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HÉ BEN, NOM-N DE DIOUSS !

4 octobre 2014

Il y a quelques jours, cherchant tout autre chose sur Internet, je suis tombé sur une disposition déjà un peu ancienne (quelques années) de la Sainte Église Apostolique et Romaine (sic). Mais il n’est jamais trop tard pour s’instructionner… si ? non ?

L’information date du 24 octobre 2008. Ce jour-là, un monsignore président (entre autres choses) du Conseil pontifical de la culture, déclarait devant des journalistes que « par directive du Saint-Père» (Ben Oït XVI à l’époque qui comme chacun ne sait pas est de mère juive comme le fut Jean-Paul II) l’Église catholique ne devait plus vocaliser « le Tétragramme sacré » en « Yavhé » ou «Jéhovah» non seulement dans les traductions mais aussi dans « les célébrations liturgiques, dans les chants, et dans les prières » de l’Église. Et devaient revenir à la tradition des Septante et de la Vulgate. Les premiers ayant traduit YHWH par "Kurios" et la Vulgate latine par "Dominus", soit dans les deux cas par : le Seigneur. ("Le Seigneur", à ne pas confondre avec "monsignore", donc).

Les raisons invoquées par les saintes autorités sont édifiantes : Le monsignore Ravasi (c’est le nom du président du Conseil précité), je donne les gazettes, " a souligné l’importance de respecter l’usage de la communauté juive sur ce point et il a avancé des raisons philologiques".

Je n’épiloguerai pas sur le fameux tétragramme qui est, soit dit en passant, un simple digramme dans la bible juive araméenne (YY, rendu par Yaya). C’est un sujet fort intéressant, mais dont le développement, en une copieuse digression, nous emmènerait très, pour ne pas dire trop loin (probablement jusqu’au Pharaon Aï (cf. YY tout juste cité) qui pendant quelques années a pris la suite de Toutankhamon, le fils d’Akhenaton ; ce n’est pas moi qui le dit, mais de distingués érudits juifs).

Notre monsignore énonce que le YHWH, révélé à Moïse gnagnana (confer Exode, 3) est un mot imprononçable. Car d’une part, on ignore comment il se vocalisait, et d’autre part parce qu’il est marqué d’un interdit religieux. D’un tabou tribal, enfin c’est moi qui ajoute ça.

Seul le grand prêtre pouvait le prononcer, nous dit-on, une fois l’an, lorsqu’il pénétrait dans la Saint des Saints du Temple de Jérusalem. La vocalisation aurait été ainsi gardée secrète et, je ne sais pourquoi, perdue. Certains suggèrent même qu’il n’y a jamais eu de vocalisation, personne ne pouvant prétendre mettre la main sur Dieu en prononçant son nom.

Ce qui est là une réflexion pas si sotte. On trouve la même chose par exemple dans la tradition gauloise, ou autrefois chez les amérindiens. Ainsi, l’expression "par Teùtatis" en serait la marque. Teùtatis pouvant être traduit par : celui de la tribu. Façon de ne pas prendre de risque, de ne pas se faire voler son dieu, et de perdre des batailles. Le nom du totem restait également secret chez les amérindiens.

Ceci étant, l’argument de ne pas savoir comment se prononçait ce fameux tétragramme est le type même du faux problème. En effet, lorsque la bible hébraïque a été redécouverte, "revivifiée" cela faisait plusieurs siècles que l’hébreu était langue morte et qu’elle avait même été abandonnée en tant que langue liturgique. Un peu comme avec Vatican II et le latin, mais sans concile.  C’est dans les premiers siècles de notre ère que les érudits juifs revocalisèrent la Bible hébraïque et ceci à partir de ce qu’ils avaient sous la main, autrement dit de l’araméen, langue cousine ou plus exactement, langue nièce de l’hébreu, car plus récente.

Il est un auteur comme Kamal Salimi qui a bien cerné le problème en montrant de nombreuses incohérences et traductions fautives dans la Bible, ce qui lui fait dire parfois tout autre chose que ce que communément on y lit en traduction locale, si je puis dire, en français par exemple. Ainsi, ce n’est pas tant la traduction du Tétragramme mais toute la Bible hébraïque qui est sujette à caution.

