Aller au contenu principal

Petit grain de millet râpeux dans le moulin patenté du conformisme pseudo littéraire.

11 septembre 2012

Ce matin je lis sur le blog de Robert Pioche :
« Cela dit, le pamphlet de Richard Millet ne déshonore pas la littérature: parce que Richard Millet n’est pas la littérature.
Annie Ernaux non plus n’est pas la littérature, et n’a donc aucun titre à dire qui l’honore ou la déshonore.
L’honneur de la littérature, ce serait d’éviter le conformisme et la fausse provocation (Richard Millet) et les moralismes faciles (Annie Ernaux), et (pour tous les deux) d’apprendre à écrire. »
C’est ici en entier :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/09/11/eloge-litteraire-de-richard-dont-je-napprouve-pas-les-ecrits-mais-qui-a-indeniablement-deniaise-la-france-niais-richard-niais/

Voici ce que j’ajoute à chaud et vite écrit.

Moi personnellement, elles m’indisposent autant que Millet m’indispose, ces litanies convenues et autres rengaines roboratives du néant blablatant contemporain, auto-affirmé « progressiste » et « seul éclairé ».

Plus que lassant, déprimant et sans avenir à l’image de notre civilisation vide de sens et au sacré massacré, cette propagande « moderniste » ouvertement favorable au déclin. Agent d’un métissage (de quoi donc ? de rien avec plus grand-chose) qui n’est que l’autre nom d’une destruction feutrée d’un reste de culture (voir l’état de la Grèce berceau du monde gréco-latin assez comparable d’ailleurs, et je ne crois pas au hasard en ce domaine, à celui de l’Irak berceau de la civilisation suméro-babylonienne, et à celui de l’Égypte berceau de la civilisation des pyramides…),

un nivellement par le bas de la civilisation européenne au nom du mondialisme capitaliste apatride qui ne connaît que des esclaves salariés interchangeables, quand les « élites » ou plus exactement les « auto-élus » qui refusent tout métissage, tout en en prônant les vertus aux autres, se calfeutrent dans leurs ghettos dont les plus beaux exemples sont Auteuil-Neuilly-Passy et la colonie juive en Palestine occupée depuis plus de soixante ans par une tribu d’illuminés, haineux, hargneux, racistes et bellicistes.

La question que je pose est : qu’est-ce que tous ces beaux antiracistes qui voient du fascisme partout et de préférence là où il n’y en a pas, ou à la marge (genre Millet) on a dire du sionisme qui est là et en force sous leurs yeux ? De ces abrutis prêts à mettre à feu et à sang tout le Proche-Orient (d’ailleurs, ils ont réussi en partie à organiser un glacis de sous-états autour de leur bunker de tarés ou de cyniques ; seuls demeurent encore, mais chancelant la Syrie et encore debout l’Iran). Je les vois mal finir encore et se lamenter encore une fois. Et la justice divine n’est-elle pas équitable ? N’est-ce pas inscrit dans cette religion tribale ? L’innommable peut-il se tromper ? Surtout : son peuple est-il vraiment à la hauteur de la tâche ? Autant de questions sacrilèges ! Mais ce sont tant d’autres questionnements…

J’ajoute qu’ils voient du fascisme chez Millet sans prononcer le mot sacrilège et tabou : sionisme. Car ce que semble défendre ce Millet c’est bien un militant sioniste qui a tué 77 personnes en très large majorité pro-palestiniennes. Mais de ça, mutisme chez nos « antifascistes, antiracistes e tutti quanti».

Pour le dire plus crûment : qu’est-ce qui est aussi nul qu’un sioniste de droite (ou de gauche aussi, ça existe voir rien de moins que Hollande, PDG de la France, Moscovici, ministre de l’économie et Fabius ministre des affaires étrangères) : un antifasciste de gauche (ou de droite également, ça existe aussi du côté d’Éléments) ?

