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Journée Damia

28 mars 2013

Louise-Marie Damien (1889-1978) dite Maryse Damia, ou tout simplement Damia (chanteuse de variétés et actrice).

J’AI PERDU MA JEUNESSE.

(paroles et musique de ? – tango, 1935)

https://www.youtube.com/watch?v=lW9-bdoXPFY

J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.

Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.

Peux-tu me dire
De vivre et de sourire
Tout oublier, même
Ce merveilleux poème
Que ta tendresse
Au fond du cœur me laisse ?
Car sans toi
Rien n’existe pour moi.

J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.

Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.

*

(LA JAVA DE) CELUI QUI S’EN VA.

(Paroles: C. Richter, Musique: Tiarko Richepin, 193?)

http://www.youtube.com/watch?v=VVCrbDO1lrM

*

Sous les Gal’ri’s d’l’Odéon,
On entend parfois
Les not’s d’un accordéon
Qui pleure à mi-voix.
C’est pas la chanson d’amour
De chaqu’ jour,
Ni le refrain vif et bien Parisien.
C’est qué’qu’ chos’ de différent
Ça sembl’ tout gris.
La nuit, des couples errants
L’écout’nt, surpris.
C’est un air qu’on dirait
Las de tout, écœuré ;
Ça fait pleurer.
 
C’est la java
De celui qui s’en va,
Sans r’garder en arrière,
Seul dans la nuit,
En laissant derrière lui
Leurs brais’s et les prières.
Tous les bobards,
Il en a eu sa part ;
Tous les serments,
Il les sait, eh, comment !
Aussi lassé,
Dégoûté du passé,
Il s’en va l’cœur blessé.
 
C’est la java,
C’est la pauvre java
De celui qui s’en va.
C’est la java,
C’est la pauvre java
De celui qui s’en va.
 
Y’a des soirs comm’ des bouts d’l’an
Où le cœur lassé
Dans l’silenc’ fait son bilan
Des amours passées.
C’qu’il entend autour de lui,
Dans la nuit
Ce n’est plus le chant d’amour
Des beaux jours.
Comm’ des gueux battant l’pavé,
Tous les souv’nirs
Sembl’nt ce soir d’un air mauvais
Vers lui r’venir.
Et là-bas, à mi-voix,
Semblent chanter, pourquoi ?
Comme autrefois.
 
C’est la java
De celui qui s’en va
Sans r’garder en arrière.
Seul dans la nuit
En laissant derrière lui
Leurs brais’s et les prières.
Tous les bobards
Il en a eu sa part,
Tous les serments,
Il les sait, eh, comment !
Aussi lassé,
Dégoûté du passé,
Il s’en va l’coeur blessé.
 
C’est la java,
C’est la pauvre java
De l’amour qui s’en va.
C’est la java,
C’est la pauvre java
De l’amour qui s’en va.

*

TOUT FOUT LE CAMP.

(Paroles de Raymond Asso et musique de Robert Juel, 1939 !!!)

https://www.youtube.com/watch?v=qgYk_NK9V_w&playnext=1&list=PL5B0AFA758FEA378A&feature=results_video

Nous sommes maîtres de la terre,
Nous nous croyons des presque Dieu
Et pan ! le nez dans la poussière
Qu’est-ce que nous sommes : des pouilleux !

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Nous nageons tous dans la bêtise
Et l’on invente des drapeaux.
On met des couleurs aux chemises,
Sous la chemise ‘ y a la peau.

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Écoutez le monde en folie :
Vive la mort, vive la fin !
Pas un ne crie : vive la vie !
Nous sommes tous des assassins.

Et là-haut les oiseaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent, tournent sur nous
Et cri’nt : Au fou! au fou!

Et toute la terre qui gronde.
Bonne saison pour les volcans.
On va faire sauter le monde.
Cramponnez-vous, tout fout le camp!

Et là-haut les corbeaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits,
Tournent comme des fous
Et cri’nt : A nous ! A nous !

La vie pourrait être si belle
Si l’on voulait vivre d’abord.
Pourquoi se creuser la cervelle
Quand ‘ y a du bon soleil dehors!

(hors enregistrement)

Et là-haut les corbeaux
Qui nous voi’nt tous petits, si petits
Cri’nt : les hommes sont fous,
Ils se foutent de nous !

From → divers

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