Journée Damia
Louise-Marie Damien (1889-1978) dite Maryse Damia, ou tout simplement Damia (chanteuse de variétés et actrice).
J’AI PERDU MA JEUNESSE.
(paroles et musique de ? – tango, 1935)
https://www.youtube.com/watch?v=lW9-bdoXPFY
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.
Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.
Peux-tu me dire
De vivre et de sourire
Tout oublier, même
Ce merveilleux poème
Que ta tendresse
Au fond du cœur me laisse ?
Car sans toi
Rien n’existe pour moi.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Sans espoir, sans caresse
Je languis chaque jour.
Tout n’est plus que tristesse
Et douleur alentour.
Tout me lasse et me blesse
Tout me semble trop lourd.
Il faudrait que renaisse
La foi des anciens jours.
Ah ! Rends-moi ma jeunesse
Et rends-moi mon amour.
J’ai perdu ma jeunesse
En perdant ton amour.
Pour chasser ma détresse
Il faudrait ton retour.
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(LA JAVA DE) CELUI QUI S’EN VA.
(Paroles: C. Richter, Musique: Tiarko Richepin, 193?)
http://www.youtube.com/watch?v=VVCrbDO1lrM
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Sous les Gal’ri’s d’l’Odéon, On entend parfois Les not’s d’un accordéon Qui pleure à mi-voix. C’est pas la chanson d’amour De chaqu’ jour, Ni le refrain vif et bien Parisien. C’est qué’qu’ chos’ de différent Ça sembl’ tout gris. La nuit, des couples errants L’écout’nt, surpris. C’est un air qu’on dirait Las de tout, écœuré ; Ça fait pleurer. C’est la java De celui qui s’en va, Sans r’garder en arrière, Seul dans la nuit, En laissant derrière lui Leurs brais’s et les prières. Tous les bobards, Il en a eu sa part ; Tous les serments, Il les sait, eh, comment ! Aussi lassé, Dégoûté du passé, Il s’en va l’cœur blessé. C’est la java, C’est la pauvre java De celui qui s’en va. C’est la java, C’est la pauvre java De celui qui s’en va. Y’a des soirs comm’ des bouts d’l’an Où le cœur lassé Dans l’silenc’ fait son bilan Des amours passées. C’qu’il entend autour de lui, Dans la nuit Ce n’est plus le chant d’amour Des beaux jours. Comm’ des gueux battant l’pavé, Tous les souv’nirs Sembl’nt ce soir d’un air mauvais Vers lui r’venir. Et là-bas, à mi-voix, Semblent chanter, pourquoi ? Comme autrefois. C’est la java De celui qui s’en va Sans r’garder en arrière. Seul dans la nuit En laissant derrière lui Leurs brais’s et les prières. Tous les bobards Il en a eu sa part, Tous les serments, Il les sait, eh, comment ! Aussi lassé, Dégoûté du passé, Il s’en va l’coeur blessé. C’est la java, C’est la pauvre java De l’amour qui s’en va. C’est la java, C’est la pauvre java De l’amour qui s’en va.
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