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Entretien exclusif de Guenièvre Garito-Garrote, présidente d’Amorphy International – France

28 novembre 2012

Entretien exclusif de Guenièvre Garito-Garrote,

présidente d’Amorphy International – France,

avec Angeu-Dominiqueu Farfouillat,

rédactrice-en-cheffe de MaGazetteSurInternet

Mais rappelons tout d’abord les buts d’Amorphy International, louables buts humanitaires, humanistes plus exactement, en ses objectifs, statuts et orientations générales :  

Amorphy International est un mouvement mondial de personnes qui luttent pour des droits de l’homme sélectifs.  Par exemple, pour l’esclavage salarié mais contre l’esclavage ménager, pour l’arnaque monétaire de la vaste chaîne d’argent mondialiste mais contre l’interdiction de la spéculation, pour la réglementation de la vie quotidienne des plus humbles ou démunis qui n’en peuvent déjà mais, mais contre l’interdiction du laisser-aller et du laisser-faire des dominants, exploiteurs et destructeurs de la terre.

Autrement dit, elle concentre toute son énergie hargneuse contre la masse amorphe de l’humanité, d’où son nom « Amorphy » qui bien entendu, fait nettement plus chic en anglais, en franglais plutôt, langue du progrès, de la technique, de l’illumination mystique.  Orientation nouvelle, mais fructueuse, après une période utopique et joyeuse, heureusement dépassée, qui récriminait contre les injustices de classe, des gros contre les petits. Dans un souci d’apaisement et d’égalitarisme démocratique, de nivellement par le bas, et même de développement de son fonds de commerce d’une manière exponentielle, Amorphy International a su prendre le courageux virage déjà tant à l’œuvre dans le désordre économique mondial, consistant à en rajouter une couche de répression, de déclin des consciences humaines, de régression sociale dans tous les domaines qui sortent du cadre de l’exploitation capitaliste directe. Réprimer d’abord, éduquer ensuite (ou comme dirait les socialistes, en parlant de tout et de rien dans la société, et plus encore de tout ce qui fâche les dites masses travailleuses et consommatrices, en autant de propagandes : faire preuve de pédagogie).    

Amorphy International est donc, à travers ses divers réseaux et groupes de pression installés au cœur des lieux de décision et de pouvoir, au dernier étage de la Tour de Babel et de tous les World Trade Centers du monde civilisé, un très puissant ferment de choc entre les cultures, que disons-nous : de civilisations, ou plus exactement d’anéantissement de tout ce qui ne convient pas à l’Empire du Monde.  Ainsi, vigilante et très active, auto-élue et très maffieusante (« lobbying », en anglais) elle se doit de faire vite devant les signes alarmants : cet empire, son empire dont elle est partie prenante, est visiblement sur le déclin et sera bientôt supplanté, phagocyté par de nouvelles civilisations ou d’autres barbaries.

En attendant, elle intervient comme il convient, et comme il se doit, au nom des victimes de violations des droits ci-dessus esquissés, en fondant son action sur une recherche partiale dans le maelström emphatique du dit droit international. L’organisation est totalement en symbiose, comme déjà dit, avec certains groupes de pression, certains gouvernements même et qui plus est avec une seule idéologie politique, économique et religieuse qui est celle des pays, ou plus exactement des maffias qui dominent le monde pour le bien de tous, autrement dit pour le bien intéressé du monde judéo-chrétien.  Tout le reste en découlant.

« Je ne condamne pas la circoncision,
d’ailleurs, je n’ai rien à en dire de mal (…)
J’ajouterai même que c’est plus pratique pour les fellations,
même si parfois, les glands durs, secs et gangreneux
peuvent être un repoussoir »
 

On estime que plus d’un milliard d’hommes, d’êtres humains mâles, si ce n’est deux, voire plus encore d’hommes dans le monde sont victimes enfantines de la circoncision (ce qui est somme toute encore moins que le nombre de gens qui sont des esclaves salariés ou non et soumis aux banques). L’ONU n’a pas l’intention ni de débattre, ni de se prononcer en faveur d’une interdiction totale ou même partielle de cette pratique. L’absence de toute résolution ne risque pas de contraindre qui ce soit, quelque état que ce soit de légiférer à l’encontre des pratiques de mutilations génitales masculines.

Guenièvre Garito-Garrote, présidente d’Amorphy International – France n’a rien à en dire, rien de négatif ou de critique, du moins pour l’instant. Écoutons.

Ma Gazette : Guenièvre Garito-Garrote, que permet cette indifférence onusienne ? Qu’apporte ce silence à la cause des hommes, qui sont quand même des êtres humains comme nous ? En quoi légiférer encore et toujours en ce domaine serait un plus par rapport aux lois contre la mutilation et la torture qui sont déjà en vigueur, du moins mises sur le papier dans tant de pays du monde ?

Guenièvre Garito-Garrote : Je tiens d’abord à préciser que tous les pays du monde se moquent bien de la circoncision, ou plutôt de sa répression, si ce n’est ce bref et récent prurit d’un tribunal allemand d’un pays qui, rappelons-le quand même, et ce n’est pas si vieux, fut le berceau des mesures eugénistes et antisémites hitlériennes de sinistre mémoire. Ce qui est quand même un signe ; un signe insigne et néfaste. Donc, extrême prudence ! Méfiance redoublée.  D’ailleurs, un grand nombre de pays, une majorité de pays ont déjà des lois condamnant la mutilation et la torture. Que demander de plus ! Mais en fait le problème, s’il y a, est tout autre. 

