Billet à propos de la prochaine élection académique, celle du 21 février 2013, au fauteuil de Jean Dutourd.
Les Immortels vont avoir le choix entre :
Joël Vergnhes candidat courant dont je ne pourrais même pas dire du mal pour n’avoir aucune information le concernant, aucun grain à me mettre sous la dent. Quel dommage !
Maxence Caron, petit Rastignac des temps modernes, pianiste, accessoirement poète et surtout abstracteur de néant (je veux dire philosophe contemporain) particulièrement attaché à l’Église catholique romaine (sic). Je doute que sa poésie soit celle d’un Nietzsche qui lui a su sortir du ronron philosophique et du christianisme et vivre la poésie en revigorant la mythologie gréco-latine.
Michel Edwards, bilingue anglo-français, universitaire « spécialiste » (sic) de Shakespeare, Racine et … Rimbaud, dont on dit qu’il est poète (je ne parle pas de Rimbaud, mais d’Edwards) ; personnellement, je n’ai encore jamais rencontré de prof-poète vraiment digne de ce nom, la poésie s’accommodant fort mal d’un statut de fonctionnaire et de répétiteur des lieux communs.
Jean-Noël Jeanneney, universitaire, « historien de la politique » (sic) et… politicien, « historien de la culture et des media » (resic) et… ancien secrétaire d’État socialiste, ancien président de la Mission du Bicentenaire de la Révolution française, ancien président de Radio France, ancien président de la Bibliothèque nationale et actuellement producteur de radiophonie sur France-Inculture ; le type même de l’apparatchik.
Paul Trouillat, professeur de médecine, théoricien post-situationniste de la « séparation » – à sa sauce, court inventaire : l’Église et l’État séparation qui, je cite « a dégagé [de quoi ? mystère] le vaste champ de l’éducation nationale d’une part, et permis un christianisme plus spirituel de l’autre », foi et fanatisme, colonies et métropoles, pouvoir monétaire et pouvoir politique dans la Banque Centrale européenne ! Farouche ennemi de la lutte des classes, partisan de la démocratie sociale (et je suppose chrétienne), il préconise « un salariat à visage humain ».
Enfin, Olivier Mathieu, non fonctionnaire, non universitaire, président de rien, membre d’aucune institution, patenté de que dalle mais esprit libre ; et seul vrai auteur de cette bande des six : je veux dire conformant une véritable expression poétique, romanesque et aussi d’historien de la littérature avec sa vie – disons – de saltimbanque. Lui, il préconiserait plutôt l’abolition du salariat et la renaissance du paganisme.
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