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SONNET.

18 décembre 2012

LE BRUN DU VIEUX JARDIN.

Les grilles du jardin laissent passer le vent,

Le vent soufflant d’antan, rameutant les embruns,

Souvenirs ingénus, oui, c’est l’heure où le brun

Tombe sur l’advenu et nous redit : – souvent !..

Le portail enrouillé laisse passer le temps,

Le temps tuant l’élan, rembruni jusqu’aux clins,

Et met notre âme à nue en sa nuit de déclins,

Ventant tous nos regrets en redisant : – longtemps !..

Les ombres du jardin chantent au soir la mort.

La statue, au regard perdu entre les rames,

Ne fait naître, en sa bière éternelle, aucuns brames.

Enroué le mystère est ma vie en remords.

Les buissons, au couvert, frisent de mon alarme :

Ô, lequel me fera le cadeau d’une larme ?

From → divers

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