Israéliens, encore un effort si vous voulez être Palestiniens.
Je n’aurai que peu de mots – ou alors tant de romans vrais de la désolation contemporaine – à vous accorder à propos de l’entrée presque (presque entrée, seulement !) de la Palestine dans le « concert des nations », nations souvent fort peu concertantes, mais plus généralement et généreusement – si on peut dire – dissonantes et cacophoniques. Mais cette fois-ci, de cacophonie, il y a peu. Décision prise à une très large majorité (les quelques hargneux colonialistes, ou autres faux culs européens dissonants n’ont pas l’air cons !), votes non secrets (c’est bien, on connait les salauds et les obligés des princes déclinants), sur le sol même de l’empire colonialiste ricain.
Ce jour est arrivé, doucettement à l’ombre de la diplomatie, inexorablement, la Palestine est onusienne « comme tout le monde » – même comme le Pape – suivant en cela son entrée récente à l’UNESCO – que le mesquin amerloque a alors déserté financièrement. Bof ! Qu’est le pèze en soi ? Rien, du vent. D’ailleurs, viendra un jour où le dollar vaudra peau de balle et balai de crin, roupie de sansonnet, moins que rien. Seules comptent les mains qui le tiennent, mains pourries ou mains bénies, pour un mauvais ou bon usage. Seuls comptent réellement les hommes véridiques, les bonnes volontés, souvent inconnues, anonymes et discrètes. Et désargentées, mais volontaires et bénévoles. Je veux parler ici de tous ces européens par exemple, qui œuvrent dans la douleur en Palestine, mais pas qu’eux. Tous les européens ne sont pas des salopards, des Botul le Lévitique (philosophe !), des Clouezlebec (écrivain et poète !), des … j’ai oublié leurs autres noms, et c’est tant mieux.
Les colons d’un autre âge l’ont dans le… baba. Ça oui, ce n’est pas grâce aux champions de la dite démocratie occidentale judéo-chrétienne anglo-saxonne et affidés (poussières de peuples des îles amenées à disparaître sous le réchauffement climatique, ou Est-européens bantoustans sous domination militaro-économico-financière de l’amère loque humaine) que les palestiniens en sont là. Mais bien contre eux.
J’y vois un signe des Dieux. J’y ressens le début quasi écrit de la fin de la « civilisation occidentale » dont on oyait les râles disons, depuis la fin de la Guerre du Vietnam, les déconfitures militaires et encore plus les désastres humains, culturels, patrimoniaux en Somalie, Irak, Afghanistan, etc. ; et bien évidemment depuis ce jour noir d’un certain septembre étatsunisien, arme de guerre qui s’est retournée contre ses promoteurs ou plus exactement contre ses manipulateurs et crétins du monde dit civilisé. Erreur de manipulation : ne peut utiliser qui veut la « mallette du petit chimiste » ou du « petit magicien » escamoteur. Il faut un minimum d’intelligence, au moins un cerveau d’enfant déluré et curieux. On me dit (cf. un article tout récent de Robert Pioche) que les jeunes américains ne savent plus calligraphier ; tout le reste va avec, quand c’est la médiocrité qui est aux commandes et les êtres d’exception réduits au silence, noyés dans la masse. Fin d’un monde, je vous dis.
Oui ! trop, c’est trop ; trop a toujours été de trop, l’antienne terroriste ne fait vraiment plus recette. Même les farces où il y a trop de farce ne fait pas rire. Les rires ou les pleurs enregistrés n’y feront rien. Il va falloir trouver autre chose ! Et vite avant que l’empire usraélien ne sombre dans la décadence finale « civilisationnelle » comme dirait l’autre. Je dis « finale », car le processus est en marche, comme déjà dit, depuis bien longtemps, maintenant. Prenons donc Israël pour ce qu’il est – ou ce qu’elle est, je ne connais pas son sexe exact – une utopie réactionnaire, tribale, raciste, colonialiste et capitaliste folle. L’ultime réminiscence des anciens grands empires coloniaux de l’Europe de Colomb aux pieds-noirs français rentrant en métropole la queue entre les jambes. Mais bientôt triomphante, la queue – pour notre malheur – pour les plus malins et d’entregent (je veux dire sachant réinvestir comme il se doit cette métropole couillonne, pourtant ou heureusement selon le point de vue, inconnue et même à la base étrangère pour le plus grand nombre d’entre eux).
Je dirais pour conclure, car on pourrait toujours en rajouter beaucoup sur ce sujet : Israël n’est que l’ultime prurit de l’Europe des Nations de 1848 et alentours et plus encore des décennies qui suivirent, celles d’un mauvais nationalisme qui dégénéra en nationalisme petit-blanc légèrement expansionniste !!! Celui qui nous valut déjà deux guerres fratricides, d’une ampleur technologique inégalée, sur le sol de la Vieille, très vieille Europe. Et je n’oublie pas les misères folles des divers colonisés, comme on sait ! Mais le sait-on encore, vu le niveau des études dans nos écoles « démocratiques » ?
Les juifs les plus sensés et sensitifs l’ont bien compris depuis longtemps. Gustav Landauer par exemple, exemple parmi tant d’autres, ce juif allemand libertaire, penseur, écrivain, traducteur, assassiné en 1919 lors de la répression « socialiste » de la révolution conseilliste allemande, n’attendait pas grand-chose de bon du sionisme. Pas plus que Karl Kraus qui finit par renoncer à la religion judaïque et mit plus bas que terre, du moins en ces écrits « pamphlétaires », les prétentions sionistes insensées.
Moi, je rêve d’une Palestine unique où les actuels israéliens les plus posés voudront bien demeurer, citoyens comme les autres. Ils en existent, malheureusement ils n’ont pas encore voix au chapitre. Et retrouver Jérusalem comme elle le fut pendant des siècles, mêlant toutes les religions monothéistes du Livre et toutes leurs nuances, en assez bonne harmonie s’il faut en croire les récits, les croquis, les dessins, les peintures, les photographies, les premiers films des voyageurs des temps passés.
Bon, Amon ! en attendant…
Commentaires fermés