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Engrais au nitrate, gaz moutarde, et zyklon B — Fritz Haber grand criminel contre l’Humanité et Prix Nobel !

13 novembre 2012

Nous donnons ici une remise en forme, une mouture synthétique complétée de quelques informations, d’un article non signé publié sur le site Africamaat qui réunit « des égyptologues chevronnés, des enseignants, des historiens et des chercheurs panafricains », publié sous le titre : le Zyklon B, gaz mortel, fut inventé par un Juif.

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Engrais au nitrate, gaz moutarde, et zyklon B

Fritz Haber grand criminel contre l’Humanité et Prix Nobel !

Dans la Galerie des grands criminels dans l’histoire de l’Humanité, mais au même titre que ceux qui se sont servis de lui, nous pouvons ajouter celui du chimiste Juif allemand Fritz Haber qui développa les gaz asphyxiants de combat pour le compte de l’armée allemande.

Né à Breslau (aujourd’hui Wroclaw en Pologne) le 9 décembre 1868, Haber fait ses études à la Technische Hochschule de Berlin. Il est professeur de physique à l’université de Berlin en 1911. Il devient ensuite directeur de l’Institut Kaiser Wilhelm de chimie physique. Pendant la Première Guerre mondiale, il est à la tête du service allemand des armes chimiques et dirige l’attaque aux gaz chlorés lors de la deuxième bataille d’Ypres. En 1933, en raison de la politique antijuive allemande, Haber sera déchu de tous ses titres par le régime nazi au nom des lois antijuives ; il démissionne et émigre en Suisse, où il meurt l’année suivante.

Les deux amis ashkénazes.

Albert Einstein rencontra en 1912 le chimiste allemand Fritz Haber qui allait devenir son grand ami. Haber sera le médiateur de son divorce avec Mileva, c’est dire l’intimité de leurs rapports. Haber est, comme lui d’origine juive et, comme lui il a rompu avec sa tradition. Il s’est même converti au christianisme. Einstein et Haber sont très proches alors que tout devrait les séparer. L’un qui au cours du temps revêtira le statut d’allemand, d’apatride, de suisse et pour finir d’étatsunien, est (dit-il) pacifiste, l’autre ultra-nationaliste, l’un se veut citoyen du monde, l’autre le plus Allemand des Allemands. Lorsqu’éclate la Première guerre mondiale, Einstein affiche son pacifisme alors qu’Haber nationaliste, s’engage résolument aux côtés de l’Etat-Major. C’est alors qu’il va utiliser sa science, la chimie, pour doter l’Allemagne de « l’arme de la victoire », les gaz asphyxiants.

La même ordure, initiatrice de la guerre totale par la chimie.

L’ami Fritz, bienfaiteur de l’Humanité

Oui, l’histoire, qui souffre parfois d’amnésie, n’a pas trop retenu son nom. Il faut dire que Fritz Haber, brillant chimiste allemand, ne fut pas à proprement parler un bienfaiteur de l’humanité. Il est l’inventeur du « gaz moutarde » qui fit des milliers de morts pendant la première guerre mondiale. « Pour sortir de l’enlisement de la Première Guerre mondiale dans les tranchées » (sic), convaincu des possibilités offertes par la chimie mortifère et barbare, il allait être pour beaucoup dans l’utilisation de gaz toxiques, pour la première fois dans l’histoire militaire, le 22 avril 1915 à Ypres sur le front des Flandres également dénommé front de Bixschoote, en Belgique.

Ce jour-là, cette ordure humaine surveille en personne l’installation dans les tranchées allemandes de 5730 fûts contenant 150 tonnes de dichlore Cl2 qu’il a fabriqué avec son équipe. Cette première attaque se fit sous forme de nuages de chlore que les services « spécialisés » allemands répandirent sur les troupes franco-sénégalaises. À défaut de rats de laboratoire. Rappelons que les bataillons de dits « tirailleurs sénégalais » réunissaient divers « indigènes » d’Afrique noire ou maghrébine. D’autres fois, il s’agit de bombardements par canons ou avions (grands débuts de l’aviation en 1914) d’engins toxiques et mortifères. Le dichlore attaque les yeux et le système respiratoire entraînant une asphyxie mortelle. Gaz plus lourd que l’air, le dichlore est poussé par le vent sur les lignes de soldats franco-algériens permettant une percée de quelques heures… Des centaines de soldats meurent asphyxiés, comme « noyés sur la terre ferme », dira-t-on. On dénombre 5000 décès dans d’atroces souffrances et 10000 blessés à vie, très diminués.