Quand la littérature est morte quand les « auteurs » n’ont plus rien d’autre à dire que de vanter (et éventer) leur nombril et l’incommensurable beauté (sic) d’une société en pleine décadence qui meurt du capitalisme, du technologisme, de la croissance, du développement dans l’abondance non partagée,

D’une société de consommation ou volontairement l’ersatz, le toc et le médiocre sont mis au pinacle et sont vertus productive et reproductive cardinales tant des objets de consommation courante que de la sous-littérature ou de l’art étronique,

Où la dictature du pognon et de la réclame médiateuse s’accordent sur la nécessaire destruction programmée de l’Art,

Où les sots savants, sots « artitounets », sots « littérateux » (sots et intéressés), se font les propagandistes des vertus de la destruction de la Terre par le technicisme fou, la croissance, la démocratie bourgeoise et autres fadaises,

Qu’est-ce qui différencie un grain de millet d’une graine d’écrit vaine du Landerneau de la sous-culture petite-bourgeoise parigote ?

Ô, il ne faudrait pas les pousser beaucoup pour que ces joyeux drilles nous refassent le coup de la censure nécessaire, des libertés de conscience, d’opinion, d’expression, de publication, de diffusion limitées, toutes contrôlées par les apparatchiks et autres commissaires politiques de la bienséance. Ils possèdent déjà tous les créneaux, tiennent le haut des mâchicoulis et en veulent plus encore. Écraser un grain de millet ne prête à pas grand-chose. Ne prêtre à rien. Nada, niente, nimic.

Pourtant de plus grandes tâches devraient vous attendre, vous combler, vous les « grands écrivaillons contemporains » (ou « comptant pour rien » au rayon de l’éternité) ; des espoirs de véritable dénonciation de l’ignominie moderne bourgeoise devraient vous inciter… Non ! Pas même un peu ?

J’aimerais connaître, je le devine, leur opinion sur la réédition des satires dites « pamphlets de Céline ». Entre parenthèses, on oublie généralement d’y inclure le premier de la série, son retour du « pays du bonheur du genre humain » où il décrit avec brio ce qu’il entend par « communisme Labiche », un régal de justesse misanthropique. D’ailleurs, réédité ou pas, on s’en fout, ses «pamphlets » se trouvent chez le premier bouquiniste venu. Simple remarque : ses écrits sont bien plus, nettement plus qu’une simple critique anti-juive, c’est un hymne à l’humanité qui refuse de s’élever, une dénonciation du crétinisme du petit aryen franchouillard, un acte d’amour contre l’incommensurable bêtise humaine. Une lucide et jubilatoire critique de la société contemporaine. Qui n’y voit que le mot « juif » et s’en tient là, n’y a rien compris, ne veut y rien comprendre, ne pas être dérangé, secoué. Que ceux que le mot « juif » gêne le remplace par « bourgeois », «capitaliste», « exploiteur » et le tour est joué, voilà le plus grand littérateur prolétarien que l’on a jamais connu.

Je n’irai pas critiquer Millet quand il dénonce la décadence. Pas plus que Céline. Elle est patente, elle est dénoncée depuis Rousseau et les romantiques et tous les grands auteurs tels : Balzac, Flaubert, Barbey, Vallès, Bloy… qui étaient des génies gigantesques à côté des microbes contemporains qui font carrière dans le divertissement « littéraire » des masses amorphes… Les situationnistes eux-mêmes, pour ne citer qu’eux, ou bien d’autres encore, en particulier dans les domaines de la critique politique et artistique, ont bien résumé le problème, établis correctement le triste état des lieux.

Si je ne sais approuver Millet quand il voit en un petit salopard de terroriste blanc sioniste anti-palestinien et plus généralement anti-arabe et antimusulman militant, le défenseur des vieilles, des antiques valeurs européennes, je ne saurais non plus approuver tous ces pitoyables et éternels donneurs de leçons qui n’ont que les mots « fascistes » et « racistes » ou « repentance » judéo-chrétienne à la bouche (combien de cathos de gauche dans toute cette engeance ?),

Quand c’est notre monde, notre civilisation qui foutent le camp sous l’égide mondialiste du capitalisme, de l’argent, de la croissance, de la mauvaise technique, du pseudo développement, celle que justement Millet dénonce également, malheureusement minablement : tout en mettant aux nues le sionisme, qui en est l’un des anges les plus fous et des moins métisseurs, chez lui et pour lui, qui soit.

Enfin, pour l’instant, passez muscade et muscadins « les yeux brillants, la queue touffue et le poil d’une couleur distinguée » (Buffon).

Quant à la liste (éclairante) des signataires absents,

Et quant à la littérature dans tout ça…

Ce sont encore d’autres et vastes sujets… d’étonnement… plus qu’attristé.

From → divers

Commentaires fermés