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À PROPOS D’EJACULATOR RAPIDASSIMUS ET DES ORGANES ÉJACULATOIRES

25 novembre 2012

Bien qu’étant devenu avec l’âge, plus ou moins éjaculateur attardé, pardon retardé, je veux bien faire la réclame du tout récent article de Robert Pioche – qui pique et pioche dans les caboches, plutôt françoises d’ailleurs, que boches – et nous avoue que non seulement il ignore superbement certaines modes du genre « french condom » comme disent les englishes, et entend bien « jouir sans entraves » mais que parfois – voulant tout, tout de suite – il éjacule à tort.  Hors de propos.  Mais tant que ce n’est pas impromptu aux pieds de ses pompes…

C’est ici :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/11/25/jai-une-petite-queue-et-je-suis-ejaculateur-precoce-mais-je-ne-me-soigne-pas-et-vous/

En complément, voici quelques éléments de preuves, permettant de mieux définir où se situent les organes éjaculatoires.  Non, vous croyez le savoir mais, histoire de croyances justement,  ces derniers se situent bien ailleurs ; vous avez tout faux, comme nous rappellent quelques vénérables auteurs.

Tout d’abord le titre de ce vieil ouvrage : « Les Flèches de l’âme combattante pour Dieu et pour le ciel, ou Prières éjaculatoires tirées et appliquées de la S. Escriture, de l’Église, des S. S. Pères et autres sainctes et dévotes âmes, par le P. Louys Rossier ».  Puis, extrait de l’Encyclopédie, de l’article « secours » consacré aux « fanatiques modernes de France, appelés convulsionnaires » (sic) de l’ancien-régime : «  pendant quelques heures qu’elles employoient en priéres éjaculatoires, & en exhortations mystiques & prophétiques, sur les maux de l’église… ». 

D’une ambitieuse « Histoire universelle depuis le commencement du monde jusqu’à présent ; traduite de l’anglois d’une société de gens de lettres », à propos des fidèles du culte de Mithra : « … leurs prières éjaculatoires adressées vers le Soleil, par les louanges du Très-Haut, qui est le seul Etre auquel ils payent l’hommage de leurs prières… » Poursuivons avec : « II tournoie souvent les Yeux vers le Ciel, dans de courtes Prières éjaculatoires » in « Mémoires pour servir à l’histoire de la Grande-Bretagne, sous les règnes de Charles II et de Jacques II ». Avec « … le Président, faisant des contorsions épouvantables, et, balbutiant, avec ferveur, des prières éjaculatoires… » in « La découverte des sources du Mississippi et de la rivière Sanglante », par Giacomo Costantino Beltrami.

Pour finir avec cette réflexion contemporaine glanée sur le « Forum de jeunes catholiques de tradition » : Moi, je bosse le latin (…) toute seule. Egalement, avec la liturgie tous les jours et la messe tridentine, j’ai fini par « intégrer » certaines formules que je ressors en oraison ou en prière personnelle, comme « prières jaculatoires » ou bien il y a des psaumes que je connais par cœur. Et cela en huit mois passés dans un internat de religieuses. » J’aime bien les guillemets et la modernisation amoindrissante en « jaculatoires » comme on trouve généralement de nos jours.  Pas très traditionnel, ça…

Donc conclusion : les organes éjaculatoires, ça n’a rien de mal poli ; c’est même noble et sacré.  Ce sont les cordes vocales, et rien d’autre. Organes bien polis et de haute précision, enfin généralement bien polis lorsqu’ils louangent les petits dieux divers de l’univers terrien. Ce qui différencie, pour notre malheur peut-être, l’homme de la bête. Qui plus est, parfois cordes vocales des nonnes et moines chantant, des chrétiens et autres monothéistes : je vous dispense des citations similaires concernant les autres adorateurs du Livre.  C’est du kif-kif-bourricot … Amon (car telle est l’origine probable du « amen » hébraïque, répons habituel aux oraisons –(é)jaculatoires ou non).

From → divers

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