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Tout, tout, tout, tout, / J’vous dirai tout, sur le zizi

29 août 2012

Le vrai, le faux

Le laid, le beau

Le dur, le mou

Qu’a un grand cou,

Le gros touffu,

Le p´tit joufflu,

Le grand ridé,

Le mont pelé…

Non, je ne vous dirai pas tout, comme l’affirme avec prétention l’institutrice de la chanson de Pierre Perret qui nous énonce par exemple :

J´ai vu le zizi d´un curé

Avec son p´tit chapeau violet

Qui juste en pleine ascension

Fait la génuflexion…

Ou :

J´ai vu le grand zizi d´un p´tit bedeau

Ô gué, ô gué !

Qui sonne l´angélus les mains dans le dos

Ô gué, ô gué !

Celui d´un marin breton

Qu’avait perdu ses pompons,

Et celui d´un juif cossu

Qui mesurait le tissu.

Je m’attarderai seulement sur le dernier de la série : le décalotté à vie.  Et pour commencer et détendre l’atmosphère je rappellerai cette blague de Colucci qui disait ceci : « Ce chanteur avait un pantalon tellement moulant qu’on lui voyait la religion ».  Coluche aurais-tu le droit de l’ouvrir de nos jours ?

Voici donc en complément à divers articles de Robert Pioche, quelques extraits d’un article d’un médecin, Daniel Annequin, paru dans La Recherche de novembre 2000.  Son titre : « Douleur de l’enfant : une reconnaissance tardive ».

Ces extraits montrent à quel point couper la peau qui protège le gland d’un zizi sans défense, contrairement à ce qu’en disent les « conservateurs-libéraux » de la circoncision (non nécessitée par des considérations médicales qui sont très rares et qui ne réclament  souvent rien d’autre qu’une simple intervention manuelle adéquate et qualifiée, ou une simple entaille pour résorber un phimosis) est extrêmement traumatisant. C’est tout simplement un acte barbare. Sans même parler qu’il est une atteinte à l’intégrité physique et au libre choix d’un être trop jeune pour l’accepter ou le rejeter en connaissance de cause.  Une pratique et barbare et liberticide et totalitaire.

Curieusement ces « conservateurs-libéraux » sont souvent les mêmes qui sont les contempteurs et répresseurs des mutilations de fillettes et jeunes filles et qui crient à l’horreur, surtout quand elles sont non blanches (non nord-américaine, non sémite ou non européenne) ; ou plus hypocritement se taisent quand il s’agit de leur chapelle mais « chez les nègres », comme dirait l’autre ; qu’elle soit juive, chrétienne ou musulmane.   Pourtant, ne lit-on pas dans al-Coran (un simple exemple parmi d’autres) : « Et ne vous jetez pas par vos propres mains dans la destruction » (sourate 2, verset 195). Donc encore moins dans la main experte ou inexperte d’un autre (et plus encore pour le mécompte d’un enfant soumis), fut-il l’homme le plus révéré qui soit, mais certainement pas le plus sage, car le vrai sage s’abstient et s’horrifie devant tout acte barbare.

Je suis même encore plus étonné que l’on nous parle de « pratique multiséculaire » comme une preuve de valeur de tel acte ou telle pratique.  Mais je comprends mieux quand je constate que ceux qui nous énoncent cette énormité ne sont certainement pas les plus ennemis d’un certain esclavage moderne salarié ; et plus encore sont généralement forts partisans de la dictature de l’Argent et des hommes de l’argent sur le monde entier. La barbarie avance souvent masquée au nom d’une prétendue modernité et d’un prétendu progrès dans l’adoration béate de la technique.  Par exemple de nos jours, chez les bédouins du pétrole tant courtisés par le veule Occident, une certaine médecine accepte en contradiction même avec le serment d’Hippocrate, de couper les mains des voleurs sous anesthésie.

C’est ce même « progrès » (le progrès dans l’horreur) qui fait dire à des attardés qu’on pourrait circoncire sans raison médicale, mais tout de même médicalement.  La médecine auxiliaire des barbares, cela s’est déjà vu plus d’une fois.  Déjà sous l’Inquisition les chirurgiens donnaient leur avis lors de la Question.  Moi, je dis que ces médecins qui s’y prêtent sont des ennemis de la médecine et de l’humanité au même titre que ceux qui traficotent les organismes humains, animaux ou végétaux et que bien sûr les plus grands criminels de guerre que l’on ait jamais connus : les salopards qui ont construit la bombe atomique tout autant que ceux qui s’en sont servi ou compte encore s’en servir.     