Donc, pour revenir à l’essentiel, l’Église catholique a décidé de s’incliner devant le judaïsme sur ce point et sur bien d’autres aussi ces dernières décennies. Par exemple le sionisme. Il y a quelques mois le Pape (François Ier, premier pape sortant des jésuites, et attitude combien jésuitique) ne s’est-il pas rendu, lui aussi, comme un pleutre (apparent) en dite Terre Sainte où il a été s’incliner sur la tombe du père du sionisme Herzl, idéologue du tribalisme, racisme, colonialisme, bellicisme ; jolies idéologies doublées d’une bonne dose d’escroquerie ethnique de juifs européens, tout ce qu’il y a de moins sémites.

Herzl après avoir prôné l’intégration sans histoire a fini par prôner la séparation délibérée des juifs du reste de l’humanité. Bien avant que ne naisse le méchant Hitler qui finalement l’a pris aux mots (car "Omo lave plus blanc", encore une fois). Ce qui malheureusement n’était qu’une utopie comme on peut le constater tous les jours que le Tétragramme ne fait pas. Le sionisme bouffant toujours à deux râteliers : le ghetto juif librement consenti et le mondialisme totalitaire et dominateur.

Rappelons que le sens de "catholique", to katholikon en grec, est "l’universel". "L’universelle" en l’occurrence puisqu’il s’agit de l’Église. Mais à notre époque, disons depuis Vatican II encore une fois, il semble que "catholique" a subi une sorte de glissement sémantique qui le rapproche à le confondre de "mondialisme".

Enfin, ce n’est pas d’hier que le judaïsme influence la chrétienté puisque à la base le christianisme n’est que du judaïsme réformé et à usage des goyim, fruit des élucubrations de juifs hellénisés. Il est même reconnu, à défaut bien évidemment d’être établi autrement que par quelques listes anciennes que la tradition catholique honore, que certains des premiers papes ou plus exactement des premiers évêques de Rome (le titre de Pape ne date que du IVe siècle) étaient d’origine juive.

Si l’on ajoute maintenant, comme dit précédemment Jean-Paulsky et Ratzinger, on peut dire que la boucle est définitivement bouclée. Mais ce serait une erreur d’oublier les longs siècles intermédiaires : ceux par exemple de Torquemada le grand inquisiteur ("cristiano nuevo", zélé frais converti venant du judaïsme). Ou des fondateurs de la curieuse Compagnie de Jésus, sorte de franc-maçonnerie catholique d’esprit foncièrement marrane. Loyola aurait déclaré publiquement que c’eût été pour lui « une faveur divine » d’être descendant de juifs, car il eût été ainsi « du même sang que Notre Seigneur ». Son bras droit, et influent secrétaire, qui rédigea une partie des textes fondateurs de la compagnie était un "converso" d’origine juive. De même en était-il du second "général" de la compagnie un certain Diego Lainex. Ou Thérèse d’Avila, la mystique et illuminée bien connue, qui est née de noblesse castillane par la mère, et de séfarades de Tolède convertis par le père.

Saint Ignace de Loyola (1481-1556) et Sainte Thérèse d’Avila (1515-1582), rien de moins que "patronne de l’Espagne"… Des temps d’après Isabelle la Catholique (1451-1504) ; son décret d’Alhambra, 1492, chasse les juifs d’Espagne… mais pas les marranes qui vont, de ce fait, proliférer dans les “hautes sphères”. Puis des débuts de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

Point final.

Ah, non… P.S. Les diverses épithètes bibliques réservées à l’Innommable sont amusantes : il y a par exemple Adonaï qui a probable cousinage avec Adonis, ou Elohim qui est un pluriel et veut dire "Les Dieux"… Mais passons. Et à propos d’Innommable, je ne croyais pas si bien dire (et être en conformité dogmatique avec l’Église catholique, ce qui n’était pas tout à fait mon but) en l’employant pour rire dans des articles précédents. Je rappelle également ce que je disais dans un autre billet à propos de la réflexion hérétique du bon François concernant la chaux (vive) à nanas.

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