Violation flagrante des « lois de la guerre » – ce terme, nous a toujours paru d’une réelle bêtise. L’Allemagne avait pourtant cosigné la Convention internationale de La Haye du 29 juillet 1899, convention interdisant d’employer « des projectiles qui ont pour but unique de répandre des gaz asphyxiants ».  

Multirécidiviste, Haber organisa une seconde vague le 19 décembre de la même année, qui fut encore plus meurtrière, car le gaz répandu contenait du chlore et de l’oxychlorure de carbone, poisons terriblement efficaces.  Pendant ce temps, Fritz Haber gagne une année de salaire supplémentaire comme prime, pour sa découverte du « gaz moutarde », mais… perd sa femme Clara, chimiste comme lui. Elle se tire une balle dans le cœur en 1916, après qu’il eut refusé de mettre un terme à ses travaux sur les gaz de combat, ne pouvant supporter que son mari passe son temps à créer des armes de mort. Mais Haber très dévoué à la gloire du Reich, ne présente guère de sentiments d’humanité, y compris pour ses proches.  Lors de la troisième bataille d’Ypres, bataille de Passchendaele, en juillet 1917, se seront à leur tour, les troupes canadiennes qui en prendront plein les yeux et plein les bronches.

Inévitablement, la réponse également barbare du côté anti-allemand ne se fit pas trop attendre, le temps de tout mettre au point, pour répliquer également par les gaz.  Les gaz tuèrent plus d’une fois ceux-là mêmes qui les manipulaient, les vents étant le grand vecteur de propagation et les vents ne se commandant pas.   

Au terme de la Première Guerre mondiale, le bilan est éloquent : sur 1 360 000 combattants gazés, 94 000 décéderont. En juin-juillet 1917, à Ypres, le « gaz moutarde » baptisé « ypérite » (d’après le nom de la ville médiévale d’Ypres qui n’était plus que ruines à la fin de la guerre), cause en trois semaines, davantage de pertes parmi les troupes franco-anglaises que toutes les attaques de l’année 1916. Ce liquide huileux, qui dégage une odeur légèrement piquante, provoque des brûlures accompagnées d’éruptions cutanées, de fièvre et d’infection broncho-pneumonique. Et ce n’est pas tout : une fois « brisé le tabou » interdisant l’utilisation de substances toxiques comme moyen de guerre, les deux parties au conflit ne tardent pas à utiliser le gaz moutarde, qui brûle la peau et rend aveugle. De nos jours, la campagne environnante d’Ypres est encore une vaste nécropole : on y compte quelque 170 cimetières militaires, des deux bords confondus.

Le 6 février 1918, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lançait aux belligérants engagés dans la Première Guerre mondiale un appel public « pressant » contre l’emploi des gaz toxiques.

Fritz Haber guerre finie et déclarée perdue pour son camp, ne fait part d’aucun regret. Déclaré criminel de guerre, il s’enfuit en Suisse dont il obtient la nationalité pour échapper aux alliés ; peu de temps après, ceux-ci abandonnent leur demande d’extradition. Haber revient en Allemagne, aide à la reconstruction et en secret, continue la fabrication de toxiques qui intéressent vivement certains pays. 

Et finalement, nullement inquiété au sortir de la guerre pour ses « travaux », il se vit au contraire attribuer dès 1919, le Prix Nobel de chimie pour de précédentes recherches sur le nitrate (il avait inventé un procédé qui permettait de transformer le nitrogène atmosphérique en engrais agricole, les tristes nitrates) et pour sa réussite dans « la synthèse de l’ammoniac ». La communauté scientifique internationale protestera bruyamment mais en vain auprès de l’Académie royale de Stockholm contre sa nomination au prix Nobel. Si dans les dictionnaires, Haber est référencé pour son Prix Nobel de Chimie reçu en 1918, ce que les dictionnaires ne disent pas c’est que Haber a reçu son prix sous les huées du public.

