UN SCRUPULE D’ÉPI POUR LES CEUSSES QUI ONT UN PETIT GRAIN
Pour qui ne comprendrait pas le titre : voici donc « un épigramme » comme disait Corneille, mais « une épigramme » comme on dit depuis Littré au moins. J’ai donné la clé (sans « e » bien que féminine) ou la clef (sans « e » également, car autrement ça ferait « clèfe »). Cherchez un peu, je ne vais pas tout vous dire et décortiquer… l’épi. Un petit effort.
FIONS-NOUS, TROUFIONS DE LU♥PÉ MIGNONS,
À L’ARCANE IMPLICITE, AU NON–DIT SALOPÉ :
QUI N’ VA PAS Y COUPER DU COPÉ ÉCLOPÉ ?
VOUS L’AUREZ DANS L’BABA ; ET LUI DANS L’TROU FILLON !
Enfin, comme dirait l’autre : Pour des copinettes, qui passaient par là, je m’ suis fait honnête… et puis me voilà.
Et voici maintenant ce qu’a écrit, « dès-à-matin » et avant moi, Robert Pioche sur le même sujet :
LU♥PÉ nécessite une courte explication que voici :
LU, il s’agit évidemment de la syllabe acrophonique de Lustucru (l’eusses-tu cru?), le pauvre diable, l’homme ridicule, le niais, l’imbécile que l’on rencontre dans des textes plaisants du passé et sur les tréteaux des foires d’autrefois ; le fameux Père Lustucru de la chanson (apparue vers 1820) qui réconforte la Mère Michel et lui déclare qu’il a retrouvé son chat « sur l’air du tra déridéra et tra la la ». Pourquoi Michel me direz-vous ? Sans doute parce qu’un miché, un micheton ou un michel, en argot, est généralement l’homme mais aussi parfois la femme qui paye pour obtenir des faveurs galantes, et plus généralement un gogo que l’on peut arnaquer ; donc en ce lieu, Lustucru est le gogo arnaquant un autre gogo.
♥ est évidemment l’idéogramme, le symbole, le logo de l’amour ;
Enfin PÉ désigne ici, comme aux origines phéniciennes de notre alphabet, la bouche, et plus particulièrement celle des beaux parleurs et autres adeptes du « parler menteur »…
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