Je suis également surpris que des ennemis, souvent si acharnés, de toute idolâtrie mettent au pinacle de leur religion monothéiste des pratiques tout ce qu’il y a de plus païen (ou païennes, comme vous voulez).  C’est un peu comme lorsque je constate que les musulmans adorent la pierre noire d’al-Kaaba.  Adoration gentille et qui ne fait de mal, ni de tort à personne, cela dit. Et c’est le principal.  Évoquerai-je le culte des saints, des reliques et celui de la Vierge dans le catholicisme et l’orthodoxie ? Et bien évidemment le culte bien établi et de longue date, malgré Moïse, du Veau d’Or chez les juifs ?

Cela dit, ces relents de paganisme, ces concessions aux paganismes, dans les trois religions monothéistes aux myriades de chapelles, qui par ailleurs se contredisent et se font la guerre les unes les autres, me semblent éminemment sympathiques et poétiques lorsqu’elles sont anodines ; mais éminemment moins, et même fermement condamnables, lorsqu’elles sont d’essence barbare, intolérante ou totalitaire. Surtout parées de « modernisme ».

Je suis enfin stupéfié – en voulant me placer du côté de leurs religions – que des adorateurs d’un Dieu omniscient et parfait juif, chrétien ou musulman, ne voient pas le côté blasphématoire et sacrilège (suprahumain) à vouloir aller contre la nature et à mutiler volontairement des enfants sans défense, ni libre-arbitre, des innocents (au sens étymologique du terme : qui ne font pas de mal, qui ne sont coupables de rien, pas même du péché originel, mon père, comme les Saints Innocents).  Surtout quand on habille le Diable des oripeaux forts douteux de l’hygiénisme… 

Les extraits d’article qui suivent ne sont malheureusement pas, ni datés ni hors d’actualité ; bien au contraire. Dans bien des domaines, non seulement on ne sort pas des aspects sombres d’un long moyen-âge ; on y retourne même, on s’y replonge ; et l’on s’y complaît. Enfin, ils, certains fort nombreux s’y complaisent.

*  (Note de nous) Avant de lire cet article (c’est-à-dire il y a très peu – je ne l’avais pas lu lors de la sortie de ce numéro) j’ignorais cette pratique chirurgicale japonaise débile.  A-t-elle un rapport « inconscient » avec la présence d’un frein au gland des mâles ?  S’agit-il, si l’on peut dire, de refréner les élans des jeunes ? Une forme de circoncision déplacée, comme l’ablation des amygdales serait une sorte de castration.  À quand l’ablation (« médicale ») de la luette comme substitut à l’excision ? Entre « uvule » et « ovule » la différence phonique est minime, non ? Pour qui l’ignore, le clitoris [du grec « kleitoris » ; je ne sais si ce mot dérive de « kleithron » (fermeture, serrure), « kleidion » (petite clé),  « kletôr, kletoros » (héraut), « kleitos » (célèbre, illustre, magnifique) ou encore, mais pourquoi ? de « Klitor » (nom d’une petite cité d’Arcadie)], ce  riquiqui « bouton d’amour », « le serviteur qui invite les hôtes » selon Hippocrate, qui est la partie visible et érectile à la conjonction de deux racines de dix centimètres qui entourent le vagin, est bien plus innervé que le gland du pénis chez l’homme. Son ablation n’est pas plus anodique qu’une penectomie, qu’on se le dise et le répète.  Et c’est peu dire. La bêtise humaine, y compris chez les plus savants, est sans limite…

 *

Notre médecin oublie d’écrire ne serait-ce qu’un mot du rôle joué par la recherche du profit, de la petite opération bien rodée pour gagner du pognon fastoche et sans risque, surtout « quand c’est la Sécu qui paye ». (On risque d’y arriver avec la circoncision, d’ailleurs, on y est déjà en partie).

Mais pour le reste, l’essentiel est là, bien dit.

Quant à l’ablation (inutile et nocive ?) des amygdales, ses « testiculi » mal placés, et à la résorption d’un phimosis (Phymosis, quand le gland est couvert du prepuce, et qu’on ne le peut retirer contre-mont et descouvrir, Paré, Le Littré), j’ai connu les deux… Je sais donc quoi en penser et en dire.

En attendant, je demeure persuadé que la circoncision, ça monte à la tête de plus d’un et rend le gland plus ou moins insensible, fragilisé et sans protection, nécrosé avant l’heure.

Certes, ce n’est qu’une opinion…

Mais c’est aussi la mienne et c’est celle que je préfère.

 

From → divers

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