Puis, c’est encore lui qui en 1920, aura eu le triste privilège de découvrir, d’inventer le gaz Zyklon B. Fritz Haber veut être le premier, le plus grand démiurge du malheur. L’élu du dieu mauvais et qui châtie. Le dieu holocaustique, le nouveau Baal dispensateur de mort, celui du XXe siècle et du « Progrès ». Reconnaissons que Haber n’a pas cherché à cacher sa responsabilité. Dans un ouvrage paru en 1924, il écrivait : « A la demande des autorités militaires, j’ai assuré, au début de l’année 1915, une responsabilité partielle dans le domaine de la guerre chimique, mais à partir du milieu de l’année 1916, ma responsabilité fut entière ». Responsable, mais non coupable, c’est-à-dire cyniquement irresponsable.

Einstein pas plus scandalisé que ça, reste très proche de son ami. La paix revenue, Haber, converti donc entre temps au christianisme (probablement par opportunisme, mais ce qui ne sera pas suffisant bientôt), veut dissuader Einstein de répondre aux attaques antijuives, de prendre la défense des Juifs étrangers et de s’engager dans le mouvement sioniste. Lorsque Hitler accède au pouvoir en 1933, Einstein est déjà aux Etats-Unis mais Haber essaye encore de composer avec le nazisme. C’est alors qu’il revire sa cuti ; ami du leader sioniste Haïm Weizmann (futur premier président de l’Etat d’Israël), il se « convertit » au sionisme (mais le sionisme n’a jamais vraiment déplu aux nazis), soit donc un an avant sa mort.  Les nazis épurent les universités et les divers secteurs de l’intelligentsia. Haber fuit bientôt l’Allemagne pour… l’Angleterre peu rancunière, où il est reçu à bras ouverts par certains scientifiques. Puis il meurt, de mort naturelle, en 1934 lors d’un voyage en Suisse. Notons le parallèle avec plus tard, Von Braun devenu bon citoyen américain, lui et toute son équipe d’ingénieurs. La dégueulasserie bourgeoise n’a pas de patrie. Les troupes ne sont que des minuscules pions sur le terrain des guerres, en un vaste jeu d’échec mondial toujours renaissant, en de nouvelles, joyeuses et folles parties de salon renouvelées à l’infini, parties de salon entre frères plus qu’entre ennemis.

L’ami Bébert, pacifiste, qui ne fait rire que les imbéciles.

L’un des principaux initiateurs de la guerre totale par la physique.

Quant à Einstein, le mondialiste pacifiste, il est rattrapé par l’Histoire en cet été 1939. Des physiciens juifs immigrés aux Etats-Unis lui annoncent les découvertes qui rendent possibles la construction d’une bombe atomique. Au prétexte délirant que l’Allemagne nazie se serait déjà lancée dans ces recherches, Einstein signe la lettre invitant Roosevelt à construire la bombe atomique. Certes Oppenheimer, autre ashkénaze mais aussi stalinien distingué (ce qui ne gêna que Mac Carthy un peu plus tard), fit en pratique bien pire.  

Ainsi, ce que l’on appelle aujourd’hui les armes de destructions massives ont eu pour pères, chacun à leur manière – manière belliciste ou manière « pacifiste » – deux amis ashkénazes, l’un rebelle à la patrie (bien que fervent sioniste de l’après-guerre) l’autre nationaliste allemand à l’intégration contrariée, amis physico-chimiques aux options philosophiques prétendument opposées, que le destin a conduit exactement au même rendez-vous. Celui de la mort barbare et technologiste, chimique pour l’un, physique pour l’autre. Physico-chimique plus exactement, pour ces deux tristes sires inexcusables.

12 et 13 nov. 2012

From → divers

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