LES PLUS BEAUX JOURS…
Voici une chanson dont j’ai fait la musiquette (je réclame l’indulgence des vrais musiciens, des pianistes en particulier, moi qui n’ai jamais été qu’un grattouilleur de guitare). Ses paroles sont celles d’un poème de Robert Pioche extrait de son tout dernier livre (cf. http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2014/10/17/presentation-litteraire-samedi-25-octobre-2014-a-19-heures/). Texte que j’ai adapté à cette forme, avec découpage en refrain et couplets, répétition de certains passages ou de certains mots ou syllabes, ajout d’une coda totalement absente du texte original ; et auquel j’ai apporté quelques menues modifications (essentiellement dans ce qui est ici la fin du premier couplet et le cours du dernier couplet). Pour ce, je me mets sous l’autorité (bien pratique !) de Brassens et de Ferré, etc. qui, lorsqu’ils mettaient en musique les textes d’autres personnes, pouvaient parfois apporter quelques modifications, par souci de mieux faire sonner les mots ou les idées. J’ai également marqué dans le texte qui suit, la diérèse au mot « pluies » ; je la rends par « plu-ies ». Robert la rend sans doute par « plui-es », le mot qui suit commençant par une consonne ; et ce dernier est fort respectueux de cette règle classique. Mais « plu-i » me semble plus facile à chanter que « plẅi-ë »…
*
LES PLUS BEAUX JOURS…
*
Les plus beaux jours de mon exil,
Qui au premier regard me plurent,
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils?
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils?
Furent-ils?
*
Les premiers jours de printemps furent,
Furent premiers jours de printemps…
*
Le vent doux, les plu – ies légères
Des premiers jours, derniers printemps,
Et mes amours de pauvre hère
Aux premiers jours,
Ô jours ! de ce printemps, de ce printemps.
***
Les plus beaux jours de mon exil,
Qui au premier regard me plurent,
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils?
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils?
Furent-ils?
*
Les premiers jours de printemps furent,
Furent premiers jours de printemps…
*
Les derniers yeux des coins des rues
Où un cœur de soleil brillait,
Le soleil à travers les nues,
Le soleil aux yeux pétillait,
Le soleil aux yeux, aux yeux, pétillait.
***
Les plus beaux jours de mon exil,
Qui au premier regard me plurent,
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils?
Les plus beaux jours, qu’y furent-ils ?
Furent-ils?
*
Les premiers jours de printemps furent,
Furent premiers jours de printemps…
*
Jours de printemps où des cieux plurent
En mes yeux tels éclats de lune
Et du hasard, les filles brunes
Qui au premier geste me plurent,
Geste me plu… me plu… rent…
***
Les plus beaux jours de mon exil,
De mon printemps,
Les plus beaux jours de mon exil,
Exil de mon printemps…
*
Bo, bo, bo, bo… etc.*
*
Les plus beaux jours… de mon printemps… tant…
***
* Pour remplacer les « la, la, la » plus courants. « Bo » comme « beau » ; et « bobo » comme « petit ou grand malheur de la vie », mais bien évidemment pas comme « bourgeois-bohème »…

























Commentaires fermés