la forte sentence suivante : "… et si l’art contemporain est généralement difficile d’accès… le sien est…" Je n’ai pas cherché à entendre la suite, suite que l’on devine.

Difficile d’accès… pour qui ? Pour les mongoliens de l’inculture et autres, pourtant, "amateurs éclairés et très avertis" ?

La pétasse nous ferait croire que ledit "art contemporain" ait quelque chose à dire de caché, de secret, de "conceptuel" comme disent les abrutis… Et qui sait d’artistique ou de sacré !

Non ! L’art contemporain n’est pas difficile d’accès puisqu’il n’existe pas, ou du moins qu’on ne peut pas appeler "art" ce qui n’est, très généralement, que de la fiente monnayée.

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"C’est du Picasso !" n’a jamais été un compliment. Mais qu’on se rassure, depuis on a fait bien pire…

Lui, il a montré en sa jeunesse qu’il savait peindre et dessiner, mais il a décidé un jour, à l’esbroufe, d’épater le bourgeois. Il est vrai qu’entre temps, il avait décidé de s’installer au cœur de la veulerie décadente, je veux dire Paris. ("Sodome" la surnomma Glenmor, le barde breton).

Quant à la plupart des nouveaux, ils n’ont aucun talent, ni confirmé ni d’origine.

La bande-dessinée et la caricature, le dessin animé, sont peut-être les seuls domaines où le dessin et partiellement la peinture ne sont pas définitivement morts. Indépendamment de ce que l’on peut penser des scenarii souvent affligeants.

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Celui qui ne change jamais d’opinion est peut-être un imbécile — ce qui, somme toute, n’est qu’une opinion — mais sûrement pas un tourne-veste ou une girouette. Ce qui est une certitude, du moins tant que le vent dominant n’a pas tourné, les "vérités" partielles et partiales du moment étant très versatiles à l’image des masses humaines. Après avoir été dans "l’erreur" on peut se retrouver dans "la vérité" malgré soi. Et vice-versa. Si bien que de savants théologiens ont conclu que versatile pouvait être la Grâce elle-même.

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Même dans les meilleurs des souvenirs, il est bien difficile de reconstituer en soi, je veux dire physiquement, l’émotion ou l’émoi passé. Si ce n’est en sensations fugaces, s’enfuyant malgré nous. Et s’enfuyant d’autant plus vite qu’on y pense plus fortement. Comme lorsque l’on veut revivre un rêve.

From → divers

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