Qui peut dire, prétendre, affirmer que la circoncision doive être bannie de notre civilisation ?  Telle est la question essentielle.  Personnellement (je ne parle plus ici en tant que présidente d’Amorphy International – France mais en tant que simple femme si je puis dire, en tant que citoyenne ou plutôt d’amante) je ne condamne pas la circoncision, d’ailleurs, je n’ai rien à en dire de mal.  Comment pourrait-il en être dit quelque mal que ce soit, alors même que des êtres d’exception, des hommes si exceptionnels, si hors du commun tels Baruch Spinoza, Albert Einstein ou Jean-Paul Sartre subirent (mais, est-ce bien le mot convenu ?) cette pratique. J’ajouterai même que c’est plus pratique pour les fellations, même si parfois, les glands durs, secs et gangreneux peuvent être un repoussoir.

« Et puis, cette circoncision masculine massive occidentale, ou du moins anglo-saxonne, celle des mâles va-t-en-guerre, ne fut-elle pas une manière exemplaire de rendre justice du moins un peu, aux pauvres juifs ; leur accorder sacrifice presque divin ? »

Dans les faits, cette mesure serait inapplicable et ne serait pas appliquée ; avec bonheur, ajouterai-je.  Non, la circoncision n’est pas une pratique barbare, du moins chez nous les civilisés. Certes, il fait peu de doute que dans les cultures sous-développées, attardées, rétrogrades, primitives ou musulmanes, elle est tout à fait contestable, comme l’est l’excision des femmes.  Mais il convient, quand même de rappeler, et ce n’est pas rien, sans doute aucun, que la circoncision est une pratique largement répandue dans la civilisation dominante des petits blancs européens et occidentaux des Lumières, et autres assimilés ou affidés.

Pratique vénérable multiséculaire, hygiénique et je dirai même de sain hygiénisme humaniste puisqu’elle s’est largement développée à l’exemple du judaïsme, dans les pays anglo-saxons depuis le milieu du siècle dernier, certes avec un certain et regrettable recul de nos jours.  Cette pratique fut initiée à l’heure même, dois-je le rappeler, où l’Holocauste des juifs semblait à son comble et leur extermination quasi définitive.  Remémorons-nous. Ce sont six millions de juifs qui furent exterminés dans les chambres à gaz, alors que l’Europe ne possédait – de source juive elle-même – que trois millions de juifs au début de la guerre.  Je ne saurais vous expliquer ce mystère, ce mystère biblique, mais les faits sont là. Sans doute explicable par le mal absolu du national-socialisme bo… pardon, allemand. Patents les faits. Objectifs. Incontestés ou si peu contestés ; et surtout parfaitement incontestables, car établis par les vainqueurs eux-mêmes – démocrates et communistes staliniens main dans la main – de cette juste guerre… je veux dire : juste de notre côté, celui du bien, de la vérité et du progrès capitaliste, libéral ou étatiste au choix de la bourgeoisie régnante. Et puis, cette circoncision masculine massive occidentale, ou du moins anglo-saxonne, celle des mâles va-t-en-guerre, ne fut-elle pas une manière exemplaire de rendre justice, du moins un peu, aux pauvres juifs ; leur accorder sacrifice presque divin ?  

« … une attaque j’ose le dire antisémite,

ou si vous préférez anti-juive… »

 Ma Gazette : Mais êtes-vous si sûre… Ou plutôt, ne croyez-vous pas que … ?!

Guenièvre Garito-Garrote : … Mais chère amie, comment voulez-vous que les champions des Droits de l’Homme, des droits universels de l’Homme puissent être rétrogrades en quoi que ce soit, puissent être ennemis du progrès ?  D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement ? L’application d’une loi interdisant la circoncision serait rendue difficile, pour ne pas dire impossible en certains pays tel Israël, par ailleurs fer de lance de la lutte de la démocratie contre le terrorisme au Proche-Orient, par le poids d’une coutume juive qui se justifie d’elle-même, puisqu’elle est juive. N’est-ce pas évident et criant. Certains, dont je suis, voudraient y voir une attaque à l’encontre du judaïsme, une attaque j’ose le dire antisémite, ou si vous préférez anti-juive, le levain et le bon grain de la race sémite. Et vous pensez bien que si les juifs étaient opposés à la circoncision, il y a belle lurette qu’ils lutteraient avec l’esprit progressiste qu’on leur connait, pour l’interdiction d’une pratique qu’on serait alors en droit, en juste droit de décréter barbare. Autre élément complétant fort justement mon argumentation : les mutilations sexuelles de femmes semblent être une pratique marginale dans le peuple juif ; et c’est à bon droit. Peuple qui a toujours possédé en son sein des saintes et autres femmes de génie telles Golda Meir, Gisèle Halimi ou Simone Veil… Ou bien encore, j’allais l’oublier, « Marie, mère de Dieu » en personne ! Voilà, je crois avoir fait le tour, à peu près, de la question.

Ma Gazette : Alors Guenièvre Garito-Garrote, il ne me reste plus qu’à vous remercier pour ces brillantes explications et aussi à m’excuser d’avoir pris votre temps, un temps si précieux.

Guenièvre Garito-Garrote : Mais c’est moi qui vous remercie.

From → divers

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